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Danse avec les stars 2021 (2/2) Émission par émission

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Suivant la présentation de la nouvelle saison (11ème déjà !) de l’émission « Danse avec les stars » (DALS 2021) démarrant le 17 septembre 2021 sur TF1 à 21h05, cet article me permet de passer en revue chaque émission et de vous livrer mon ressenti de professionnel de la danse. Plutôt que de créer un nouvel article chaque semaine, je mets à jour et complète cet article de blog au fil des semaines et il vous suffit donc de revenir en consulter la fin pour avoir chaque  suite ! Dans chaque section qui suit, je commente l’une des émissions de la saison qui est marquée par plusieurs changements notables dans la « mécanique » de fonctionnement par rapport aux années passées (plus de note technique, buzzer, etc.).

Pour avoir une présentation complète et une vue générale sur la saison 2021 de Danse avec les stars, vous pouvez consulter l’article suivant sur ce blog :

-> Danse Avec Les Stars 2021 (1/2) : présentation générale

De même, vous pouvez trouver des compléments ou des rediffusions de parties de l’émission sur le site MyTF1 dédié à Danse avec les Stars.

[S11E01] Émission du 17 septembre 2021

DALS S11E01 WejdeneÇa y est la nouvelle saison de Danse avec les Stars a démarré. Nouvelle formule, nouvelles règles et nouveau décor tout en LEDs. Les membres du jury ont chacun leur fauteuil bleu (le rouge était déjà pris par The Voice…) et des écrans géants affichent les notes derrière chaque membre du jury. Je vous résume tout ça rapidement avant de vous donner mon sentiment général à propos de ce démarrage.

Cette fois, 6 couples seulement ont concouru :

1- Lucie Lucas et Anthony Colette sur un tango argentin : un tango qui n’a d’Argentin que quelques ochos et ganchos, mais pour une première émission c’est déjà pas mal, on est habitués au fait que ce soit l’aspect spectaculaire qui prime sur la technique et ça fait partie du jeu dans ce type d’émission. Lucie s’en tire plutôt bien, mais pas au point de justifier le buzz et le 8 donnés par Chris Marques qui a visiblement voulu marquer le coup avec ce premier buzz de la nouvelle formule et une note qui ne correspond pas à ses habitudes de sévérité.

2- Wejdene et Samuel Texier sur une samba : à trop vouloir se prendre pour Beyoncé, Wejdene oublie qu’il faut beaucoup de travail pour atteindre le niveau en danse de la star américaine et qu’on n’apprend pas à danser en quelques heures, aussi intenses soient-elles. Le haut du corps est élégant (malgré les recoiffages multiples), mais les jambes manquent de tonicité et elle chante les paroles au lieu de se concentrer sur ses mouvements… Elle a déclaré qu’elle pensait avoir suffisamment travaillé pour obtenir les 4 buzz d’immunité, le pensait-elle vraiment ou était-ce de l’humour ?

3- Jean-Baptiste Maunier et Inès Vandamme sur un mélange de danse contemporaine et de tango : pourquoi mélanger deux styles de danse ? N’y a-t-il pas assez de pas dans le tango seul ? Était-ce plutôt pour faciliter la gestion de la grande différence de taille entre les partenaires et favoriser leur passage à la seconde manche ? Néanmoins, j’ai trouvé que Jean-Baptiste s’en est bien tiré, il a réussi à atténuer ce handicap de taille par rapport à sa partenaire.

4- Lââm et Maxime Dereymez sur un quickstep : admettons l’usage de la perruque longue et rose, mais il aurait fallu attacher les cheveux pour mettre davantage en valeur une silhouette un peu ronde. Côté danse, malgré sa bonne volonté, Lââm s’est bien plantée et Maxime Dereymez faisait la gueule sachant qu’il n’irait de toute façon pas loin dans la compétition avec sa partenaire. Rien de séduisant donc, leur élimination était méritée par rapport aux autres couples, même si la bonne humeur de Lââm n’aurait pas fait de mal pour la suite à l’ambiance générale un peu sérieuse de ce début de saison.

5- Bilal Hassani et Jordan Mouillerac sur une danse contemporaine : la grande surprise de l’émission. DALS S11E01 Bilal HassaniPas vraiment du fait que deux hommes dansent ensemble (ça se fait déjà dans les soirées d’école de danse et les spectacles malgré le fait que ce couple homme-homme soit particulièrement relevé par le jury), c’est plutôt que Bilal ait fait une excellente prestation avec Jordan. Dans la chorégraphie, on n’a pas échappé à la course ou au porté avec les pieds qui pédalent (ça fait très « danse contemporaine », semble-t-il…), mais ce pas de deux de danse contemporaine qui amène le jury à donner les 4 buzz d’immunité. C’est bien mérité, mais j’aurais bien voulu voir ce que donnait le cha-cha de Bilal dans la robe à franges roses qu’il avait prévu de porter. À noter que l’édition américaine de Danse avec les Stars, « Dancing With The Stars » aura elle-aussi son couple d’hommes pour la première fois de son histoire cette saison (qui démarre le lundi 20 septembre et que je vais suivre en parallèle à notre édition française).

6- Moussa Niang et Coralie Licata sur un paso doble : trop musclé et trop raide (et trop dévêtu aussi, mais c’est la production qui décide de mettre des pectoraux à l’écran pour faire de l’audience depuis des années…), Moussa a du mal à gérer son grand gabarit. Et puis les pas, trop simples, de ce paso doble ne lui permettent pas de sortir de l’ordinaire (mais le peut-il de toute façon dans cet exercice de danse à deux ?).

À la suite de la première manche où Lââm est en danger, c’est Moussa et Wejdene qui la rejoignent logiquement après une seconde manche où les 4 meilleurs couples (sauf Bilal qui est immunisé) font une séquence de pas imposée. Dernière partie : le face-à-face… à-face entre les 3 derniers couples (Lââm, Moussa et Wejdene), à l’issue duquel Lââm et son danseur Maxime sont définitivement éliminés.

