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Gene Kelly, le danseur sous la pluie

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Aujourd’hui je vous emmène vers l’âge d’or des comédies musicales hollywoodiennes où une photo s’impose immédiatement : un homme souriant, suspendu à un lampadaire sous la pluie, chantant nonchalamment. Cet homme, c’est Gene Kelly. Acteur, danseur, chanteur, réalisateur et chorégraphe de génie qui a révolutionné la danse à l’écran et est décédé il y a tout juste 30 ans cette année.

De Pittsburgh aux scènes de Broadway

Né en 1912 à Pittsburgh, en Pennsylvanie, Eugene Curran Kelly (le nom civil de Gene Kelly) ne se destine pas initialement à la danse. Durant sa jeunesse, il se passionne surtout pour le sport et le football américain. Poussé par sa mère qui inscrit toute la fratrie à des cours de danse, il commence par rechigner avant de se découvrir une véritable fascination pour les arts de la scène.

Gene Kelly jeune
Gene Kelly jeune

Après des études d’économie, la Grande Dépression frappe sa famille. Pour gagner sa vie, il enseigne la danse et monte des spectacles locaux. Son énergie communicative le pousse rapidement vers New York. Il fait ses débuts à Broadway à la fin des années 1930, avant d’exploser littéralement en 1940 dans le premier de la comédie musicale Pal Joey. C’est le passeport idéal pour Hollywood, qui lui tend les bras.

Un style ancré dans le sol

Gene Kelly et Fred Astaire
Gene Kelly et Fred Astaire

Pour bien comprendre la singularité de Gene Kelly, il faut le comparer à son grand contemporain, Fred Astaire.

  • Fred Astaire incarnait l’élégance suprême, le dandy aérien en queue-de-pie qui semblait flotter au-dessus du sol, héritier direct de la grande tradition du vaudeville. Pour davantage de détails, vous pouvez lire l’article que je lui ai consacré il y a quelques mois dans ce blog.

  • Gene Kelly, quant à lui, était l’athlète terrien. Il a démocratisé un style plus populaire, vigoureux et ancré dans la réalité. Ses claquettes puisaient autant dans le folklore irlandais que dans le jazz, la danse moderne et le ballet classique.

Gene Kelly voulait que la danse exprime des émotions quotidiennes : la colère, la joie simple d’un ouvrier ou la fougue d’un marin en goguette. C’est lui qui a fait entrer la danse moderne et athlétique dans les studios de cinéma.

Ses partenaires

Tout au long de sa carrière, Gene Kelly a partagé l’affiche avec les plus grandes étoiles de son époque, créant une alchimie magique à chaque film :

  • Cyd Charisse, sublime partenaire au port altier avec qui il partage un ballet mémorable dans Un Américain à Paris (1951).

  • Leslie Caron, qu’il découvre et propulse au rang de star internationale dans ce même film.

  • Judy Garland, amie de longue date et complice de talent dans des films comme Le Pirate (1947).

  • Rita Hayworth, à ses côtés dans l’inoubliable Reine de Broadway (1944).

Cyd Charisse et Gene Kelly
Cyd Charisse et Gene Kelly

Ses films à succès

Parmi ses plus grands triomphes au box-office américain, impossible de ne pas citer Un jour à New York (1949). Mais son chef-d’œuvre absolu reste sans conteste Chantons sous la pluie (1952), coréalisé avec Stanley Donen. Ce film, qui brocarde avec tendresse le passage du cinéma muet au parlant à Hollywood, regorge de morceaux de bravoure, à commencer par le numéro éponyme où Gene Kelly, trempé jusqu’aux os, utilise son parapluie comme accessoire de danse pour exprimer le comble du bonheur amoureux.

Chantons sous la pluie : Gene Kelly
Chantons sous la pluie : Gene Kelly

Je vous propose de revoir un extrait légendaire de cette séquence mythique de Chantons sous la pluie :

Parmi les audaces techniques les plus marquantes de sa filmographie, Gene Kelly a sans cesse cherché à repousser les frontières de l’immersion. Dans le film Escale à Hollywood (Anchors Aweigh, 1945), il signe l’un des duos les plus surprenants de l’histoire du 7e art en partageant l’écran avec Jerry la souris (de la célèbre série animée Tom et Jerry).

Gene Kelly et Jerry
Gene Kelly et Jerry

Initialement, les studios MGM avaient approché Walt Disney pour emprunter Mickey Mouse, mais face au refus de ce dernier, Gene Kelly s’est tourné vers les animateurs William Hanna et Joseph Barbera bien connus pour de nombreux dessins animés courts à l’époque. Pour réaliser cette séquence où le marin américain danse en parfaite harmonie avec le petit rongeur sur le « Worry Song », il a fallu plus d’un an de travail minutieux en post-production. Gene Kelly a dû danser seul face à un sol quadrillé et des repères, calant ses mouvements au millimètre près avant que les équipes ne dessinent et superposent l’animation image par image grâce à la technique de la rotoscopie. Le résultat demeure une merveille d’inventivité et de poésie enfantine.

Je vous propose de revoir ce numéro d’animation et de danse inédit à l’époque :

Les ballets oniriques

Gene Kelly ne se contentait pas de enchaîner les chansons rythmées ; il a profondément transformé la structure narrative des comédies musicales en y introduisant de vastes fresques dansées. Convaincu que la danse pouvait exprimer ce que les dialogues ne parvenaient plus à dire, il a imposé des ballets oniriques d’une grande ambition artistique au cœur de ses films.

