Archives par mot-clé : cours de danse

Danse d’ouverture de bal de mariage

Partagez cet article :

Cette semaine, on va parler mariage et plus particulièrement danse d’ouverture de bal. L’un des chapitres d’un des livres de technique que j’ai écrits porte sur l’ouverture du bal de mariage par une valse (et le protocole qui va avec) et c’est un grand classique que l’on retrouve chaque année. Bien sûr, l’objectif étant de pouvoir donner à voir quelque chose de joli en un minimum de temps d’apprentissage, je présente dans ce livre une méthode simple. Cependant, je ne me cantonne qu’à la tradition… Et si la valse était replacée par autre chose ?

Certains couples choisissent la facilité et font un slow simple (mais ils tombent trop souvent dans les pas raides et peu esthétiques du gauche-droite lourdaud et, pour faire cela, pas besoin de cours…). Certains futurs mariés que j’ai eus en cours particulier ont choisi quelque chose de romantique (mais pas la valse) : la scène finale de mambo du film Dirty Dancing. Là, déjà, ça demande du travail. J’en ai passé du temps à décortiquer les images du film afin de pouvoir proposer la vraie chorégraphie, mais il arrive aussi qu’on me demande une version simplifiée. D’autres de mes élèves ont choisi une chorégraphie de rock car c’est là qu’ils étaient le plus à l’aise et cela correspondait avec leurs goûts musicaux. Bref, tout est possible : ce sont eux les mariés et ils font du jour de leur mariage ce qui leur plaît. Le professeur de danse est là pour les y aider.

C’est vers l’année 2005 que l’on a vu apparaître sur Internet des vidéos où les mariés ont fait une bonne blague et une bonne surprise à leurs invités. Ils commençaient leur bal de mariage en valse viennoise comme le veut la tradition, mais leur bande-son était truquée : la valse se transforma bien vite en un morceau bien plus dynamique et empli de percussions d’Afrika Bambaataa. Faisant semblant d’être surpris, les mariés ne se démontent pas pour autant et suivent la musique en dansant à la manière hip-hop, faisant des pops, des locks, etc. Voici, ci-dessous, l’une de ces vidéos.

Quelques années plus tard, une autre vidéo dans le même style bat les records de visionnage. Je vous la mets ci-dessous. Il est vrai que la chorégraphie (il me semble avoir vu quelque chose de semblable dans une émission de « So You Think You Can Dance ») est beaucoup plus provocante et, dans ce contexte, amusante. « Quel couple de sauvages ! » doit-on penser dans l’assistance…

D’autres mariés ont, quant à eux, choisi de reprendre le sketch « L’évolution de la danse » de Judson Laipply que je vous ai déjà présenté dans un article, ici même, il y a plusieurs années. Si les mariés ont une bande de copains qui dansent aussi, ils peuvent préparer une petite chorégraphie pour épater la famille et les invités qui ne dansent pas. C’est ce que les mariés présentés dans la vidéo ci-dessous ont fait avec succès en reprenant la chorégraphie de « Thriller » de Mickael Jackson.

Cours bal mariageDepuis toutes ces années où j’ai préparé la danse d’ouverture de bal de mariage avec des dizaines de couples (oui, oui, c’est bien moi en plein travail sur la photo ci-contre issue d’un article du magazine Marie-Claire sur le sujet…), j’en ai vu défiler des demandes variées, allant de la petite danse simple « parce qu’il en faut une » au véritable show de 10 minutes. En même temps, tous les styles de danses y sont passés : valse viennoise (bien sûr), mais aussi slow amélioré, rumba, cha-cha, rock, charleston, lindy hop, contemporain, hip-hop new style, danses de l’été (oui, oui, il y en a !) etc. sans oublier les combinaisons hybrides entre ces styles. Certaines années, on repère des tendances entre le mambo de Dirty Dancing, les titres d’Ed Sheeran ou encore les tubes du moment à la radio. Tout dépend de la musique choisie, en fait. Pour moi, c’est toujours du sur-mesure. À chaque fois, c’est un réel plaisir pour moi que de comprendre la personnalité de chaque couple et leur envie afin de créer pour eux la chorégraphie qu’il prendront plaisir à présenter pour surprendre leurs invités. L’avantage dans cette situation est que les futurs mariés sont hyper motivés et n’économisent pas leur énergie dans les répétitions inlassables qui sont nécessaires pour atteindre leur objectif.

