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Soul train et la danse disco

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Premier programme américain de variétés visant principalement le public noir, l’émission Soul Train a été présentée par Don Cornelius dès ses débuts aux États-Unis en 1971.  Si j’ai décidé de vous parler de cette émission de télévision qui n’existe plus (le dernier épisode a été produit en 2006) c’est que les danseurs y tenaient une place particulièrement importante et j’en profite pour vous parler de la danse disco qui y tenait particulièrement la vedette.

La fièvre du samedi soir - Travolta
La fièvre du samedi soir – Travolta

Lorsque l’on évoque l’époque disco des années 1970, une image emblématique vient immédiatement à l’esprit : celle de danseurs énergiques, vêtus de tenues étincelantes ou en costume plutôt chic, se déhanchant avec grâce et dynamisme sur des rythmes entraînants dans le scintillement de boules disco. La première référence qui nous vient à l’esprit est le film de 1977 « La fièvre du samedi soir » avec John Travolta avec ses chorégraphies dont certains mouvements sont passés dans la culture populaire.

La danse disco

La montée de la musique disco a coïncidé avec un désir croissant de liberté et d’expression, en particulier parmi les communautés marginalisées. La danse disco est devenue le véhicule parfait pour cette expression, offrant un espace où les gens pouvaient laisser libre cours à leur créativité et à leur individualité. Les pistes de danse sont devenues des lieux de célébration où les différences étaient mises de côté au profit de la musique et du mouvement.

La danse disco est un style de danse qui s’est développé dans les années 1970 en parallèle avec la montée de la musique disco. Elle est étroitement associée à la culture disco qui était populaire dans les boîtes de nuit et les discothèques de l’époque. La danse disco est caractérisée par des mouvements alternant dynamique, fluidité et rythme, souvent exécutés en couple ou en groupe sur les pistes de danse des discothèques (littéralement « là où l’on trouve de la musique disco en continu ») illuminées par des lumières stroboscopiques. De nombreux groupes  et chanteurs noirs américains étaient mis en avant dans cette vague disco des années 1970 jusque vers 1985, d’où ce fameux cliché de la perruque afro quand certains veulent se déguiser en danseur disco de l’époque. Mais il y avait aussi des chanteurs blancs et chanter ne voulait pas forcément dire danser…

Cours de danse disco dans les années 1970
Cours de danse disco dans les années 1970

Les pas de danse disco sont généralement simples et accessibles à tous, ce qui a contribué à sa popularité massive. Parmi les mouvements emblématiques de la danse disco en solo, on trouve le skate, le basic step-tap, le disco finger de Travolta, le funky chicken (retrouvé dans une chanson de Tom Jones), le double arm swing et bien d’autres.

Cours de danse disco dans les années 1970
Cours de danse disco dans les années 1970

Les mouvements étaient à la base souvent improvisés et permettaient aux danseurs d’exprimer leur créativité et leur individualité sur la piste de danse. Certains d’entre eux on gagné en popularité et se sont vus attribuer un nom afin d’être reproduits. La transmission se faisait lors de soirées dansantes en discothèque (directement en regardant) ou dans des cours dédiés à ce style souvent dispensés avant une soirée disco, mais parfois aussi dans des cours en école (cf. vidéo plus bas).

Danseurs disco à Toronto dans les années 1970
Danseurs disco à Toronto dans les années 1970

La danse disco était également influencée par d’autres styles de danse populaires de l’époque, tels que le rock’n’roll, le swing, le funk, etc. Cela lui conférait une grande variété de mouvements et de styles. Il est à noter que le disco se dansait beaucoup en solo, mais aussi à deux (on appelle cela le hustle ou le discofox) ou en groupe (danses en ligne comme le « Bus Stop » ou la « Night Fever Line Dance » de Travolta dans le film cité plus haut). Les vêtements portés par les danseurs étaient également caractéristiques de l’époque disco, avec des tenues étincelantes, des paillettes, des tenues parfois proches de tenues de sport, des pantalons à pattes d’éléphant et autres chaussures à plateforme.