Le sommet de cette démarche s’observe dans le final monumental d’Un Américain à Paris, un ballet de près de dix minutes entièrement sans dialogues. S’inspirant des grands peintres impressionnistes et post-impressionnistes français comme Dufy, Renoir, Van Gogh ou Toulouse-Lautrec, ce voyage visuel et sensoriel plonge le spectateur dans un Paris rêvé, aux décors changeants et somptueux, où Kelly et Cyd Charisse racontent une histoire d’amour purement par le mouvement et la musique de George Gershwin. Ce pari audacieux, risqué pour les studios de l’époque, a non seulement conquis le public, mais a aussi ouvert la voie à une écriture cinématographique beaucoup plus poétique.

Gene Kelly et Leslie Caron dans Un Américain à Paris
Gene Kelly et Leslie Caron dans Un Américain à Paris

Les demoiselles de Rochefort en France

Gene Kelly vouait un amour profond à la culture française et à Paris, qu’il considérait comme une source d’inspiration inépuisable. Cet attachement l’a conduit à participer à l’un des joyaux du cinéma français : Les Demoiselles de Rochefort (1967), réalisé par Jacques Demy, avec une partition magistrale signée Michel Legrand.

Dans ce film musical multicolore tourné en plein air, il interprète le rôle d’Andy Miller, un musicien américain de passage. Il y danse et y joue en français (doublé pour les chansons, mais s’exprimant lui-même dans les dialogues en français) aux côtés de Catherine Deneuve et Françoise Dorléac. Sa présence est un pont magnifique entre Hollywood et la French Musical Touch.

Découvrez l’ambiance unique de sa participation dans le film Les demoiselles de Rochefort :

Un héritage éternel

Disparu en 1996 à l’âge de 83 ans, Gene Kelly a laissé derrière lui une empreinte indélébile. Il a prouvé que la danse au cinéma n’était pas un simple numéro de remplissage, mais un outil narratif à part entière, capable de faire avancer l’histoire et de toucher le cœur des spectateurs du monde entier.

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Une danse à la Saint-Jean

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À une époque, je m’essayais à tout type d’écrit autour du thème de la danse. J’ai écrit des livres de technique, un livre de type « cahier de vacances »/quiz, j’ai traduit des ouvrages de l’américain vers le français, etc. Je me suis aussi essayé à divers styles d’écriture et divers exercices autour de la danse que j’ai regroupés dans « Histoires de danseurs »  et « Nouvelles histoires de danseurs« . J’ai décidé de partager le texte qui suit avec vous pour vous faire découvrir cela. Il s’agit d’un exercice un peu spécial où je me suis essayé à entremêler les textes de trois chansons que j’aime bien pour former une unique histoire courte. Je vous laisse deviner le titre des chansons (que vous pouvez me demander par message si vraiment vous ne trouvez pas) et le nom des auteurs (que je cite en fin d’article). Je vous dirai seulement que l’action se passe lors de la Saint-Jean…

Mes parents m’ont donné pour prénom Lucie. Lucie, c’est moi. Un prénom, c’est d’ailleurs la seule chose à laquelle on peut se raccrocher dans les moments les plus difficiles. Je ne suis plus toute jeune, mais il y a des événements, dans une vie, qu’on n’oublie jamais. Ne pleure pas ma petite fille. Ce qui t’est arrivé aujourd’hui est arrivé à bien d’autres. Même à ta grand-mère. Je sais, il y a des soirs comme ça où tout s’écroule autour de toi.

J’avais à peine dix-huit ans. De mon temps, nous n’avions pas beaucoup de distractions. Surtout dans les villages de campagne. Le vingt-quatre juin était traditionnellement organisée une grande fête ainsi qu’un bal. C’est comme cela qu’on célébrait l’arrivée de l’été chez moi. On réalisait un grand feu de joie qui devait se voir le plus loin possible. Dans mon humble village, en ce soir de la Saint-Jean, tous les gens de la commune apportaient à l’endroit désigné, des fagots de brindilles, des branches mortes et autres combustibles divers qu’on regroupait en tas, dans la gaieté générale. Parfois, on entassait tous ces matériaux autour d’un grand arbre coupé et laissé là depuis quelques semaines en prévision de l’occasion. Le sommet en était alors décoré de fleurs en bouquet, en couronne ou en croix.

Je n’ai jamais particulièrement aimé la foule. Chaque année, je ne sais pourquoi j’allais danser, à la Saint-Jean, au bal musette. Tout le monde venait de la campagne environnante et se retrouvait au même endroit. Pour les jeunes gens, c’était aussi l’occasion de se rencontrer et de danser ensemble. Chacun attendait l’événement avec impatience.

Pour ma part, je m’y rendais comme d’habitude avec ma famille. Une fois sur place, chacun pouvait vaquer à ses occupations : discussions animées avec des connaissances ou fréquentation de la buvette. Parfois les deux. Je n’avais à l’époque que très peu d’amies. Ma cousine, Manon, était aussi ma meilleure amie. Cette année-là, elle était la seule amie qui était présente à la fête. Heureusement car, même si mes parents étaient présents, je me serais sentie un peu seule sinon.