J’espère que tout cela donnera des idées à ceux d’entre vous qui doivent se marier dans l’année qui vient. N’oubliez pas que le jour de votre mariage est votre jour et qu’il n’est pas interdit que l’ouverture de votre bal de mariage vous ressemble. Traditionnel ou déjanté, c’est à vous de choisir, mais sachez qu’il vaut mieux s’y prendre à l’avance dans les deux cas pour préparer votre danse et notez qu’apprende à danser ne se fait pas en une heure de cours non plus… Et si vous êtes en région toulousaine, n’hésitez pas à me contacter : je me ferai un plaisir de préparer avec vous cette danse d’ouverture de bal qui fait tant peur quand on n’a jamais dansé !

Partagez cet article :

Choisir un cours de danse

Partagez cet article :

Une nouvelle saison commence pour les activités de loisir, les compétitions de danse, les soirées dansantes, etc. Et il était aussi temps pour UltraDanse.com de faire sa rentrée. Ceux qui prenaient déjà des cours de danse avant l’été savent peut-être déjà ce qu’ils vont faire en cette rentrée. À moins qu’une envie de changement de style de danse ne se profile à l’horizon ? En tout cas, pour les débutants, il n’est pas évident de s’y retrouver parmi tous les cours disponibles… Je liste ci-dessous différents styles de danses avec quelques indications qui pourraient aider à faire un choix. Tout cela n’est pas exhaustif, mais c’est une bonne base à mon avis.

Il y a deux grandes familles de cours de danse. Tout d’abord, il faut décider si l’on veut apprendre à danser pour sortir en soirée (danse dite « sociale » ou « de société ») ou pour faire des spectacles (danse d’expression). Je simplifie un peu, mais c’est cette question qui différencie les danses de style classique, jazz, hip-hop d’un côté et les danses de style rock, salsa, tango, country d’un autre. Ces danses sont enseignées aussi bien au sein d’associations loi 1901 que dans des écoles de danses professionnelles. Entre les deux, les tarifs varient, mais les prestations aussi. N’hésitez pas à participer à un cours (bien souvent un premier cours constitue un essai gratuit ou des portes ouvertes sont organisées) pour vous faire une idée.

La danse classique
C’est le style de danse à l’image romantique que toutes les petites filles rêvent de faire dans un tutu et en chaussons de danse. Cependant, la technique est très stricte et il faut beaucoup de travail pour obtenir un résultat. Les bases acquises en ballet classique et la rigueur associée sont très utiles pour évoluer vers d’autres styles ultérieurement. Un cours comporte aussi bien des exercices à la barre que des exercices de chorégraphie ou des sauts.

Le modern jazz
Le modern jazz est l’évolution des techniques associées au jazz des origines associée à une vision de la danse plus moderne. Malgré les apparences, la technique (issue de la danse classique) est stricte. Le travail sur les isolations des parties du corps est important tout comme l’assouplissement et la relation avec une musique dynamique. Pendant longtemps (années 80-90), le modern jazz était souvent pratiqué derrière les chanteurs populaires en spectacle ou à la télévision.

La danse contemporaine ou moderne
La danse contemporaine et la danse moderne (attention à ne pas la confondre avec le modern jazz) constituent une évolution de la danse vers une interprétation artistique extrême. Elle sert de base à certains chorégraphes pour explorer de nouveaux types de mouvements. La danse contemporaine sert bien souvent de base à de l’improvisation et les styles sont tellement variés qu’il est difficile de trouver deux cours semblables.

Le hip-hop
Le hip-hop est le type de danse que l’on voit dans la plupart des clips de nos jours. On identifie facilement deux familles de mouvements : les mouvements au sol (le danseur tourne sur le dos, sur la tête ou fait des équilibres) et les mouvements debout. Le hip-hop est caractérisé par le fait que l’on peut organiser des battles (duels) entre équipes et que l’improvisation est possible. Le hip-hop s’inspire de nombreux types de mouvements et a beaucoup été développé dans les rues à l’origine. À présent, il s’enseigne dans les écoles de danse.