Une vidéo est devenue célèbre sur Internet, présentant un cours de disco en solo donné par le Finlandais Arthur Åke Blomqvist avec sa femme Wendy en 1978.  L’homme est à l’origine un professeur de danse de salon connu, ce qui explique aussi son style de danse et sa manière d’amener le sujet paraissant aujourd’hui très kitsch.

Au-delà de ses aspects purement esthétiques, comme d’autres formes de danse avant elle (le swing par exemple), la danse disco était également un moyen de célébrer la musique et de se connecter avec les autres sur la piste de danse. Elle représentait un symbole de liberté, d’expression et d’évasion, offrant un espace où les gens pouvaient laisser derrière eux leurs soucis et leurs préoccupations et se perdre dans la musique et le mouvement. Aujourd’hui, la danse disco continue d’être célébrée et revisitée à travers le monde, rappelant l’héritage vivant de cette époque de musique et de danse exaltante.

L’émission culte « Soul Train » 

Soul Train, le logo
Soul Train, le logo

Au cœur de cette révolution musicale et culturelle se trouve aussi une émission de télévision culte pour les amateurs de disco aux États-Unis : « Soul Train ». Cette émission a joué un rôle crucial dans la popularisation de la danse disco et a contribué à façonner toute une génération de danseurs et de spectateurs du genre. Créée et présentée par Don Cornelius en 1971, « Soul Train » était à l’origine une émission de télévision destinée à mettre en valeur la musique soul et R&B. Diffusée à l’échelle nationale des États-Unis, « Soul Train » est rapidement devenue un phénomène culturel majeur, offrant une plateforme sans précédent aux artistes afro-américains et à la musique noire en général (des blancs apparaissaient aussi évidemment). Mais au-delà de la musique, « Soul Train » est devenue célèbre pour son impact sur la danse en particulier dans le style disco.

Le public dansant de Soul Train
Le public dansant de Soul Train

Le principe de « Soul Train » était que chaque épisode de l’émission mettait en vedette des performances musicales en direct, accompagnées de séquences de danse où des jeunes talentueux montraient leurs meilleurs mouvements sur la piste de danse. Cela s’était déjà fait dans les années 1960 avec les émissions en noir et blanc pour teenagers (voyez le film « Hairspray » pour en avoir une idée) et on a pu donc voir un retour à l’écran de cette approche. Grâce à l’émission, des danseurs amateurs ont pu toucher un large public et contribuer à populariser la danse disco bien au-delà des boîtes de nuit et des discothèques. Ces séquences de danse sont devenues aussi populaires que les performances musicales elles-mêmes, attirant des millions de téléspectateurs chaque semaine.

Les Village People dans Soul Train en 1979
Les Village People dans Soul Train en 1979

Dans chaque émission, des artistes connus ou en devenir pouvaient chanter leur chanson alors que le public dansait. Toutes les célébrités du moment y passaient, comme par exemple Little richard, Elton John, Patti LaBelle, James Brown, Nina Simone ainsi que de nombreuses icônes du disco comme les Village People chantant leur tube « YMCA » en 1979 (cf. photo).

Mon moment préféré de cette émission, et probablement de nombreux autres spectateurs de l’époque, était le défilé des danseurs façon « stroll » des années 1960 sur la chanson des Diamonds (cf. vidéo ci-dessous).

La différence par rapport au stroll de leur aïeux qui est une danse aux pas chorégraphiés, c’est que chaque danseur défilant dans l’espace entre les autres danseurs n’avait que quelques secondes pour montrer ses meilleurs mouvement et ainsi briller face caméra comme le montre la vidéo ci-après en 1974.

 

Conclusion 

« Soul Train » et la danse disco restent des symboles de l’énergie, de la créativité et de l’unité qui ont caractérisé les années 1970. En réunissant la musique et la danse, « Soul Train » a capturé l’esprit d’une époque et laissé un héritage indélébile dans l’histoire de la télévision et de la culture afro-américaine d’autant plus que l’émission a contribué à faire émerger des danseurs de talent qui sont devenus des icônes de la danse comme Don Campbell, Jody Watley ou encore Jeffrey Daniel. De même, la danse disco a influencé de nombreux genres musicaux et styles de danse, allant de la pop au hip-hop en passant par la house music.