Je m’émerveillais devant le flamboiement du grand brasier. Sa lumière changeante et imprévisible donnait des accents de fête aux autres éclairages mis en place autour de l’orchestre. Dans le bruit des rires et la clarté des flammes, il s’est avancé. Jules — c’était son prénom, je l’appris plus tard — avait le sourire éclatant d’un prince charmant. Un verre à la main, il m’a frôlé la hanche et s’est penché vers moi en me disant « Tu es bien jolie. » Soudainement fébrile, je sentis ma respiration s’arrêter. Son divin sourire m’hypnotisait. Pourtant, il était déjà passé et avait rejoint ses amis. Sur le coup, je n’ai pas bien compris ce qui se passait.

En ce temps-là, je travaillais dans une ferme dont mes parents connaissaient les propriétaires. Un dur travail où les occasions de se détendre étaient difficiles à trouver. L’ambiance générale et mon jeune âge aidant, mon esprit fût happé par ce gars que je n’avais pourtant jamais rencontré auparavant. Juste quatre mots qui ne cessaient de tourner dans ma tête. Juste quatre mots qu’on ne m’avait encore jamais dits. Juste quatre mots pour lesquels j’étais subitement prête à changer de vie. Étrangement troublée, je ne pouvais m’ôter ce garçon de l’esprit.

Timide, j’avais tendance à rester auprès de ma famille et les amis de la famille. Personne en dehors de mes connaissances proches ne m’invitait à danser. Et encore… Je devinais bien que c’était, parfois, simplement par gentillesse pour qu’une jeune fille ne reste pas là sans danser que mon oncle m’invitait. À un moment donné, Jules s’est dirigé vers moi et m’a prise par la main. Sans un mot. J’étais aux anges lorsque nous avons commencé à danser. Les virevoltes de la valse nous ont petit à petit éloignés de l’endroit où ma famille était regroupée.

Je lui souriais déjà sans retenue, mais quand ce gars m’a pris un baiser, j’ai frissonné. J’étais chipée. Irrémédiablement perdue dans ses magnifiques yeux bleus. Comment ne pas perdre la tête, serrée par des bras audacieux ? Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour quand ils sont dits avec les yeux. Je me sentais toute chose. Un élan de sentiments était monté en moi. Moi qui l’aimais tant, je le trouvais le plus beau de Saint-Jean. Et je restais grisée, sans volonté, sous ses baisers.

Il m’a ensuite emmenée un peu à l’écart des danseurs et de la foule. Plein de tendresse, de son sourire charmeur, il me chantait Ramona. Sans plus réfléchir, je lui donnais le meilleur de mon être. Beau parleur, chaque fois qu’il mentait, je le savais. Mais je l’aimais. Je me faisais une raison. Comment ne pas perdre la tête, serrée par des bras audacieux ? Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour quand ils sont dits avec les yeux. Moi qui l’aimais tant, je le trouvais le plus beau de Saint-Jean. Encore et encore, je restais grisée, sans volonté, sous ses baisers.

Il me promit qu’il m’aimait avec force de regards enjôleurs. En réalité, il ne prononça jamais les mots « je t’aime. » Il avait sûrement ses raisons pour ne pas me les dire ; il me semblait pourtant évident, à cet instant, qu’il les pensait. Mais hélas, à la Saint-Jean comme ailleurs, un serment n’est qu’un leurre. Je devais le comprendre bientôt.

Alors que la soirée avançait, ma cousine Manon vint me chercher. Il était temps de rentrer. Il était encore tôt malgré tout. Mais dans une ferme on se lève aux aurores. Le travail n’attend pas à la campagne. Je dus donc, à contrecoeur, me séparer de mon amant et rejoindre ma famille. Je dus attendre quelques instants que mon père eût fini sa conversation avec mon patron qu’il venait de croiser au détour du grand feu central aux ardeurs déclinantes. Puis ce fut le signal du départ. À ce moment, de l’autre côté du grand brasier, je crus distinguer mon Jules. Mon coeur se brisa en mille morceaux quand je compris qu’une autre jeune fille se trouvait dans ses bras, suspendue à ses lèvres.

J’étais folle de croire au bonheur et de vouloir garder son coeur. Je prenais conscience de mon erreur, mais comment ne pas perdre la tête, serrée par des bras audacieux ? Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour quand ils sont dits avec les yeux. Moi qui l’aimais tant, mon bel amour, mon amant de Saint-Jean. Il ne m’aime plus. C’est du passé. N’en parlons plus.

Mais ce trouble-là brûle en mes souvenirs. Tout avait commencé si doucement. Juste quatre mots, le trouble d’une vie. Juste quatre mots qu’aussitôt il oublia. Mais j’y pense encore, encore et toujours. La musique, le décor et ses mots de velours. Son parfum, ses dents blanches, les moindres détails sont encore en moi.
 

Ma petite fille… Ne pleure pas. Cette cruelle déception que tu as eue, tu le vois, je l’ai eue moi aussi dans le passé. Mais j’ai survécu. Ce ne fut pas facile, crois-moi. Au début, j’ai essayé, sans trop savoir pourquoi, de toujours regarder devant moi. Sans jamais baisser les bras. Je sais… Ce n’est pas le remède à tout, mais il faut se forcer parfois.