Le rock
Le rock (ou rock’n’roll) est un grand classique des cours de danse à deux. En France, c’est souvent par cette danse que l’on commence, car elle est plutôt accessible et les musiques sont familières à nos oreilles. On danse le rock aussi bien sur de la pop des années 80 à nos jours que du rock des années 50. En quelques heures, on sait déjà danser plusieurs variations et on peut habituellement danser en soirée dès le second trimestre de cours. On peut danser le rock dans toutes les soirées dansantes et bals courants.

La salsa et les danses des Caraïbes
La salsa est de plus en plus recherchée parmi les personnes dansant en couple, car elle se pratique dans une ambiance conviviale (surtout la rueda de casino, version en cercle et en groupe rencontrée dans les cours de salsa cubaine). La salsa cubaine a un style davantage proche de ses racines africaines alors que le salsa portoricaine est davantage sophistiquée et se danse aisément sur une musique lente. Les autres danses des Caraïbes couramment pratiquées dans les soirées salsa sont la bachata (danse lente avec un petit déhanché caractéristique), le merengue (danse facile à base de pas marché), etc.

Les danses de bal/standard
Le premier groupe des danses en couple concerne les danses d’origine européenne et comporte, entre autres, la valse, le tango (mais pas argentin), le foxtrot/quickstep, etc. Le paso doble est un peu à part en compétition, car il a été classé parmi les danses latines. Hors compétition de danse sportive, on y trouve aussi la java, le boston, le boléro, etc. Toutes ces danses sont des classiques des bals musette ou des bals de mariage.

Les danses latines
Ce second grand groupe des danses en couple concerne les danses issues de l’Amérique du Sud. On y rencontre le classique cha-cha, la rumba, la samba, etc. Deux danses sont un peu à part en compétition : le jive (une sorte de rock) et le paso doble (habituellement classé dans les danses de bal). Les danses latines sont particulièrement entraînantes et les musiques sentent bon le soleil… Ces danses sont pratiquées dans de nombreuses soirées dansantes. Le cha-cha connaît toujours un grand succès, la rumba est sensuelle et la samba pétille sur les musiques brésiliennes.

Le tango argentin
Le tango argentin est différent du tango de bal. Le tango argentin demande une grande maîtrise du corps et du guidage. On a bien souvent l’image d’une lutte de sentiments entre les partenaires au son du bandonéon. L’interprétation musicale en improvisation est très importante. C’est l’une des danses en couples les plus difficiles et elle demande un certain investissement en temps avant d’obtenir un résultat satisfaisant, mais une fois que l’on a commencé, il est difficile de s’arrêter !

Le swing et le lindy hop
Les danses cousines du rock’n’roll sont appelées « danses swing ». Si aux États-Unis le lindy hop, le balboa ou le West Coast swing sont très connues, ces danses à deux le sont un peu moins en France. Cela fait tout de même des années (une vingtaine pour le lindy hop, par exemple) que ces danses sont pratiquées dans notre pays. Le lindy hop et le balboa viennent des années 30 et se dansent particulièrement au son des big bands swing. Le West Coast swing est plus récent se danse sur du blues, de la pop des années 80 ou encore du R&B. Du côté aspect, le lindy hop est à la fois doux (musiques lentes) et dynamique (musiques rapides), le balboa donne l’impression de piétiner sur place, mais demande de la concentration et le West Coast swing (ou WCS) est, pour simplifier, à mi-chemin entre le rock et la salsa portoricaine.

Les claquettes
Associée à des stars de la comédie musicale comme Fred Astaire et Ginger Rogers, la danse à claquette séduit par son aspect rythmique et la joie de vivre qui s’en dégage. Malgré tout, la technique est stricte et il ne suffit pas de taper des pieds au sol pour savoir danser. On distingue deux familles de claquettes : les claquettes irlandaises (où les bras sont souvent le long du corps) et le reste (aussi appelées claquettes américaines). Si les chaussures à fers ne sont pas essentielles au départ, elles deviennent vite importantes pour progresser.