D’une manière générale, je trouve qu’on a perdu une bonne partie du charme de cette émission dans la nouvelle formule. Tout est plus froid, plus mécanique, plus technologique : tout l’inverse de ce qu’est la danse en couple… Comme je vous le disais dans l’article de présentation générale de l’émission, le fait d’éliminer un couple alors qu’on n’a même pas vu concourir l’intégralité des candidats n’est pas équitable. Il y aura peut-être pire que Lââm lors de la seconde émission. Le principe original de n’éliminer personne à la première émission était beaucoup mieux. Bien sûr, dans deux semaines, il y aura la réunification à la Koh Lanta et on retrouvera tout le monde dans la même émission, mais pourquoi compliquer comme cela ?

DALS S11E01 Hot SeatPar ailleurs, je m’interroge sur l’identité du génie de la langue qui a dit que les sièges (façon metteur en scène) où les candidats les moins bons du classement s’assoient devaient s’appeler « une hot seat ». On peut traduire cela par « un siège chaud », dans le sens de siège éjectable… Cela devrait donc être du masculin et, comme il y en a deux, ce devrait être du pluriel (sic !). Camille Combal, rasé de près pour ce début de saison, essaie de mettre un peu de fantaisie dans ce programme, mais il lui faudra passer la vitesse supérieure pour compenser les manques de la nouvelle formule. Au niveau du jury, on a ainsi perdu le grain de folie qui présidait dans les années précédentes. D’un côté, il y a Jean-Paul Gaultier, habillé comme un peintre en bâtiment, qui trouve tout bien et beau et Chris Marques, veste sobre et marinière, qui est devenu consensuel ou fait des phrases incompréhensibles ; d’un autre côté, on a Denitsa Ikonomova qui pointe du doigt avec justesse et empathie des détails techniques et François Alu qui n’hésite pas à montrer et conseiller raisonnablement les candidats.

DALS S11E01 La suite

Et puis, il y a l’After (renommé le Débrief) juste après les résultats, présenté par Karine Ferri, où l’on se croirait devant un journal télévisé et où l’ennui se fait sentir parmi des discussions trop sérieuses et sans relief. Où sont les effusions, les signes de camaraderie et les rires des saisons précédentes dans la « Red Room » ?

Voilà donc un résumé un peu long pour cette première émission de reprise avec le nouveau concept et un sentiment mitigé : d’un côté je suis content que cela recommence et qu’on parle de danse à la télévision, d’un autre côté je suis déçu par la nouvelle formule qui me semble avoir perdu ce petit quelque chose de spontané et imprévu (les scènes de joie ou les blagues de la Red Room avaient leur charme) qui participait à son charme. Alors on peut dire que c’est un dispositif mis en place à cause du Covid mais, sérieusement, peut-on penser que les membres du jury ou les danseurs ne se fréquentent pas, ne mangent pas ensemble ou ne se touchent pas (surtout en dansant) en dehors de l’écran ? Espérons que la barre se redressera dans les émissions des semaines à venir…

[S11E02] Émission du 24 septembre 2021


[Commentaire à venir le week-end suivant la diffusion de l’émission]

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Danse avec les stars 2021 (1/2) Présentation générale

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Danse avec les stars logoAprès une année blanche, TF1 propose la onzième saison de l’émission Danse avec les Stars (aussi nommée « DALS » par les fans) à compter du 17 septembre 2021. Cette saison, l’émission est positionnée en prime time le vendredi soir, prenant la place de Koh Lanta (qui passe au mardi) et cédant la sienne à The Voice qui occupe donc la case du samedi soir. Espérons que ce positionnement lui donnera malgré tout une bonne visibilité ainsi qu’à la danse à la télévision. En dehors de quelques reportages épisodiques, la danse, et en particulier la danse à deux, est peu représentée sur le petit écran par rapport à la chanson. C’est bien dommage au vu de la quantité de pratiquants de tout niveau et de tous les âges dans la vraie vie.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le principe, l’émission met en scène plusieurs couples formés d’une « star » (pour être exact, on dira plutôt une célébrité ou une personne un peu connue sur certains médias) et un(e) danseur/se professionnel(le). Chaque semaine, chaque couple doit apprendre une ou plusieurs chorégraphie(s) qu’il présente en public lors de l’émission pour être jugé. Un jury est présent pour donner des notes qui permettent d’établir un classement lorsque tous les couples ont dansé. Le dernier couple du classement est éliminé chaque semaine et, logiquement, le dernier couple restant remporte la compétition. Les danses proposées sont généralement des danses à deux (valse, cha-cha, tango, etc.), mais on a vu apparaître la danse contemporaine (une forme plus « libre » et moins codifiée que les autres, donc) parmi les prestations ces dernières années. Depuis 2018, c’est Camille Combal (sur la piste sur le prime) et Karine Ferri (aux commandes de l’after) qui officient à la présentation de cette émission.

Beaucoup de modifications au niveau du casting par rapport à la dernière saison en date, car la production a dû réagir en particulier au décès de Patrick Dupond, mais aussi au départ du Canadien Jean-Marc Généreux pour France Télévisions. Nous voilà donc avec un tout nouveau jury où le seul que l’on retrouve depuis la première saison est Chris Marques. Voici les membres que vous pouvez retrouver dans ce jury 2021 :

  • Chris Marques, comme je viens de le dire, qui joue habituellement le rôle du grand méchant du jury (mais qui surjoue bien souvent au-delà du crédible…)
  • Denitsa Ikonomova, l’une des danseuses professionnelles des années précédentes qui a remporté plusieurs fois le concours et qui est très appréciée par le public. Cette fois, comme l’avait fait Fauve Hautot par le passé, elle passe de l’autre côté de la table du jury et ne dansera donc pas avec un candidat
  • Jean-Paul Gaultier, le « candide » de l’équipe, couturier mondialement connu qui a le sens du spectacle, mais qui n’a pas de bagage de danseur et ne pourra pas juger correctement la technique
  • François Alu, peu connu du grand public mais pourtant Premier danseur du Ballet de l’Opéra de Paris, qui prendra la suite de Patrick Dupond avec ses connaissances en danse classique et contemporaine

Conclusion sur ce cru 2021 du jury : je pense que cela risque d’être moins animé que les saisons précédentes du fait de l’absence de Jean-Marc Généreux  (son « j’achète ! » et ses éclats de voix nous manqueront). Certaines années passées, les spectateur attendaient avec impatience aussi bien les prestations des candidats que l’analyse qu’en faisait le jury à grands coups de félicitations ou, au contraires, de critiques sans pitié. Peut-être, pour ce nouveau jury, un manque de charisme en vue qui sera potentiellement compensé par la nouvelle formule de l’émission ?