J’ai bien failli ne pas connaître ma grand-mère. Mais un ange en a décidé autrement. Il te faut profiter du temps qui nous est donné de vivre avec les autres tant que possible. Et vivre ses sentiments. Ma grand-mère me disait : « Lucie… Lucie, dépêche-toi. On vit et on ne meurt qu’une fois. Et on n’a le temps de rien, que c’est déjà la fin. Mais ce n’est pas marqué dans les livres que le plus important à vivre est de vivre au jour le jour. Le temps c’est de l’amour. »

Ma petite fille ne t’arrête pas. On ne vit qu’une vie à la fois. À peine le temps de savoir, qu’il est déjà trop tard… J’ai fait le tour de tant d’histoires d’amour et je sais qu’il te faut bien assez de courage pour tourner d’autres pages. Sache que le temps nous est compté. Il ne faut jamais se retourner en se disant que c’est dommage d’avoir passé l’âge.

  *
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Merci principalement à Léon Agel mais aussi à Pascal Obispo et Jean-Jacques Goldman, tous trois auteurs talentueux de chansons à succès, pour leur participation involontaire à l’écriture de ce texte. Je vous suggère de relire leurs textes afin de les apprécier en tant que tels et ensuite de comprendre comment je les ai utilisés et mélangés.

Les deux recueils que j’ai cités en début d’article contiennent chacun une quinzaine de textes et nouvelles ainsi qu’un dernier chapitre dépeignant des portraits de différents stéréotypes de danseurs et danseuses traités sur le ton de l’humour. Les histoires courtes parlent toutes de danse (essentiellement de danse en couple) et pourront rappeler à certaines et certains des situations connues… Vous pouvez évidemment les commander sur mon site https://www.rolland-editions.fr 

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Les danses à deux country (country swing, two-step…)

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Aujourd’hui je vous propose de chausser nos bottes et nos chapeaux (même si cela fait cliché) et de nous plonger dans l’univers des danses à deux du monde country western dont le two-step et le country swing.

Country Line Dance
Country Line Dance

Si on vous parle de danse country, vous imaginez sans doute de longues rangées de danseurs alignés qui font les mêmes pas en même temps. C’est la country line dance ou encore danse en ligne country en français. Certains font la différence entre la line dance tout court et la danse country en ligne, mais nous n’entrerons pas dans ce débat dans cet article. En revanche,  saviez-vous que la culture country comprend aussi un vrai ensemble de danses en couple, improvisées ou non et pleines d’énergie ?

Pour ceux qui aiment la danse en couple, habitués au rythme du rock’n’roll, à l’énergie du lindy hop ou à la sensualité de la salsa, les danses de couple western offrent un terrain de jeu fascinant. Partons ensemble sur les pistes de danse pour découvrir toute la richesse de ce répertoire.

Bal Country
Bal Country

Si vous observez ce qu’il se passe dans un bal country, vous verrez bien sûr des personnes danser les même pas en ligne et en rythme au centre de la piste. Mais vous remarquez aussi sur certains titre des couples qui tournent autour de la piste en dansant d’une manière complètement différente. Dans certains cas, la chorégraphie est la même pour tous les couples (c’est une partner dance, une danse codifiée à la chorégraphie répétitive comme El Paso ou Cowboy Cha-cha qu’on voit souvent danser dans les bals country français en ce moment), dans d’autres cas chaque couple danse un enchaînement différent des autres (c’est probablement du two-step).

1. Deux danses improvisées à la mode : two-step et country swing

Je vous propose de voir en particulier deux danses à deux les plus dansées en improvisation dans les bals country.

Le country two-step (ou Texas two-step)

Danseurs de Two Step
Danseurs de Two Step

Ses origines remontent au début du XXe siècle. Cette danse est issue du foxtrot et des danses de salon européennes amenées par les migrants. D’ailleurs le rythme des pas du two-step est similaire à celui du foxtrot, à la différence qu’il se font sur de la musique country western. Le pas de base suit un rythme en séquence : quick, quick, slow, slow (vite, vite, lent, lent) où la durée d’un « slow » vaut celle de deux « quick ». Sur ce rythme (et les variantes correspondant à certaines figures), la progression se fait le long du bord de la piste, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Le danseur guide la danse et propose des variations et figures à sa danseuse qui le suit.

Je vous propose en exemple un extrait vidéo du film « Urban cowboy » avec John Travolta. C’est le film essentiel qui a donné un coup de pouce à l’émergence de la danse country dans les années 1980. Un must à voir pour les amateurs de danse country. Décidement, John Travolta est dans tous les univers : disco, années 1960 et même country !

Le country swing

Grand porté Country Swing
Grand porté Country Swing

C’est une version moins technique des danses swing américaines comme le West Coast swing ou le lindy hop. Le country swing met l’accent sur l’interaction, les portés, les tombés, les renversés et une connexion très détendue. Ce qui en fait une danse visuelle parsemée de « tricks » et moments spectaculaires au point que certains en oublient qu’il y a un pas de base. Contrairement au two-step, le country swing est une danse plutôt stationnaire (les partenaires restent sur un espace de danse limité sans ligne de danse) et les musiques country utilisées ne peuvent pas être trop rapides. La rythmique de base ressemble  un peu à la salsa en plaçant le « lent » au début de la séquence : slow, quick, quick (lent, vite, vite).