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Duo Rythme, le retour de la revanche du fils de…

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Les derniers articles que j’ai postés ressemblaient à la fin de tout… Pourtant ce n’était jusque que la fin d’un chapitre. Besoin d’un break, d’une pause dans le rythme effréné de l’animation d’une grande école de danse à moi tout seul en milieu urbain (Toulouse), sur le pont presque 24h/24 et 7j/7 dans des horaires atypiques par rapport à la plupart des gens. Et puis, me revoilà ! Entre temps, j’ai fait une pause, restructuré mon quotidien pour moins de stress à la campagne et un meilleur équilibre pour une vie de famille.

Cette année, je me suis ré-intéressé à la danse country en profondeur, mais il me fallait revenir à la danse à deux dans mon nouvel environnement verdoyant en pleine nature. Et voici que se crée l’association « Duo Rythme » (http://www.duorythme.fr) pour préparer la rentrée prochaine en septembre 2026. Loin de la multitude d’activités que je proposais dans mon école (l’Espace UltraDanse) jusqu’en 2025, il s’agit d’une petite association qui va démarrer sa première saison avec juste 2 cours principalement pour les débutants. On repart à zéro, dans un vrai esprit associatif.

Duo Rythme
Duo Rythme

On reprend tout à zéro (cette fois ma compagne est de la partie dès le début) : brainstorming sur le nom, travail sur un logo, formalités de création, statuts, démarches auprès de la mairie pour occuper la salle municipale, site Internet, communication, etc.

Je vais aussi reprendre les publications ici même après une année de pause (un pause dans beaucoup de choses en fait, mais cela fait du bien de casser le rythme de temps en temps). Alors voilà, restez à l’écoute d’ultradanse.fr qui fête cette année ses 25 années d’existence !

 

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Jackie Chan le danseur : danse et arts martiaux

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Qui ne connait pas Jackie Chan, célèbre acteur associé aux arts martiaux, cascadeur et réalisateur de films d’action à succès ? Mais saviez-vous que la danse émaille sa vie et sa carrière tout entière ?
J’ai aujourd’hui décidé de vous parler de cet acteur iconique et de sa capacité  à danser mais aussi de la relation entre les arts martiaux et la danse.

Arts martiaux
Arts martiaux

La danse et les arts martiaux partent d’un grand point commun : la maîtrise du mouvement corporel. Que l’on exerce ces disciplines en solo ou avec un(e) partenaire (ou plutôt un(e) adversaire dans le cas des arts martiaux), il est nécessaire d’utiliser des techniques bien précises pour aboutir au bon résultat. En danse, on doit maîtriser l’équilibre, le rythme, l’énergie, les forces appliquées à un(e) partenaire dans le cadre d’une interaction (guidage en danse à deux, pas de deux, portés, etc.), le placement des éléments du corps pour réaliser les mouvements correspondant au style recherché, l’anticipation pour une chorégraphie fluide, sans oublier la mémoire des enchaînements lorsqu’on danse hors improvisation.  Dans le domaine des arts martiaux, je pourrais faire une phrase très semblable puisque les mêmes qualités sont requises pour une bonne pratique dans le cadre d’un combat ou celui d’une exhibition.On peut aussi ajouter dans la liste des points communs la discipline, la concentration, le contrôle de soi, l’expression artistique à travers les mouvements du corps. Dans le cas de démonstrations, on peut aussi citer l’importance du rythme, de la synchronisation entre les participants ainsi que la fluidité des enchaînements.

Si l’on poursuit le parallèle entre la danse à deux et un combat d’arts martiaux, la différence essentielle en dehors de la présence ou l’absence de musique sera le fait que dans le premier cas le danseur veut faire ressentir à sa danseuse le mouvement qu’il voudrait lui faire faire et que dans le second cas les adversaires essaient de masquer leurs intentions à l’autre pour pouvoir se surprendre mutuellement.