En ce 1er septembre, TF1 vient de sortir une nouvelle bande-annonce présentant l’émission et les membres du jury. C’est un clip haut en couleurs où figurent de nombreux danseurs (dont certains très présents sur les réseaux sociaux ont été sollicités) effectuant parfois des mouvements populaires sur TikTok ou Instagram. Manifestement, les codes de la reprise de Danse avec les stars veulent se rapprocher de ce que les ados et jeunes adultes retrouvent dans leur quotidien sur les réseaux sociaux.

dals notes

Une autre surprise de cette rentrée est composée par le changement de la mécanique du concours, comme je l’ai laissé entendre plus haut. Tout d’abord, au lieu que l’intégralité des candidats puisse danser lors du 1er prime sans élimination, deux groupes de 6 seront présentés (un à chacun des deux 1ers primes qui ne seront pas en direct cette saison) et il y aura une élimination à chaque fois, pour terminer à 10 lors du 3e prime. Je trouve très dommage que l’on ne puisse pas comparer l’intégralité des couples avant la première élimination et cela n’est pas très égalitaire pour eux non plus.  Par ailleurs, les juges ne seront plus derrière une table-comptoir mais  chacun sera dans un fauteuil à la manière de The Voice (le fauteuil ne tournera pas ici) et, dans les deux premières émissions, chaque juge disposera de la possibilité de buzzer pour immuniser un couple à la manière d’Incroyable Talent. Ce buzz deviendra négatif à partir de la 3e émission. Le système de notation change aussi, car la note technique disparaît et les fameuses pancartes de notation disparaissent.  Je passe sur les autres détails (Hot Seat, sauvetage d’un couple par le public, disparition de la red room, etc.) dont je vous parlerai dans mon article de réaction mis à jour à la suite de la diffusion de chaque émission (voir plus bas).

Du côté du casting des candidats, comme pour les dernières saisons, je reste mitigé. On fait le grand écart entre les personnes connues sur scène ou dans le petit écran et les influenceurs connus par les ados sur Internet. Voici la liste des candidats avec une indication de pourquoi vous pourriez avoir entendu parler d’eux en bref :

  • Vaimalama Chaves, miss et chanteuse
    En bref, « Miss France 2019″
  • Dita Von Teese : star internationale de la danse burlesque, mannequin
    En bref :  « Playboy, Crazy Horse »
  • Lucie Lucas : comédienne, mannequin
    En bref : « Clem »
  • Aurélie Pons : comédienne, mannequin
    En bref, « Demain nous appartient »
  • Lola Dubini : chanteuse, comédienne, humoriste
    En bref : « Pourquoi on s’aime »
  • Gérémy Crédeville : humoriste et comédien
    En bref : « Vendredi tout est permis »
  • Lââm : chanteuse
    En bref : « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux »
  • Jean-Baptiste Maunier : comédien
    En bref : « Les Choristes »
  • Moussa Niang : candidat de téléréalité, sportif, producteur
    En bref : « Koh Lanta » 
  • Tayc : chanteur
    En bref : « Ewondo »
  • Bilal Hassani : chanteur de 21 ans
    En bref, « Eurovision 2019 »
  • Wejdene : chanteuse de 17 ans
    En bref, « Tu hors de ma vue »
  • Michou : youtubeur de 19 ans
    En bref : « Fortnite et humour »

Il ne vous a pas échappé que j’ai précisé l’âge des plus jeunes du casting. C’est tout simplement pour pointer du doigt que la notion de « star » est toute relative et que, cette saison, la production vise clairement à séduire un public d’ados avec ces candidats et de « ménagères de moins de 50 ans » avec les autres. 50 ans, c’est justement l’âge des doyennes de la saison que sont Dita Von Teese et Lââm.

Dals piste

Pour finir le casting, il manque les professionnels qui feront danser les « stars »… qui sont parfois devenus davantage connus que les stars elles-mêmes cela étant dit. Nous avons 13 stars, il nous faut donc 13 danseurs professionnels. Emmanuelle Berne et Katrina Patchett ne seront pas de la partie cette saison et Denitsa Ikonomova passe dans le jury. Il nous reste donc 8 « anciens » (la saison 10 ne comptait que 10 couples) : Fauve Hautot, Christophe Licata, Maxime Dereymez, Candice Pascal, Anthony Colette, Jordan Mouillerac, Inès Vandamme et Christian Millette qui devait partir mais aurait été réintégré au dernier moment. Déjà vue lors de reportages et dans des numéros de danse collectifs dans l’émission, Coralie Licata, l’épouse de Christophe Licata, rejoint l’équipe et il reste donc 4 places pour de nouvelles têtes : Elsa Bois, Samuel Texier, Adrien Caby, Joël Luzolo. Sur ces 4 profils, nous avons 3 danseurs de danse sportive et un danseur jazz & contemporain. Si vous comptez bien, côté « stars », nous avons 6 hommes et 7 femmes alors que côté « pros » nous avons 7 hommes et 6 femmes. Cela implique que deux hommes danseront ensemble lors des différentes manches de la compétition, je dirais très certainement Bilal Hassani et un danseur pro au moment où je rédige cet article (soit deux semaines avant la première émission).

Alors ça donne quoi cette nouvelle saison ? Réponse dans la seconde partie de cet article ! Pour suivre le déroulement de la saison, je vous invite à consulter l’article que je mets à jour chaque semaine à compter du 17/09 en y portant mes impressions à l’issue de chaque émission du vendredi. Vous verrez si mon point de vue a changé depuis mon dernier article sur le sujet qui date de 2011 (il y a donc tout juste 10 ans et que vous pouvez encore consulter en parcourant ce blog nouvelle génération !). Et si vous voulez commenter, vous pouvez le faire sur la page Facebook associée à ce blog, sous les publications annonçant la mise à jour de l’article.