Je vous propose en exemple visuel une vidéo d’un couple qui danse en extérieur. J’avoue que j’ai du mal à trouver des vidéos où la technique est visible au niveau des pieds. C’est l’un des défauts de l’émergence de la danse à deux country swing : les jeunes danseurs actuels se focalisent davantage sur l’aspect visuel du haut du corps en oubliant la technique et la rythmique associées aux pieds…

2. Autres danses proches du monde country western

La famille des danses de couple connue des amateurs de country western est large. Elle convient à toutes les ambiances et à tous les tempos. Voici les autres styles principaux à découvrir :

Le West Coast Swing (WCS)
Même s’il se danse aujourd’hui sur des styles musicaux très variés comme la pop, le R&B ou le blues, il garde une place importante dans les grands festivals country internationaux. Contrairement au country swing, on le danse sur une ligne de danse mais de manière stationnaire tout de même. Son style est élastique, fluide et très technique, suivant de près les variations de la musique dans une interprétation à deux.

La valse country (country waltz)
Avec un rythme en 3 temps comme toutes les formes de valse, la valse country reprend la valse classique avec une touche plus simple et chaleureuse.  La posture est souvent plus ouverte et détendue qu’en danse sportive, un peu comme l’American Waltz. Elle garde cependant le mouvement circulaire fluide autour de la piste. Cette danse permet de glisser comme en apesanteur sur les morceaux les plus mélodieux.

Le nightclub two-step (two-step de boîte de nuit)
Créée dans les années 1960 par Buddy Schwimmer, cette danse de couple convient parfaitement aux ballades country lentes et romantiques. Sa structure en quick-quick-slow et son déhanchement subtil vont avec de grands mouvements de bras.

La polka country
Plus vive et sautillante, elle impressionne sur les rythmes rapides. Elle se danse comme la polka d’origine polonaise, mais sur de la musique country. Un rythme rapide à deux temps, avec un rebond prononcé et des pas chassés. C’est la vraie image de la fête de village américain. Elle transmet une énergie qui se partage facilement.

3. Cohabitation sur la piste et musique

Ces danses se font dans les country dance halls (salles de danse country aux États-Unis), les bals country et les festivals. Les danseurs de two-step, de valse et de nightclub two-step prennent les couloirs extérieurs. Ils se déplacent en cercle. Les adeptes de swing choisissent les espaces plus fixes ou ouverts pour montrer leur créativité. En général, les danseurs de country line dance occupent le milieu de la piste avec parfois déjà plusieurs zones correspondant aux différentes chorégraphies et niveaux qu’il est possible de danser sur la musique en cours.

On danse ces styles sur différentes musiques selon le genre. On peut danse le two-step sur « Chattahoochee » de Alan Jackson, on peut danser le country swing sur « House Party » de Sam Hunt, le nightclub two-step peut se faire sur « Amazed » de Lonestar et la valse country au son de « Strawberry Wine » de Deana Carter.

Conclusion

L’univers de la danse country ne consiste pas seulement à enchaîner des pas tous alignés en silence. C’est un vrai terrain de jeu où chaque danseur, qu’il aime la valse, le foxtrot ou le swing, peut s’exprimer et cohabiter sur la piste de danse avec les autres avec ou sans chapeau sur la tête !

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Soul train et la danse disco

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Premier programme américain de variétés visant principalement le public noir, l’émission Soul Train a été présentée par Don Cornelius dès ses débuts aux États-Unis en 1971.  Si j’ai décidé de vous parler de cette émission de télévision qui n’existe plus (le dernier épisode a été produit en 2006) c’est que les danseurs y tenaient une place particulièrement importante et j’en profite pour vous parler de la danse disco qui y tenait particulièrement la vedette.

La fièvre du samedi soir - Travolta
La fièvre du samedi soir – Travolta

Lorsque l’on évoque l’époque disco des années 1970, une image emblématique vient immédiatement à l’esprit : celle de danseurs énergiques, vêtus de tenues étincelantes ou en costume plutôt chic, se déhanchant avec grâce et dynamisme sur des rythmes entraînants dans le scintillement de boules disco. La première référence qui nous vient à l’esprit est le film de 1977 « La fièvre du samedi soir » avec John Travolta avec ses chorégraphies dont certains mouvements sont passés dans la culture populaire.

La danse disco

La montée de la musique disco a coïncidé avec un désir croissant de liberté et d’expression, en particulier parmi les communautés marginalisées. La danse disco est devenue le véhicule parfait pour cette expression, offrant un espace où les gens pouvaient laisser libre cours à leur créativité et à leur individualité. Les pistes de danse sont devenues des lieux de célébration où les différences étaient mises de côté au profit de la musique et du mouvement.

La danse disco est un style de danse qui s’est développé dans les années 1970 en parallèle avec la montée de la musique disco. Elle est étroitement associée à la culture disco qui était populaire dans les boîtes de nuit et les discothèques de l’époque. La danse disco est caractérisée par des mouvements alternant dynamique, fluidité et rythme, souvent exécutés en couple ou en groupe sur les pistes de danse des discothèques (littéralement « là où l’on trouve de la musique disco en continu ») illuminées par des lumières stroboscopiques. De nombreux groupes  et chanteurs noirs américains étaient mis en avant dans cette vague disco des années 1970 jusque vers 1985, d’où ce fameux cliché de la perruque afro quand certains veulent se déguiser en danseur disco de l’époque. Mais il y avait aussi des chanteurs blancs et chanter ne voulait pas forcément dire danser…

Cours de danse disco dans les années 1970
Cours de danse disco dans les années 1970

Les pas de danse disco sont généralement simples et accessibles à tous, ce qui a contribué à sa popularité massive. Parmi les mouvements emblématiques de la danse disco en solo, on trouve le skate, le basic step-tap, le disco finger de Travolta, le funky chicken (retrouvé dans une chanson de Tom Jones), le double arm swing et bien d’autres.