Le cas de Jackie Chan et d’autres stars des films d’arts martiaux mérite d’être étudié de plus près… De ses débuts à l’Opéra de Pékin à ses apparitions dans des films à succès, Jackie Chan a en particulier parcouru un chemin unique dans le monde de la danse.

Seven Little Fortunes
Seven Little Fortunes avec Jackie Chan

Jackie Chan est né le 7 avril 1954 à Hong Kong. Il a commencé sa formation en arts martiaux dès son plus jeune âge à partir de 1961 à l’Opéra de Pékin, également connue sous le nom de « China Drama Academy », où il a aussi étudié la danse traditionnelle chinoise et l’acrobatie. Cette formation précoce a influencé son style de combat unique qui intègre des éléments de danse et d’acrobatie, jetant ainsi les bases de ses talents multiples qui allaient le propulser vers la gloire cinématographique. Il a fait partie des meilleurs de sa promotion et sélectionné pour faire partie des « Seven Little Fortunes » qui se produisaient au Lai Yuen Amusement Park de Kowloon. La formation à l’Opéra de Pékin a également exposé Jackie Chan à une variété d’autres disciplines artistiques, notamment l’acrobatie et les arts martiaux, qui allaient devenir des éléments clés de son style cinématographique unique plus tard dans sa carrière. Cette formation polyvalente a contribué à forger sa passion pour les arts de la scène et à jeter les bases de sa future carrière dans l’industrie du divertissement.

Les premiers pas de Jackie Chan dans l’industrie cinématographique  dans les années 1960 et 1970 ont été marqués par des rôles dans des films où il a eu l’occasion de mettre en valeur ses compétences en danse et en arts martiaux. Son rôle dans le film en noir et blanc « Big and Little Wong Tin Bar » en 1962 lui a offert sa première expérience d’arts martiaux chorégraphiés sur grand écran en tant qu’enfant, posant ainsi les fondations de sa future carrière. Dans les années 1970 et 1980, Jackie Chan est devenu une figure majeure du cinéma d’action hongkongais, notamment grâce à sa collaboration avec le réalisateur Lo Wei et sa participation à la série de films « Drunken Master » et « Police Story ».

Drunken Master
Drunken Master

Son style de combat unique, qui intègre des éléments de comédie et de chorégraphie complexe, a attiré l’attention du public international et lui a valu le surnom de « Maître des arts martiaux comiques ».

Dans ses films d’action qui incorporent des séquences de combat chorégraphiées avec une précision remarquable, les mouvements de Jackie Chan sont souvent fluides et gracieux, rappelant ceux d’un danseur, ce qui ajoute une dimension artistique à ses scènes d’action. Ses cascades vont même souvent au-delà des simples combats. Il intègre fréquemment des éléments de danse dans ses scènes de combat et d’action, ce qui rend ses performances à la fois spectaculaires et esthétiques. Au fil de sa carrière, Jackie Chan a travaillé avec plusieurs chorégraphes de renom pour créer des scènes de combat et des séquences de danse dans ses films. Ces collaborations ont contribué à enrichir son répertoire de mouvements et à élever le niveau de l’action dans ses films.

Au fil des années 1980 et 1990, Jackie Chan a incorporé des éléments de danse dans ses films d’action de manière de plus en plus prononcée. Des séquences de combat chorégraphiées avec grâce et précision ont ajouté une dimension artistique à ses performances, distinguant ainsi ses films des autres productions d’action. Citons par exemple « City Hunter » (1993) mêlant chorégraphie et comédie.
Dans ce film, Jackie Chan offre au public une séquence de combat chorégraphié mémorable et hilarante. Déguisé en Sailor Moon, il entraîne les spectateurs dans une performance énergique sur le thème de « Street Fighter II », illustrant ainsi sa capacité à combiner danse, humour et action dans une seule séquence.