-> Danse Avec Les Stars 2021 (2/2) : émission par émission

Et pour le clin d’oeil humoristique, je vous propose une petite vidéo courte que j’avais commise lors du 1er confinement de 2020 pour divertir mes élèves et abonnés des réseaux sociaux. J’avais imaginé la reprise de « Danse avec les stars » post-covid avec un jury dont les membres sont éloignés les uns des autres, des candidats devenus âgés, le temps ayant bien passé, et dansant en solo, distanciation sociale oblige…

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Site Mis à jour !

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Août 2021 : une sérieuse mise à jour a démarré pour permettre de conserver en ligne tout un tas d’informations précédemment publiées sur ultradanse.com (en supprimant les données obsolètes) sous la forme du blog ici présent. Les articles du blog et quelques autres informations du sites sont portés et convertis dans le nouveau format dans un premier temps, puis une actualisation des articles sera faite. En même temps, c’est l’occasion de fusionner l’annonce des vidéos plus récentes publiées sur YouTube ainsi que les pages Facebook « UltraDanse.com » et « Kwiscat ».

Étapes :
1. Création de la plateforme blog et développement des fonctions Fait!
2. Reprise des articles anciens et adaptation à la nouvelle forme Fait!
3. Actualisation des anciens articles ayant des parties obsolètes En cours
4. Écriture et intégration de nouveaux articles En cours

Lorsque tout cela sera fini, ultradanse.com pointera directement sur ce blog et les données actuellement en ligne ne seront plus accessibles sous leur forme historique.

Voilà, il y a du boulot, mais il faut évoluer avec son temps, même si le résultat de beaucoup de travail sur plusieurs années doit être supprimé ou actualisé ! Revenez régulièrement pour consulter les anciens articles qui auront été mis en ligne de nouveau, mais aussi pour voir les nouveautés qui sortiront à la rentrée de septembre 2021 !

Pour en savoir davantage sur l’histoire d’UltraDanse sur Internet, je vous conseille de lire l’article qui y est entièrement consacré sur ce site !


— Kwiscat

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Genèse d’UltraDanse .fr/.com

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Août 2021 : nous venons de fêter les 20 ans d’activité d’UltraDanse.com sur Internet ! Avez-vous suivi son évolution ? Il y a déjà 10 ans, je faisais un article dans le blog UltraDanse.com pour célébrer un anniversaire similaire et y raconter la genèse de ce site. À l’occasion du changement de format vers un site de type blog utilisant les dernières technologies, je reprends cet article et je l’actualise pour vous.

Lorsqu’on souhaite partager une passion avec d’autres personnes, différentes méthodes sont possibles. Pour ma part et pour ce qui concerne la danse, j’ai choisi d’écrire, à commencer par Internet. Nous venions donc de passer le cap de l’an 2000 quand m’est venue l’idée de créer un site web entièrement dédié à la danse, mais aussi et surtout en français. En effet, les Américains étaient déjà très présents sur la toile, alors qu’il n’y avait que quelques rares sites à destination des francophones. D’ailleurs, la plupart des sites étaient des sites vitrines pour des écoles de danse. Mais ce que je voulais faire était différent : je voulais faire découvrir la danse aux internautes d’une manière moderne et avec les outils que me proposait Internet à l’époque, tout en restant indépendant de toute école. Comme mon domaine de prédilection était la danse en couple, j’ai donc abordé le projet sous cet angle particulier.

Voici donc qu’à l’issue de l’été 2000, je me lance dans le concret. La première chose à faire était de trouver un nom. Pour cela, j’ai cherché pendant plusieurs semaines, interrogeant mes connaissances afin de glaner quelques idées. Mais rien de ce qu’on me proposait ne me correspondait. Je voulais un nom qui n’existait pas et qui ne donnait aucune connotation particulière au site en dehors de la danse. J’ai eu l’idée de différents termes pour, en définitive, tomber sur « UltraDanse » qui me semblait dégager l’idée de toujours aller vers l’avant. Mon site allait donc permettre à ses visiteurs d’aller de l’avant dans leur connaissance de la danse et dans leur pratique technique. Une fois le nom trouvé, il fallait ensuite acheter le nom de domaine correspondant : ultradanse.com (le « .com » a été choisi car, à l’époque, un particulier ne pouvait pas acheter de « .fr »). Me voici donc, le 23 octobre 2000 avec un nom de domaine original (preuve de l’enregistrement ici) et un hébergement.

Il m’a fallu quasiment un mois 1/2 pour développer (codage « à la main ») la première version du site, maquette comprise. Ensuite, allait venir la fastidieuse étape du référencement qui allait signer l’ouverture officielle du site, le 5 décembre 2000. Les premiers visiteurs étaient évidemment peu nombreux puisque le site n’était pas connu. Au début, j’étais déjà content avec 20 visiteurs par jour. Les semaines passant, j’y ajoutais du contenu régulièrement et le nombre de visiteurs a petit à petit augmenté. Un jour, je me suis posé la question de décrire les pas de base d’une manière simple sur le site. Je suis tombé sur un logiciel de conception 3D qui m’a séduit. Après en avoir acheté la licence, je me suis donc lancé dans la création de personnages. Cela a commencé par Julie qui est toujours présente sur certaines pages du site aujourd’hui. J’ai même utilisé ce personnage comme support pour animer le site : l’édito était signé « Julie ». En réalité, je n’ai que très tardivement mis mon nom sur le site : je ne souhaitais pas particulièrement me mettre en avant et c’était plus amusant de jouer avec des personnages virtuels. En second est apparu Alex, le partenaire de danse masculin de Julie. Les images crées en 3D de l’époque sont toujours sur les pages décrivant les pas de base. J’avoue qu’à l’époque cela me prenait énormément de temps de créer les images mettant en scène Julie et Alex. Cela a eu pour conséquence une petite baisse de régime dans l’alimentation du site en pages pendant quelques mois.