Cours de danse disco dans les années 1970
Cours de danse disco dans les années 1970

Les mouvements étaient à la base souvent improvisés et permettaient aux danseurs d’exprimer leur créativité et leur individualité sur la piste de danse. Certains d’entre eux on gagné en popularité et se sont vus attribuer un nom afin d’être reproduits. La transmission se faisait lors de soirées dansantes en discothèque (directement en regardant) ou dans des cours dédiés à ce style souvent dispensés avant une soirée disco, mais parfois aussi dans des cours en école (cf. vidéo plus bas).

Danseurs disco à Toronto dans les années 1970
Danseurs disco à Toronto dans les années 1970

La danse disco était également influencée par d’autres styles de danse populaires de l’époque, tels que le rock’n’roll, le swing, le funk, etc. Cela lui conférait une grande variété de mouvements et de styles. Il est à noter que le disco se dansait beaucoup en solo, mais aussi à deux (on appelle cela le hustle ou le discofox) ou en groupe (danses en ligne comme le « Bus Stop » ou la « Night Fever Line Dance » de Travolta dans le film cité plus haut). Les vêtements portés par les danseurs étaient également caractéristiques de l’époque disco, avec des tenues étincelantes, des paillettes, des tenues parfois proches de tenues de sport, des pantalons à pattes d’éléphant et autres chaussures à plateforme.

Une vidéo est devenue célèbre sur Internet, présentant un cours de disco en solo donné par le Finlandais Arthur Åke Blomqvist avec sa femme Wendy en 1978.  L’homme est à l’origine un professeur de danse de salon connu, ce qui explique aussi son style de danse et sa manière d’amener le sujet paraissant aujourd’hui très kitsch.

Au-delà de ses aspects purement esthétiques, comme d’autres formes de danse avant elle (le swing par exemple), la danse disco était également un moyen de célébrer la musique et de se connecter avec les autres sur la piste de danse. Elle représentait un symbole de liberté, d’expression et d’évasion, offrant un espace où les gens pouvaient laisser derrière eux leurs soucis et leurs préoccupations et se perdre dans la musique et le mouvement. Aujourd’hui, la danse disco continue d’être célébrée et revisitée à travers le monde, rappelant l’héritage vivant de cette époque de musique et de danse exaltante.

L’émission culte « Soul Train » 

Soul Train, le logo
Soul Train, le logo

Au cœur de cette révolution musicale et culturelle se trouve aussi une émission de télévision culte pour les amateurs de disco aux États-Unis : « Soul Train ». Cette émission a joué un rôle crucial dans la popularisation de la danse disco et a contribué à façonner toute une génération de danseurs et de spectateurs du genre. Créée et présentée par Don Cornelius en 1971, « Soul Train » était à l’origine une émission de télévision destinée à mettre en valeur la musique soul et R&B. Diffusée à l’échelle nationale des États-Unis, « Soul Train » est rapidement devenue un phénomène culturel majeur, offrant une plateforme sans précédent aux artistes afro-américains et à la musique noire en général (des blancs apparaissaient aussi évidemment). Mais au-delà de la musique, « Soul Train » est devenue célèbre pour son impact sur la danse en particulier dans le style disco.

Le public dansant de Soul Train
Le public dansant de Soul Train

Le principe de « Soul Train » était que chaque épisode de l’émission mettait en vedette des performances musicales en direct, accompagnées de séquences de danse où des jeunes talentueux montraient leurs meilleurs mouvements sur la piste de danse. Cela s’était déjà fait dans les années 1960 avec les émissions en noir et blanc pour teenagers (voyez le film « Hairspray » pour en avoir une idée) et on a pu donc voir un retour à l’écran de cette approche. Grâce à l’émission, des danseurs amateurs ont pu toucher un large public et contribuer à populariser la danse disco bien au-delà des boîtes de nuit et des discothèques. Ces séquences de danse sont devenues aussi populaires que les performances musicales elles-mêmes, attirant des millions de téléspectateurs chaque semaine.

Les Village People dans Soul Train en 1979
Les Village People dans Soul Train en 1979

Dans chaque émission, des artistes connus ou en devenir pouvaient chanter leur chanson alors que le public dansait. Toutes les célébrités du moment y passaient, comme par exemple Little richard, Elton John, Patti LaBelle, James Brown, Nina Simone ainsi que de nombreuses icônes du disco comme les Village People chantant leur tube « YMCA » en 1979 (cf. photo).

Mon moment préféré de cette émission, et probablement de nombreux autres spectateurs de l’époque, était le défilé des danseurs façon « stroll » des années 1960 sur la chanson des Diamonds (cf. vidéo ci-dessous).

La différence par rapport au stroll de leur aïeux qui est une danse aux pas chorégraphiés, c’est que chaque danseur défilant dans l’espace entre les autres danseurs n’avait que quelques secondes pour montrer ses meilleurs mouvement et ainsi briller face caméra comme le montre la vidéo ci-après en 1974.

 

Conclusion 

« Soul Train » et la danse disco restent des symboles de l’énergie, de la créativité et de l’unité qui ont caractérisé les années 1970. En réunissant la musique et la danse, « Soul Train » a capturé l’esprit d’une époque et laissé un héritage indélébile dans l’histoire de la télévision et de la culture afro-américaine d’autant plus que l’émission a contribué à faire émerger des danseurs de talent qui sont devenus des icônes de la danse comme Don Campbell, Jody Watley ou encore Jeffrey Daniel. De même, la danse disco a influencé de nombreux genres musicaux et styles de danse, allant de la pop au hip-hop en passant par la house music.