Dans la même période, on note des apparitions à la télévision où Jackie Chan danse. Par exemple, l’émission « Dance With Me » en 1982 où on le voit commencer par un saut acrobatique façon arts martiaux comme dans ses films, puis il continue en dansant en solo ou avec des danseuses comme le montre la vidéo ci-après.

Autre exemple, avec de la danse à part entière cette fois, dans le film Kung Fu Yoga réalisé par Stanley Tong et sorti en 2017, Jackie Chan joue le rôle de Jack, professeur d’archéologie chinois, qui fait équipe avec Ashmita, professeure de danse indienne, et son assistante Kyra pour retrouver le trésor perdu de Magadha. On y voit une scène de danse festive de style Bollywood où Jackie Chan démontre avec brio ses qualités de danseur. On retrouve la danse Bollywood principalement dans les films indiens (Bollywood est la contraction de Bombay et Hollywood) où l’industrie du cinéma regorge de scènes de danse de ce type. Pour faire la promotion de ce film, on a pu voir notre amateur d’arts martiaux exécuter des extraits de cette scène en direct sur plusieurs plateaux de télévision. D’ailleurs, ce style de mouvements rappelle une petite scène où Jackie Chan effectue une petite danse avec les mains dans « Drunken Master ».

Au-delà des mouvements de danse en solo mis en scène dans quelques films tels qu’évoqué précédemment, Jackie Chan a eu plusieurs fois l’occasion de danser en couple sur le grand et le petit écran. On peut citer, par exemple,des films comme « Shanghai Knights » (dans ce film de 2003, il reprend son rôle de Chon Wang aux côtés d’Owen Wilson. Bien que ce ne soit pas un film centré spécifiquement sur la danse, il y a des scènes où Jackie Chan danse en couple, notamment lors de certaines séquences comiques et de divertissement) ou encore

The Tuxedo, danse en couple
The Tuxedo, danse en couple

« The Tuxedo » (dans ce film d’action comique de 2002, Jackie Chan joue le rôle de Jimmy Tong, un chauffeur de limousine qui se retrouve impliqué dans une intrigue impliquant un smoking spécial doté de capacités surhumaines. Il y a plusieurs scènes où Jackie Chan danse en couple avec Jennifer Love Hewitt, qui joue le rôle de Del Blaine, un agent secret).

En fait, ce qui m’a donné l’idée de cet article est un extrait d’émission
de la télévision chinoise en ce début de 2024 où l’on voit Jackie Chan
faire quelques pas de danse improvisés. Ce n’est pas la première fois que Jackie Chan danse comme cela à la télévision, comme je vous l’ai précisé plus haut, mais l’occasion était trop belle pour ne pas aller dans le détail et vous montrer cela. Voici la vidéo :

 

On le voit bien, au fil des ans, Jackie Chan a étendu ses talents au-delà du cinéma pour inclure la réalisation, la production, le doublage vocal, la musique et même la philanthropie. Sa capacité de à fusionner habilement les arts martiaux, l’acrobatie et la danse a contribué à faire de lui une icône du cinéma d’action internationale.
Il a reçu de nombreux prix et distinctions tout au long de sa carrière, y compris un Oscar d’honneur en 2016 pour sa contribution exceptionnelle au cinéma. Comme quoi les qualités de danseurs peuvent mener très loin !

Je ne saurais être complet sur le sujet en citant quelques autres acteurs connus pour les arts martiaux qui mêlent danse et combat comme Bruce Lee,  Jet Li, Sammo Hung, Jean-Claude Van Damme  ou encore Tony Jaa qui a reçu une formation en danse thaïlandaise par exemple.  À l’inverse, plusieurs artistes connus pour la danse et/ou le chant maîtrisent les arts martiaux, parmi lesquels on peut citer Michael Flatley, Kamel Ouali, Madonna et même Elvis Presley (et son fameux déhanché peut-être en rapport avec sa ceinture noire de karaté ?).