Vous retrouverez dans les images d’illustration de cet article l’allure du site à différentes étapes de son existence. L’équipe d’animation d’UltraDanse.com a un peu varié dans le temps. Au début, j’étais tout seul. Puis j’ai eu un peu d’aide par moments, mais jamais sur du long terme : l’animation bénévole d’un site prend du temps et demande de l’énergie. Il y a eu quelques tentatives de spécialisation de contenu et de partenariat. Le site ZikADanser.com, présentant une sélection de CD pour danser vendus dans les commerces grand public, en est un exemple. La sélection faisait à l’origine partie d’UltraDanse.com, puis, avec une amie, nous avons décidé de créer un site dédié. Nous complétions les fiches selon nos envies, mais là encore le temps a commencé à manquer. D’autres activités (dont l’enseignement de la danse) nous ont pris beaucoup de temps, à tel point que le site n’a plus bougé durant des mois. Plus tard, j’ai réintégré le contenu de ZikADanser.com dans UltraDanse.com, histoire de ne pas perdre tout le travail effectué.

Je suis donc à l’origine de la plus grande part du contenu du site depuis 20 ans. Je ne compte pas les milliers d’heures de travail qui ont abouti au site tel qu’il est aujourd’hui. Des rubriques ont disparu, d’autres sont apparues. Bref, le site a vécu durant toutes ces années. La dernière maquette du site date de fin 2008 (le huitième anniversaire). Elle a alors remplacé la maquette vieillotte d’origine et j’en ai profité pour redévelopper entièrement toutes les pages de manière qu’UltraDanse.com soit plus facile à maintenir. Car le problème essentiel dans la survie d’un site sur Internet c’est l’équilibre entre le nouveau contenu que l’on peut proposer et le temps qu’on peut y consacrer. UltraDanse.com a toujours été gratuit, mais il a de la valeur grâce à son contenu original. La publicité incluse durant une période dans les pages parvenait juste à financer les frais d’hébergement du site. Il y a eu quelques années de sommeil (je suis tombé à un moment à une mise à jour par trimestre) où j’avais envie de partager des choses, mais je ne savais pas trop comment les intégrer dans les rubriques du site. J’ai réglé cela avec la nouvelle maquette et l’idée du blog intégré au site général, tout en conservant l’intégralité des rubriques.

Dans le blog d’origine, j’exprimais ce qui me passe par la tête et je m’astreignais à tenir le rythme d’environ un article par semaine. Ce n’était pas toujours facile, car l’inspiration n’était pas toujours au rendez-vous. Parfois même, j’avais une idée d’article, mais le développement me demandait plusieurs heures de travail (parfois une bonne dizaine) et de documentation. C’était néanmoins un exercice très enrichissant, car l’objectif de partage et de « vulgarisation » que je poursuivais (et que je poursuis toujours) nécessite une bonne rigueur. En parallèle, une fois par mois environ, j’ajoutais du contenu dans le corps du site. Parfois, il s’agissait d’un article du blog que je retravaillais pour devenir une page de référence. Le blog était donc pour moi comme un laboratoire d’idées avant d’éventuellement intégrer celles-ci dans les rubriques du site. Il me fallait aussi essayer de répondre un maximum aux messages qui étaient postés sur le site. Malheureusement, je n’avais pas le temps de répondre systématiquement ; il fallait gérer les priorités.

Les fonctions remarquables d’UltraDanse à cette époque (de 2008 à 2013) intégraient donc un blog, des forums de discussion (très peu utilisés, car il fallait lancer les habitudes), une rubrique d’actualités automatisée et un annuaire des écoles de danse. Cet annuaire était particulièrement innovant puisqu’il se basait sur les données les plus récentes de la base de données de DanseSociale.org pour présenter sur des cartes dynamiques les lieux où se déroulent des cours de danse. J’ai par la suite intégré le contenu de DanseSociale.org dans UltraDanse.com, mais cela demande encore beaucoup de travail… et le temps panque un peu pour tout dire (n’oubliez pas que j’écris aussi des livres sur la danse à un rythme assez soutenu).

Encore une petite chose avant de conclure. Il est mentionné en bas de chaque page que le contenu du site n’est pas recopiable sans permission de ma part. On appelle cela un copyright en anglais et certains contreviennent à ce copyright en recopiant des pages entières d’UltraDanse sur leur propre site. Néanmoins, si on me le demande gentiment, j’accorde parfois la permission pour un texte donné à condition que la source soit citée et qu’un lien soit fait vers UltraDanse.com (mais c’est mieux de me le demander avant !). Cela dit, d’autres sont allés plus loin en utilisant le nom « Ultradanse » sans autorisation. Or, je n’ai à ce jour permis à personne l’utilisation de ce terme qui est une marque déposée à l’INPI. Il est dommage que certains aient eu envie d’exploiter mon travail et la bonne réputation du site à des fins commerciales… Victime de son succès, Ultradanse a fait de vilains envieux.

En 2013, j’ai décidé de créer ma propre école de danse (l’Espace UltraDanse) en réutilisant le nom du site. Ça évitait de faire de nouveau chauffer les neurones pour trouver un nom unique. Naturellement, l’essentiel de mon énergie et de mon temps se sont regroupés autour de ce nouveau projet et le site s’en est retrouvé délaissé jusqu’à ce jour de 2021 blog ultradanse 2021où j’ai entrepris de reprendre une partie des informations (surtout le blog) sur une nouvelle plateforme moderne et avec un look actuel. Entre temps, j’ai entrepris d’autres projets liés à la danse autour du support vidéo (incluant la plateforme YouTube) sous le pseudonyme « Kwiscat » et la nouvelle version d’UltraDanse (que ce soit en .fr ou en .com) est l’occasion de regrouper tous ces supports en un endroit unique et facile d’accès. J’ai donc beaucoup travaillé pour convertir l’essentiel du contenu encore utile de l’ancien site vers ce nouveau site au format d’un blog moderne et assurer la disponibilité du travail mis en ligne jusqu’ici (dont une partie sera en plus actualisée). Avec le renouveau du blog UltraDanse, arrivent aussi tout un tas de nouveaux articles et de vidéos en se basant sur un rythme plus régulier. Le blog étant doté de nouvelles fonctions de navigation et de recherche, je ne doute pas que vous puissiez y trouver plus facilement de nombreuses informations intéressantes dans certains articles passés inaperçus jusqu’ici. Côté réseaux sociaux, une page Facebook est associée au blog et j’y annonce les nouvelles publications (abonnez-vous !). Vous pouvez aussi utiliser les icônes sur chaque page d’article pour partager celui-ci sur vos pages personnelles sur les divers réseaux sociaux.