La danse country et la line dance
La danse en ligne existe depuis longtemps (shim sham dans les années 30, madison dans les années 60), mais elle ne s’est fortement développée en France qu’avec la danse country en ligne à la fin des années 90. De nos jours, la danse country en ligne est appelée tout simplement « line dance » (danse en ligne) car les musiques utilisées sont de toutes sortes et ne restent pas cantonnées à la country western. Le principe de base est que les danseurs s’alignent et dansent tous la même chorégraphie en même temps. En général, à chaque morceau de musique correspond une chorégraphie donnée qu’il faut connaître par coeur.

Voilà de quoi, j’espère, rapidement aiguiller les indécis sur tel ou tel cours de danse. Il manque quelques styles de danse à ma liste (flamenco, danse indienne/bollywood, danse orientale, ragga, reggaeton, danse brésilienne/samba, les danses folkloriques, etc.), mais je les garde pour plus tard, car j’ai bien l’intention de vous les faire découvrir dans mes articles du blog au fil de l’année. Il est à présent temps de s’inscrire dans un cours voire même plusieurs si le coeur vous en dit. Plus vous aurez pratiqué de styles différents et plus il vous sera facile d’en découvrir de nouveaux. Si vous souhaitez davantage d’informations sur telle ou telle danse, je vous invite à consulter les pages adéquates sur UltraDanse.com. De même, sur UltraDanse, il y a aussi un article donnant des conseils pour choisir son école, je vous engage à le consulter.

Partagez cet article :

Bien tirer parti d’un stage

Partagez cet article :

Lorsqu’on apprend à danser, il arrive que le virus de la danse nous contamine à tel point que les cours réguliers hebdomadaires dans notre école préférée ne nous suffisent plus. C’est là que les stages intensifs s’imposent petit à petit comme un moyen d’en apprendre toujours plus. Pour ceux qui en sont à ce stade, il est important de faire attention à quelques détails qui permettront de tirer efficacement parti des stages intensifs.

La première chose à faire est de bien choisir son stage. Il s’agit donc de cibler ce que l’on souhaite faire (perfectionnement ou découverte). Un stage intensif est en effet particulièrement utile pour se perfectionner avec un enseignant différent de celui/celle qui nous a formés. Il est important de ne pas rester focalisé sur une seule et unique vision de la danse afin de ne pas se fermer des portes et s’ouvrir l’esprit et le corps à d’autres mouvements. Même si nous n’avons pas a priori l’habitude des nouveaux mouvements (ou des nouvelles techniques) qui sont enseignés dans certains stages, chaque effort pour comprendre et appliquer ne peut être que bénéfique pour notre danse. Un stage est également utile pour découvrir une nouvelle manière de danser. C’est là où, même si l’on a plusieurs années de pratique derrière soi, il faut consentir à revenir au niveau débutant en partant du principe qu’une nouvelle danse, une nouvelle technique doit être comprise à partir des bases.

Le choix du stage étant fait, il faut trouver un hébergement si les cours se déroulent à loin de chez nous. Il vaut mieux prendre un hébergement proche du local de stage et s’y installer la veille du premier jour si possible. Il est en effet difficile de cumuler la fatigue du voyage aller avec une journée entière de cours sans en ressentir les conséquences sur notre niveau d’attention. Il faut donc se coucher tôt et passer une bonne nuit avant de commencer un stage du bon pied. Cela est particulièrement vrai pour les stages de week-end où les deux jours doivent pleinement être mis à profit. Pour les stages plus longs, il faut savoir que le corps ne prend le nouveau rythme intensif qu’à compter du quatrième jour. Les trois premiers sont donc particulièrement éprouvants physiquement parlant (courbatures, fatigue, etc.). Ensuite, ça s’arrange. Il ne faut évidemment pas lésiner sur de bons repas équilibrés et s’hydrater. Il vaut encore mieux manger un peu trop et avoir assez de forces pour tenir la route que tomber de fatigue et ne pas parvenir au bout du stage… Durant tout le stage, il faut s’astreindre à un minimum de discipline ; l’objectif étant de pouvoir se rappeler du contenu des cours par la suite.