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Duo Rythme, le retour de la revanche du fils de…

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Les derniers articles que j’ai postés ressemblaient à la fin de tout… Pourtant ce n’était jusque que la fin d’un chapitre. Besoin d’un break, d’une pause dans le rythme effréné de l’animation d’une grande école de danse à moi tout seul en milieu urbain (Toulouse), sur le pont presque 24h/24 et 7j/7 dans des horaires atypiques par rapport à la plupart des gens. Et puis, me revoilà ! Entre temps, j’ai fait une pause, restructuré mon quotidien pour moins de stress à la campagne et un meilleur équilibre pour une vie de famille.

Cette année, je me suis ré-intéressé à la danse country en profondeur, mais il me fallait revenir à la danse à deux dans mon nouvel environnement verdoyant en pleine nature. Et voici que se crée l’association « Duo Rythme » (http://www.duorythme.fr) pour préparer la rentrée prochaine en septembre 2026. Loin de la multitude d’activités que je proposais dans mon école (l’Espace UltraDanse) jusqu’en 2025, il s’agit d’une petite association qui va démarrer sa première saison avec juste 2 cours principalement pour les débutants. On repart à zéro, dans un vrai esprit associatif.

Duo Rythme
Duo Rythme

On reprend tout à zéro (cette fois ma compagne est de la partie dès le début) : brainstorming sur le nom, travail sur un logo, formalités de création, statuts, démarches auprès de la mairie pour occuper la salle municipale, site Internet, communication, etc.

Je vais aussi reprendre les publications ici même après une année de pause (un pause dans beaucoup de choses en fait, mais cela fait du bien de casser le rythme de temps en temps). Alors voilà, restez à l’écoute d’ultradanse.fr qui fête cette année ses 25 années d’existence !

 

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Quelques pas de base en claquettes (tap dance)

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Gene Kelly Claquettes

Qui n’a pas rêvé faire comme Fred Astaire, Ginger Rogers ou Gene Kelly dans les comédies musicales hollywoodiennes, se mouvant avec aisance en faisant de petits cliquetis de la pointe de ses chaussures ? Au-delà de la danse et des mouvements effectués par l’ensemble du corps, l’ajout des claquettes apporte une difficulté certaine à l’apprentissage de ce style. Le mélange de technique et de rythmes imposé par l’utilisation des chaussures avec des fers à l’avant et à l’arrière va avec son propre vocabulaire universel en anglais. Nous allons ici répertorier quelques mouvements de base des claquettes (frappes de base) qui correspondent à ces termes techniques anglais bien précis. Si vous voulez des informations générales sur les différents styles de danse à claquettes, je vous conseille de consulter la présentation dans cet article.

Vue d’ensemble et maintien

Lorsque vous dansez avec des chaussures à claquettes aux pieds, vous réalisez inévitablement les frappes de base que de nombreux autres danseurs ont réalisé avant vous. Il s’agit d’un passage obligé. Ces frappes sont certes destinées à produire des sons assimilables à des percussions, mais n’oubliez pas que vous êtes censés danser… Aussi, vos bras ne doivent-ils pas rester statiques le long du corps (sauf, bien entendu, dans le cas d’une orientation spécifiquement claquettes irlandaises). Généralement, le bras opposé au pied qui effectue la frappe est légèrement levé, exactement comme lorsque l’on marche. Restez toujours bien droit et n’oubliez pas de garder la jambe sur laquelle se trouve le poids de votre corps (jambe opposée à celle qui effectue la frappe) légèrement pliée : pas de jambe tendue !

Liste des pas présentés
(par ordre courant de difficulté)

  1. Tap (touch)
  2. Step
  3. Brush
  4. Back brush
  5. Shuffle
  6. Hop
  7. Leap
  8. Heel
  9. Stamp
  10. Stomp
  11. Toe
  12. Ball
  13. Scuff
  14. Dig
  15. Flap
  16. Slap
  17. Backflap

TAP simple (ou « TOUCH »)

Définition : frappe de la demi-pointe sans poids du corps

La première frappe que vous pouvez réaliser est le touch. Il s’agit d’une frappe simple et brève réalisée en combinant l’action de la cheville et du genou pour abaisser la pointe du pied jusqu’au contact avec le sol, puis en relevant le tout toujours par une action combinée de la cheville et du genou.


1. La pointe entre au contact avec le sol.

2. Elle est aussitôt relevée.

Si vous réalisez un touch avec le pied droit, le poids de votre corps reste tout le temps sur votre jambe gauche : vous êtes en équilibre sur votre pied gauche. On entend 1 son : « clic ».

STEP

Définition : frappe de la demi-pointe avec poids du corps

Le step est réalisé comme un pas (d’où son nom). Le principe est le même que pour le touch, mais au lieu de relever la pointe du pied, vous laissez celle-ci en contact avec le sol et vous faites passer en même temps le poids de votre corps sur la jambe correspondante. Si vous commencez le step avec le poids du corps sur la jambe gauche, vous le finissez avec le poids sur la jambe droite.
On entend 1 son : « clic ».

BRUSH (ou forward brush ou front brush)

Définition : effleurement de la pointe du pied en avant.