Voilà ! Vous savez presque tout sur UltraDanse et ses origines ! Depuis 20 ans, UltraDanse.com a été cité dans de nombreux articles de journaux et magazines (L’Express, Le Figaro, Femme Actuelle, Star Club, etc.), il a été pris comme référence sur les sites Internet de chaînes de télévision (M6, France 2, etc.) et d’autres sites portant ou non sur le thème de la danse, il est souvent cité dans des livres portant sur la danse (« Dansons comme des Dieux » chez Gremese, « Salsa, une danse aux mille couleurs » chez l’Harmattan), sans compter les citations dont je n’ai pas été informé. Tout cela sans promotion particulière. J’espère que chacun continuera encore longtemps à trouver avec UltraDanse de quoi satisfaire sa curiosité dans ce nouveau format.

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Choisir un cours de danse

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Une nouvelle saison commence pour les activités de loisir, les compétitions de danse, les soirées dansantes, etc. Et il était aussi temps pour UltraDanse.com de faire sa rentrée. Ceux qui prenaient déjà des cours de danse avant l’été savent peut-être déjà ce qu’ils vont faire en cette rentrée. À moins qu’une envie de changement de style de danse ne se profile à l’horizon ? En tout cas, pour les débutants, il n’est pas évident de s’y retrouver parmi tous les cours disponibles… Je liste ci-dessous différents styles de danses avec quelques indications qui pourraient aider à faire un choix. Tout cela n’est pas exhaustif, mais c’est une bonne base à mon avis.

Il y a deux grandes familles de cours de danse. Tout d’abord, il faut décider si l’on veut apprendre à danser pour sortir en soirée (danse dite « sociale » ou « de société ») ou pour faire des spectacles (danse d’expression). Je simplifie un peu, mais c’est cette question qui différencie les danses de style classique, jazz, hip-hop d’un côté et les danses de style rock, salsa, tango, country d’un autre. Ces danses sont enseignées aussi bien au sein d’associations loi 1901 que dans des écoles de danses professionnelles. Entre les deux, les tarifs varient, mais les prestations aussi. N’hésitez pas à participer à un cours (bien souvent un premier cours constitue un essai gratuit ou des portes ouvertes sont organisées) pour vous faire une idée.

La danse classique
C’est le style de danse à l’image romantique que toutes les petites filles rêvent de faire dans un tutu et en chaussons de danse. Cependant, la technique est très stricte et il faut beaucoup de travail pour obtenir un résultat. Les bases acquises en ballet classique et la rigueur associée sont très utiles pour évoluer vers d’autres styles ultérieurement. Un cours comporte aussi bien des exercices à la barre que des exercices de chorégraphie ou des sauts.

Le modern jazz
Le modern jazz est l’évolution des techniques associées au jazz des origines associée à une vision de la danse plus moderne. Malgré les apparences, la technique (issue de la danse classique) est stricte. Le travail sur les isolations des parties du corps est important tout comme l’assouplissement et la relation avec une musique dynamique. Pendant longtemps (années 80-90), le modern jazz était souvent pratiqué derrière les chanteurs populaires en spectacle ou à la télévision.

La danse contemporaine ou moderne
La danse contemporaine et la danse moderne (attention à ne pas la confondre avec le modern jazz) constituent une évolution de la danse vers une interprétation artistique extrême. Elle sert de base à certains chorégraphes pour explorer de nouveaux types de mouvements. La danse contemporaine sert bien souvent de base à de l’improvisation et les styles sont tellement variés qu’il est difficile de trouver deux cours semblables.

Le hip-hop
Le hip-hop est le type de danse que l’on voit dans la plupart des clips de nos jours. On identifie facilement deux familles de mouvements : les mouvements au sol (le danseur tourne sur le dos, sur la tête ou fait des équilibres) et les mouvements debout. Le hip-hop est caractérisé par le fait que l’on peut organiser des battles (duels) entre équipes et que l’improvisation est possible. Le hip-hop s’inspire de nombreux types de mouvements et a beaucoup été développé dans les rues à l’origine. À présent, il s’enseigne dans les écoles de danse.

Le rock
Le rock (ou rock’n’roll) est un grand classique des cours de danse à deux. En France, c’est souvent par cette danse que l’on commence, car elle est plutôt accessible et les musiques sont familières à nos oreilles. On danse le rock aussi bien sur de la pop des années 80 à nos jours que du rock des années 50. En quelques heures, on sait déjà danser plusieurs variations et on peut habituellement danser en soirée dès le second trimestre de cours. On peut danser le rock dans toutes les soirées dansantes et bals courants.

La salsa et les danses des Caraïbes
La salsa est de plus en plus recherchée parmi les personnes dansant en couple, car elle se pratique dans une ambiance conviviale (surtout la rueda de casino, version en cercle et en groupe rencontrée dans les cours de salsa cubaine). La salsa cubaine a un style davantage proche de ses racines africaines alors que le salsa portoricaine est davantage sophistiquée et se danse aisément sur une musique lente. Les autres danses des Caraïbes couramment pratiquées dans les soirées salsa sont la bachata (danse lente avec un petit déhanché caractéristique), le merengue (danse facile à base de pas marché), etc.

Les danses de bal/standard
Le premier groupe des danses en couple concerne les danses d’origine européenne et comporte, entre autres, la valse, le tango (mais pas argentin), le foxtrot/quickstep, etc. Le paso doble est un peu à part en compétition, car il a été classé parmi les danses latines. Hors compétition de danse sportive, on y trouve aussi la java, le boston, le boléro, etc. Toutes ces danses sont des classiques des bals musette ou des bals de mariage.