Lors des cours, il ne faut pas hésiter à se donner à fond afin de bien ressentir les mouvements que nous sommes censés faire. Si les mouvements ne sont pas faits qu’à moitié, les sensations se graveront plus facilement dans notre corps et notre mémoire. C’est davantage fatigant, certes, mais plus efficace. Lorsqu’un cours se termine, il est parfois autorisé de filmer les enseignants qui refont le programme exprès. N’hésitez donc pas à apporter un bon caméscope (ou un appareil qui fait de bonnes vidéos) non sans avoir oublié de charger la batterie et y avoir inséré une cassette (ou une carte mémoire) avec suffisamment de capacité. Il va sans dire qu’il est préférable de tester l’appareil en question au préalable afin de ne pas manquer l’unique prise de fin de cours. Ainsi, à chaque fin de cours, il faut rester attentif au moment où les enseignants feront les mouvements appris durant la séance. S’il n’est pas autorisé de filmer les enseignants, il est possible de demander la permission à un autre stagiaire (ou plusieurs) de refaire le programme du cours devant votre objectif. L’idée est ici de capturer le mouvement à chaud.

La phase suivante se passe le soir de chaque journée de stage. Il est utile de noter dans un calepin ou un cahier tout ce dont vous vous souvenez de ce qui a été dit durant les cours de la journée. Encore mieux, si vous avez un creux dans votre programme de cours durant la journée, vous pouvez en profiter pour y prendre vos notes. Ces notes sont un complément très utile à la vidéo puisque vous pouvez aussi y porter vos sensations, vos commentaires et tout ce que vous trouvez important de noter pour une reproduction fidèle.

La dernière phase du processus parfait se situe après le stage. C’est là où il faut reprendre votre vidéo et en faire un petit montage rapide, mais propre, avec des titres pour chaque cours ou séquence enregistré(e). Il existe des outils gratuits (Movie Maker sous Windows) ou pas trop chers et très simples d’utilisation (Première Elements) pour faire cela. Il faut absolument effectuer cette opération qui permet l’archivage propre des vidéos du stage dans un laps de temps très cours après le stage. La raison essentielle est que plus vous traînez, moins vous en aurez l’envie et moins vous en trouverez le temps. Puis les vidéos s’accumulent : un stage, puis deux, puis on finit par ne pas exploiter les vidéos faute d’accès facile aux différentes scènes. La vidéo étant montée (et éventuellement gravée sur DVD), le nec plus ultra est alors de la visionner en relisant vos notes et de compléter ces dernières avec les détails que les images vous remettront en mémoire.

Et vous voilà enfin prêt(e) à retravailler les mouvements du stage au moment qui vous conviendra le mieux, vidéo et support écrit à l’appui. Il est toutefois conseillé de ne pas trop tarder afin de bien profiter de la mémoire du corps qui, elle aussi, se détériore avec le temps sans pratique. Par la suite, un petit rappel de temps en temps permettra d’asseoir ces nouvelles connaissances sur le long terme. Ce ne sont là que quelques conseils (que j’ai essayé de généraliser à divers types de stages de danse, en couple ou non) que chacun saura adapter à sa personnalité et ses habitudes. Rappelons-le, un stage n’est pleinement profitable que si l’on intègre sur le long terme ce que l’on y a étudié. Si, par malchance, vous n’avez pas la possibilité de réviser le contenu des cours sous quelques semaines après le stage, vous risquez de devoir participer de nouveau à un stage similaire pour réellement progresser.

Partagez cet article :

Débuter dans les danses en couple : petit guide rapide

Partagez cet article :

De plus en plus nombreux sont ceux qui, impressionnés par l’image de danseurs expérimentés, désirent eux aussi s’essayer à la danse en couple. La question qui se pose alors systématiquement est : « Par où commencer ? ». En effet, les danses sont très variées, elles ont chacune leur histoire et leur style et ne correspondent pas toujours à la personnalité de chacun. Par ailleurs, afin d’obtenir un bon résultat, le parcours peut être parsemé d’embûches qu’il est parfois souhaitable d’éviter. Nous allons essayer ici d’apporter des éléments de réponses tout à fait subjectifs sur ce sujet afin d’aider un tant soit peu à une entrée heureuse dans le petit monde de la danse en couple.