Le brush correspond à un mouvement du pied vers l’avant. Vous êtes en équilibre sur la jambe opposée du pied qui va brièvement racler le sol dans un mouvement en arc de cercle vers l’avant. Le contact avec le sol se fait au niveau de la demi-pointe du pied. Ce mouvement est principalement réalisé par l’action du genou. La cheville n’entre en action que brièvement lors du contact avec le sol.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le brush est en l’air vers l’avant.

On entend 1 son : « chlic ».

BACK BRUSH

Définition : effleurement de la pointe du pied en arrière.

Le back brush correspond à un mouvement du pied de l’avant vers l’arrière. Vous êtes en équilibre sur la jambe opposée du pied qui va brièvement racler le sol dans un mouvement en arc de cercle vers l’arrière. Le contact avec le sol se fait au niveau de la demi-pointe du pied. Ce mouvement est principalement réalisé par l’action du genou. La cheville n’entre en action que brièvement lors du contact avec le sol.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le brush ne touche pas le sol.

On entend 1 son : « chlic ».

SHUFFLE

Définition : effleurement de la pointe du pied en avant, puis en arrière (brush suivi de back brush).

Le shuffle correspond à la combinaison à suivre d’un brush et d’un back brush.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le shuffle ne touche pas le sol.

On entend 2 sons : « chlic chlic ».

HOP

Définition : saut sur la demi-pointe sur le pied d’appui

Le hop correspond à un petit saut simple. Le talon ne doit pas être posé au sol ni pour donner l’impulsion, ni pour atterrir.


1. On effectue un petit saut.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe.

Vous ne posez pas l’autre pied au sol, ni le talon. On entend 1 son : « clic ».

LEAP

Définition : saut sur la demi-pointe d’un pied sur l’autre

Le leap correspond à un petit saut simple tout en changeant de jambe. Le talon ne doit pas être posé au sol ni pour donner l’impulsion, ni pour atterrir.


1. On effectue un petit saut sur un pied.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe de l’autre pied.

Vous posez toujours un pied à la fois au sol. On entend 1 son : « clic ».

HEEL

Définition : pose du talon à plat

Le heel consiste à poser le talon sur le sol.


1. Le talon n’est pas posé.

2. On pose le talon.

On entend 1 son : « clac ».

STAMP

Définition : pied à plat avec poids du corps dessus

Le stamp correspond à une frappe avec le pied plat en portant le poids du corps sur ce pied. À la fin de la frappe, il est possible de rester en équilibre sur le pied qui vient de faire le stamp.


1. On effectue un petit saut.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe.

On entend 1 son : « poum ».

STOMP

Définition : pied à plat sans poids du corps dessus

Le stomp correspond à une frappe avec le pied plat en restant en équilibre sur l’autre pied. À la fin de la frappe, il est possible de lever le pied qui vient de faire le stomp sans tomber…


1. On effectue un petit saut sur un pied.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe de l’autre pied.

On entend 1 son : « pam ».

TOE

Définition : piqué de la pointe du fer avant

Le toe consiste à poser la pointe du fer avant sur le sol.


1. Le pied n’est pas posé.

2. On pose la pointe.

On entend 1 son : « plic ».

BALL ou BALL TAP

Définition : talon au sol, pose de la demi-pointe

Baisser la demi-pointe pour frapper le sol sans le poids du corps, et la soulever pour continuer.


1. Le talon est au sol…

2. On pose la demi-pointe.

3. On peut la relever.

On entend 1 son : « clic ».
Ce même mouvement existe en baissant la demi-pointe avec le poids du corps. Il se note de la même façon (ball) ou est noté ball+. En fonction de la frappe qui suit, il est facile et surtout logique de savoir si on met ou non le poids du corps.

SCUFF ou HEELSCUFF

Définition : talon de volée

En descendant le genou, la partie arrière du talon effleure le sol vers l’avant.


1. On prépare la frappe.

2. Le talon touche le sol et la jambe continue.

On entend 1 son : « clac ».

DIG ou HEELDIG

Définition : piqué du fer arrière

Commencer talon en l’air et poser la partie arrière du talon avec le poids du corps (on laisse alors le pied au sol) ou sans le poids du corps (on soulève alors le pied pour continuer).


1. Préparation en avant.

2. Le talon finit sa course au sol.

On entend 1 son : « cloc ».

FLAP

Définition : brush suivi d’un step

Il y a deux sons en un seul mouvement : en descendant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit avec le poids du corps. Pour signifier les deux sons, prononcer le mot flap comme ceci : « FEUL-LAP ».


1. Le brush…

2. Suivi du step.

On entend 2 sons : « chlic – clac ».

SLAP

Définition : brush suivi d’un tap

Il y a deux sons en un seul mouvement : en descendant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit sans le poids du corps. Pour signifier les deux sons, prononcer le mot slap comme ceci : « SEUL-LAP ».


1. Le brush…

2. Suivi du tap.

On entend 1 son : « chlic – clic ».

BACKFLAP

Définition : backbrush suivi d’un step

Il y a deux sons en un seul mouvement : en relevant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit avec le poids du corps.

 


1. Le brush…

2. Suivi du step.

On entend 2 sons : « chlic – clac ».

Musique

Vous pouvez danser avec des claquettes sur de nombreuses musiques étant entendu que vous devenez musicien-percussionniste avec vos chaussures aux pieds… Le jazz est toutefois un type de musique de prédilection pour les danseurs à claquettes.

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