Les danses latines
Ce second grand groupe des danses en couple concerne les danses issues de l’Amérique du Sud. On y rencontre le classique cha-cha, la rumba, la samba, etc. Deux danses sont un peu à part en compétition : le jive (une sorte de rock) et le paso doble (habituellement classé dans les danses de bal). Les danses latines sont particulièrement entraînantes et les musiques sentent bon le soleil… Ces danses sont pratiquées dans de nombreuses soirées dansantes. Le cha-cha connaît toujours un grand succès, la rumba est sensuelle et la samba pétille sur les musiques brésiliennes.

Le tango argentin
Le tango argentin est différent du tango de bal. Le tango argentin demande une grande maîtrise du corps et du guidage. On a bien souvent l’image d’une lutte de sentiments entre les partenaires au son du bandonéon. L’interprétation musicale en improvisation est très importante. C’est l’une des danses en couples les plus difficiles et elle demande un certain investissement en temps avant d’obtenir un résultat satisfaisant, mais une fois que l’on a commencé, il est difficile de s’arrêter !

Le swing et le lindy hop
Les danses cousines du rock’n’roll sont appelées « danses swing ». Si aux États-Unis le lindy hop, le balboa ou le West Coast swing sont très connues, ces danses à deux le sont un peu moins en France. Cela fait tout de même des années (une vingtaine pour le lindy hop, par exemple) que ces danses sont pratiquées dans notre pays. Le lindy hop et le balboa viennent des années 30 et se dansent particulièrement au son des big bands swing. Le West Coast swing est plus récent se danse sur du blues, de la pop des années 80 ou encore du R&B. Du côté aspect, le lindy hop est à la fois doux (musiques lentes) et dynamique (musiques rapides), le balboa donne l’impression de piétiner sur place, mais demande de la concentration et le West Coast swing (ou WCS) est, pour simplifier, à mi-chemin entre le rock et la salsa portoricaine.

Les claquettes
Associée à des stars de la comédie musicale comme Fred Astaire et Ginger Rogers, la danse à claquette séduit par son aspect rythmique et la joie de vivre qui s’en dégage. Malgré tout, la technique est stricte et il ne suffit pas de taper des pieds au sol pour savoir danser. On distingue deux familles de claquettes : les claquettes irlandaises (où les bras sont souvent le long du corps) et le reste (aussi appelées claquettes américaines). Si les chaussures à fers ne sont pas essentielles au départ, elles deviennent vite importantes pour progresser.

La danse country et la line dance
La danse en ligne existe depuis longtemps (shim sham dans les années 30, madison dans les années 60), mais elle ne s’est fortement développée en France qu’avec la danse country en ligne à la fin des années 90. De nos jours, la danse country en ligne est appelée tout simplement « line dance » (danse en ligne) car les musiques utilisées sont de toutes sortes et ne restent pas cantonnées à la country western. Le principe de base est que les danseurs s’alignent et dansent tous la même chorégraphie en même temps. En général, à chaque morceau de musique correspond une chorégraphie donnée qu’il faut connaître par coeur.

Voilà de quoi, j’espère, rapidement aiguiller les indécis sur tel ou tel cours de danse. Il manque quelques styles de danse à ma liste (flamenco, danse indienne/bollywood, danse orientale, ragga, reggaeton, danse brésilienne/samba, les danses folkloriques, etc.), mais je les garde pour plus tard, car j’ai bien l’intention de vous les faire découvrir dans mes articles du blog au fil de l’année. Il est à présent temps de s’inscrire dans un cours voire même plusieurs si le coeur vous en dit. Plus vous aurez pratiqué de styles différents et plus il vous sera facile d’en découvrir de nouveaux. Si vous souhaitez davantage d’informations sur telle ou telle danse, je vous invite à consulter les pages adéquates sur UltraDanse.com. De même, sur UltraDanse, il y a aussi un article donnant des conseils pour choisir son école, je vous engage à le consulter.

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Débuter dans les danses en couple : petit guide rapide

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De plus en plus nombreux sont ceux qui, impressionnés par l’image de danseurs expérimentés, désirent eux aussi s’essayer à la danse en couple. La question qui se pose alors systématiquement est : « Par où commencer ? ». En effet, les danses sont très variées, elles ont chacune leur histoire et leur style et ne correspondent pas toujours à la personnalité de chacun. Par ailleurs, afin d’obtenir un bon résultat, le parcours peut être parsemé d’embûches qu’il est parfois souhaitable d’éviter. Nous allons essayer ici d’apporter des éléments de réponses tout à fait subjectifs sur ce sujet afin d’aider un tant soit peu à une entrée heureuse dans le petit monde de la danse en couple.

Choisir une école ou une association

Ça y est, vous vous êtes finalement décidé(e) à prendre des cours de danse. Lassé(e) de rester assis(e) pendant que les autres s’amusent et désirant élargir le champ de vos connaissances, vous vous êtes convaincu(e) que c’est une bonne solution pour changer vos habitudes. Vous n’avez pas tort ! Il est vraisemblable que, ne pratiquant pas, vous n’y connaissiez pas grand chose en dehors des habituels clichés sur la danse en couple (papi et mamie vont en guinguette en l’occurrence voire même le slow langoureux des fins de soirées en boîte…) ou les mises en scène spectaculaires de Danse avec les stars. La première chose à faire, si possible, est de se renseigner auprès des gens qui s’y connaissent. Si vous avez des parents ou amis qui prennent ou ont pris des cours, demandez leur de vous parler de leur expérience. Chaque ville ou région a son microcosme de danseurs à l’intérieur duquel on trouve de tout, le pire comme le meilleur. C’est également le cas des lieux où l’on peut apprendre. Il y a de bons endroits et de moins bons. Certains sont plutôt adaptés à la compétition ou au spectacle, d’autres à la danse de loisir.