Choisir une école ou une association

Ça y est, vous vous êtes finalement décidé(e) à prendre des cours de danse. Lassé(e) de rester assis(e) pendant que les autres s’amusent et désirant élargir le champ de vos connaissances, vous vous êtes convaincu(e) que c’est une bonne solution pour changer vos habitudes. Vous n’avez pas tort ! Il est vraisemblable que, ne pratiquant pas, vous n’y connaissiez pas grand chose en dehors des habituels clichés sur la danse en couple (papi et mamie vont en guinguette en l’occurrence voire même le slow langoureux des fins de soirées en boîte…) ou les mises en scène spectaculaires de Danse avec les stars. La première chose à faire, si possible, est de se renseigner auprès des gens qui s’y connaissent. Si vous avez des parents ou amis qui prennent ou ont pris des cours, demandez leur de vous parler de leur expérience. Chaque ville ou région a son microcosme de danseurs à l’intérieur duquel on trouve de tout, le pire comme le meilleur. C’est également le cas des lieux où l’on peut apprendre. Il y a de bons endroits et de moins bons. Certains sont plutôt adaptés à la compétition ou au spectacle, d’autres à la danse de loisir.

Vous apprendrez la danse de loisir dans la plupart des associations dispensant des cours de danse en couple dans des salles municipales. En école de danse privée, vous pourrez apprendre soit la danse de compétition, soit la danse de loisir, soit les deux. Chaque école ou association a une réputation parmi les danseurs, sondez vos connaissances pour connaître les endroits où les cours sont de bonne qualité et où l’ambiance est sympathique. Essayez de trouver l’avis de danseurs expérimentés qui vont régulièrement danser dans des soirées de la région. Notez que les cours dans une école coûtent bien souvent davantage (jusqu’au double) par rapport à une association, mais le niveau d’exigence, les frais de structure et les moyens mis à votre disposition ne sont pas les mêmes non plus. Certaines associations savent cependant se doter d’excellentes conditions. En début de saison (septembre), utilisez les journées « portes ouvertes » ou le « cours d’essai gratuit » proposé pour vous faire une idée. Mais l’idéal est plutôt d’avoir l’occasion de regarder le déroulement d’un cours à la fin de l’année précédente ou d’assister au spectacle de fin d’année sur scène (gala). Vous y verrez le résultat d’une année de cours ainsi que l’ambiance réelle entre les participants et l’enseignant. Rappelez-vous qu’un excellent danseur n’est pas forcément un excellent enseignant mais que pour faire un bon enseignant, il faut au moins savoir danser correctement avec un bon niveau.

Choisir une danse ou un style de danse

Certains sauront quelle danse ils veulent apprendre car il l’auront vue pratiquer lors d’une soirée dansante, un bal de mariage, en boîte de nuit, à la télévision, etc. D’autres (et c’est souvent le cas) ne vont pas réellement savoir ce qu’ils voudront danser par méconnaissance face à la diversité des styles. Dans ce dernier cas, un cours généraliste d’initiation à quelques danses sera une bonne porte d’entrée : en ayant ainsi un aperçu des principales danses, le débutant sera par la suite en mesure de choisir les danses qui lui plaisent le plus. Dans ces cours, on pratique un peu de tout sans pour autant avoir le temps d’approfondir chaque danse dans une seule année, ce qui est parfois frustrant.