Vous apprendrez la danse de loisir dans la plupart des associations dispensant des cours de danse en couple dans des salles municipales. En école de danse privée, vous pourrez apprendre soit la danse de compétition, soit la danse de loisir, soit les deux. Chaque école ou association a une réputation parmi les danseurs, sondez vos connaissances pour connaître les endroits où les cours sont de bonne qualité et où l’ambiance est sympathique. Essayez de trouver l’avis de danseurs expérimentés qui vont régulièrement danser dans des soirées de la région. Notez que les cours dans une école coûtent bien souvent davantage (jusqu’au double) par rapport à une association, mais le niveau d’exigence, les frais de structure et les moyens mis à votre disposition ne sont pas les mêmes non plus. Certaines associations savent cependant se doter d’excellentes conditions. En début de saison (septembre), utilisez les journées « portes ouvertes » ou le « cours d’essai gratuit » proposé pour vous faire une idée. Mais l’idéal est plutôt d’avoir l’occasion de regarder le déroulement d’un cours à la fin de l’année précédente ou d’assister au spectacle de fin d’année sur scène (gala). Vous y verrez le résultat d’une année de cours ainsi que l’ambiance réelle entre les participants et l’enseignant. Rappelez-vous qu’un excellent danseur n’est pas forcément un excellent enseignant mais que pour faire un bon enseignant, il faut au moins savoir danser correctement avec un bon niveau.

Choisir une danse ou un style de danse

Certains sauront quelle danse ils veulent apprendre car il l’auront vue pratiquer lors d’une soirée dansante, un bal de mariage, en boîte de nuit, à la télévision, etc. D’autres (et c’est souvent le cas) ne vont pas réellement savoir ce qu’ils voudront danser par méconnaissance face à la diversité des styles. Dans ce dernier cas, un cours généraliste d’initiation à quelques danses sera une bonne porte d’entrée : en ayant ainsi un aperçu des principales danses, le débutant sera par la suite en mesure de choisir les danses qui lui plaisent le plus. Dans ces cours, on pratique un peu de tout sans pour autant avoir le temps d’approfondir chaque danse dans une seule année, ce qui est parfois frustrant.

Une fois que vous avez une idée précise de ce que vous désirez danser, vous pouvez vous orienter vers un style particulier. Beaucoup de gens s’orientent en premier vers le rock. Contrairement aux idées reçues, on ne le danse pas que sur des tubes des années 50-60. De nombreuses musiques récentes se dansent en rock (Dany Brillant, Céline Dion, Shania Twain, etc. ont des titres intéressants pour danser le rock dans leurs albums). En second, les danses latines attirent beaucoup également : salsa/mambo, cha-cha-cha et bachata en particulier. Pour les amateurs de musiques latinos, parmi ces danses les 2 premières sont très dynamiques comme le rock la dernière est plus tranquille. On retrouve dans les hits des années 90 à aujourd’hui bon nombre de titres dans ce style (Jenifer Lopez, Enrique Iglesias, Shakira, etc.). Puis on a aussi les futurs mariés qui voudront commencer par apprendre la valse (viennoise souvent) pour l’ouverture de leur bal de mariage. Quelques cours particuliers risquent d’être nécessaires s’il veulent danser sur une vraie viennoise à 60 mesures par minute. Les amateurs de musette choisiront le triplé gagnant valse musette-tango-paso. Ce sont des grands classiques des soirées de danses en couple et des mariages très ancrés dans notre culture française des bals musette. Ensuite, on trouve d’autres danses latines (samba, rumba), les danses swing (lindy hop, balboa, west coast swing), les danses des Caraïbes (merengue, zouk, biguine), les danses rétro (java, boléro, etc.), des danses folkloriques (polka, valse mexicaine, etc.). Vous trouverez aussi des danses en ligne, qui se pratiquent en groupe, comme le madison, les danses country western, le disco, etc. Ces danses ne se pratiquent pas à deux, mais sont de bons moyens pour acquérir une aisance dans l’espace avant même de s’essayer en couple. Si vous avez votre propre équilibre et une bonne conscience de votre espace d’évolution ainsi que de votre psychomotricité, vous serez avantagé lorsque vous danserez en couple.

Si vous choisissez d’apprendre une technique compétitive (avec un rythme de travail adéquat), vous aurez le choix entre rock seul, danses latines (cha-cha, rumba, samba, jive et paso) et danses standard (valse viennoise, valse lente, tango, quickstep, slowfox). Dans ces cours vous apprendrez une technique précise et un style esthétique, mais il vous sera parfois difficile de les mettre en application sur une piste de danse bondée… La danse sportive demande parfois de la place.

Pratiquer

Quand vous aurez commencé à acquérir les bases de quelques danses, il faudra absolument vous entraîner un peu chez vous évidemment, mais aussi pratiquer en soirée dansante. La plupart des écoles et associations organisent des entraînements et/ou des soirées dansantes pour leurs élèves. C’est une bonne occasion de réellement mettre les cours en application dans un environnement connu. Mais plus vous trouverez d’occasions de sortir et de pratiquer, plus vous progresserez. Donc n’évitez pas les sorties entre collègues de cours ou entre copains vers des soirées dansantes organisées par d’autres organismes voire des sorties en discothèque passant les musiques adéquates.

Les galas de fin d’année où les élèves montrent aux autres (et éventuellement à leurs proches) ce qu’ils ont appris dans l’année sont aussi très motivants pour progresser. On apprend un enchaînement sur une musique bien précise et on pratique jusqu’à la date fatidique de la démonstration… Même si le fait de se montrer en public peut paraître inquiétant, on aura beaucoup progressé lors des répétitions préalables motivé par l’envie de bien faire. Évidemment, en soirée dansante, il faudra éviter de refaire cet enchaînement tel quel sous peine de ne savoir faire que ça… Et là on ne s’amuse plus beaucoup, ce qui n’est pas le but recherché.

Conclusion

Voilà qui devrait donner aux futurs danseurs en herbe des éléments pour les rassurer et permettre une rapide intégration dans l’univers de la danse en couple. Ensuite, chacun progresse à son rythme. Il ne faut absolument pas se décourager. L’apprentissage se fait par paliers et il est difficile de prévoir quand le prochain aura lieu. Une fois que l’on a commencé et qu’on est accroché par la danse en couple, il est difficile de s’en défaire. De nombreuses personnes continuent à danser ensuite durant toute leur vie tant le plaisir qu’ils en retirent est important. Aujourd’hui vous êtes débutant, mais d’ici quelques mois d’autres néophytes vous regarderont danser avec de grands yeux et, séduits par la votre manière de danser en couple, iront s’inscrire pour leur premier cours de danse.

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