Une fois que vous avez une idée précise de ce que vous désirez danser, vous pouvez vous orienter vers un style particulier. Beaucoup de gens s’orientent en premier vers le rock. Contrairement aux idées reçues, on ne le danse pas que sur des tubes des années 50-60. De nombreuses musiques récentes se dansent en rock (Dany Brillant, Céline Dion, Shania Twain, etc. ont des titres intéressants pour danser le rock dans leurs albums). En second, les danses latines attirent beaucoup également : salsa/mambo, cha-cha-cha et bachata en particulier. Pour les amateurs de musiques latinos, parmi ces danses les 2 premières sont très dynamiques comme le rock la dernière est plus tranquille. On retrouve dans les hits des années 90 à aujourd’hui bon nombre de titres dans ce style (Jenifer Lopez, Enrique Iglesias, Shakira, etc.). Puis on a aussi les futurs mariés qui voudront commencer par apprendre la valse (viennoise souvent) pour l’ouverture de leur bal de mariage. Quelques cours particuliers risquent d’être nécessaires s’il veulent danser sur une vraie viennoise à 60 mesures par minute. Les amateurs de musette choisiront le triplé gagnant valse musette-tango-paso. Ce sont des grands classiques des soirées de danses en couple et des mariages très ancrés dans notre culture française des bals musette. Ensuite, on trouve d’autres danses latines (samba, rumba), les danses swing (lindy hop, balboa, west coast swing), les danses des Caraïbes (merengue, zouk, biguine), les danses rétro (java, boléro, etc.), des danses folkloriques (polka, valse mexicaine, etc.). Vous trouverez aussi des danses en ligne, qui se pratiquent en groupe, comme le madison, les danses country western, le disco, etc. Ces danses ne se pratiquent pas à deux, mais sont de bons moyens pour acquérir une aisance dans l’espace avant même de s’essayer en couple. Si vous avez votre propre équilibre et une bonne conscience de votre espace d’évolution ainsi que de votre psychomotricité, vous serez avantagé lorsque vous danserez en couple.

Si vous choisissez d’apprendre une technique compétitive (avec un rythme de travail adéquat), vous aurez le choix entre rock seul, danses latines (cha-cha, rumba, samba, jive et paso) et danses standard (valse viennoise, valse lente, tango, quickstep, slowfox). Dans ces cours vous apprendrez une technique précise et un style esthétique, mais il vous sera parfois difficile de les mettre en application sur une piste de danse bondée… La danse sportive demande parfois de la place.

Pratiquer

Quand vous aurez commencé à acquérir les bases de quelques danses, il faudra absolument vous entraîner un peu chez vous évidemment, mais aussi pratiquer en soirée dansante. La plupart des écoles et associations organisent des entraînements et/ou des soirées dansantes pour leurs élèves. C’est une bonne occasion de réellement mettre les cours en application dans un environnement connu. Mais plus vous trouverez d’occasions de sortir et de pratiquer, plus vous progresserez. Donc n’évitez pas les sorties entre collègues de cours ou entre copains vers des soirées dansantes organisées par d’autres organismes voire des sorties en discothèque passant les musiques adéquates.

Les galas de fin d’année où les élèves montrent aux autres (et éventuellement à leurs proches) ce qu’ils ont appris dans l’année sont aussi très motivants pour progresser. On apprend un enchaînement sur une musique bien précise et on pratique jusqu’à la date fatidique de la démonstration… Même si le fait de se montrer en public peut paraître inquiétant, on aura beaucoup progressé lors des répétitions préalables motivé par l’envie de bien faire. Évidemment, en soirée dansante, il faudra éviter de refaire cet enchaînement tel quel sous peine de ne savoir faire que ça… Et là on ne s’amuse plus beaucoup, ce qui n’est pas le but recherché.

Conclusion

Voilà qui devrait donner aux futurs danseurs en herbe des éléments pour les rassurer et permettre une rapide intégration dans l’univers de la danse en couple. Ensuite, chacun progresse à son rythme. Il ne faut absolument pas se décourager. L’apprentissage se fait par paliers et il est difficile de prévoir quand le prochain aura lieu. Une fois que l’on a commencé et qu’on est accroché par la danse en couple, il est difficile de s’en défaire. De nombreuses personnes continuent à danser ensuite durant toute leur vie tant le plaisir qu’ils en retirent est important. Aujourd’hui vous êtes débutant, mais d’ici quelques mois d’autres néophytes vous regarderont danser avec de grands yeux et, séduits par la votre manière de danser en couple, iront s’inscrire pour leur premier cours de danse.

Partagez cet article :