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Quelques pas de base en claquettes (tap dance)

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Gene Kelly Claquettes

Qui n’a pas rêvé faire comme Fred Astaire, Ginger Rogers ou Gene Kelly dans les comédies musicales hollywoodiennes, se mouvant avec aisance en faisant de petits cliquetis de la pointe de ses chaussures ? Au-delà de la danse et des mouvements effectués par l’ensemble du corps, l’ajout des claquettes apporte une difficulté certaine à l’apprentissage de ce style. Le mélange de technique et de rythmes imposé par l’utilisation des chaussures avec des fers à l’avant et à l’arrière va avec son propre vocabulaire universel en anglais. Nous allons ici répertorier quelques mouvements de base des claquettes (frappes de base) qui correspondent à ces termes techniques anglais bien précis. Si vous voulez des informations générales sur les différents styles de danse à claquettes, je vous conseille de consulter la présentation dans cet article.

Vue d’ensemble et maintien

Lorsque vous dansez avec des chaussures à claquettes aux pieds, vous réalisez inévitablement les frappes de base que de nombreux autres danseurs ont réalisé avant vous. Il s’agit d’un passage obligé. Ces frappes sont certes destinées à produire des sons assimilables à des percussions, mais n’oubliez pas que vous êtes censés danser… Aussi, vos bras ne doivent-ils pas rester statiques le long du corps (sauf, bien entendu, dans le cas d’une orientation spécifiquement claquettes irlandaises). Généralement, le bras opposé au pied qui effectue la frappe est légèrement levé, exactement comme lorsque l’on marche. Restez toujours bien droit et n’oubliez pas de garder la jambe sur laquelle se trouve le poids de votre corps (jambe opposée à celle qui effectue la frappe) légèrement pliée : pas de jambe tendue !

Liste des pas présentés
(par ordre courant de difficulté)

  1. Tap (touch)
  2. Step
  3. Brush
  4. Back brush
  5. Shuffle
  6. Hop
  7. Leap
  8. Heel
  9. Stamp
  10. Stomp
  11. Toe
  12. Ball
  13. Scuff
  14. Dig
  15. Flap
  16. Slap
  17. Backflap

TAP simple (ou « TOUCH »)

Définition : frappe de la demi-pointe sans poids du corps

La première frappe que vous pouvez réaliser est le touch. Il s’agit d’une frappe simple et brève réalisée en combinant l’action de la cheville et du genou pour abaisser la pointe du pied jusqu’au contact avec le sol, puis en relevant le tout toujours par une action combinée de la cheville et du genou.


1. La pointe entre au contact avec le sol.

2. Elle est aussitôt relevée.

Si vous réalisez un touch avec le pied droit, le poids de votre corps reste tout le temps sur votre jambe gauche : vous êtes en équilibre sur votre pied gauche. On entend 1 son : « clic ».

STEP

Définition : frappe de la demi-pointe avec poids du corps

Le step est réalisé comme un pas (d’où son nom). Le principe est le même que pour le touch, mais au lieu de relever la pointe du pied, vous laissez celle-ci en contact avec le sol et vous faites passer en même temps le poids de votre corps sur la jambe correspondante. Si vous commencez le step avec le poids du corps sur la jambe gauche, vous le finissez avec le poids sur la jambe droite.
On entend 1 son : « clic ».

BRUSH (ou forward brush ou front brush)

Définition : effleurement de la pointe du pied en avant.

Le brush correspond à un mouvement du pied vers l’avant. Vous êtes en équilibre sur la jambe opposée du pied qui va brièvement racler le sol dans un mouvement en arc de cercle vers l’avant. Le contact avec le sol se fait au niveau de la demi-pointe du pied. Ce mouvement est principalement réalisé par l’action du genou. La cheville n’entre en action que brièvement lors du contact avec le sol.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le brush est en l’air vers l’avant.

On entend 1 son : « chlic ».

BACK BRUSH

Définition : effleurement de la pointe du pied en arrière.

Le back brush correspond à un mouvement du pied de l’avant vers l’arrière. Vous êtes en équilibre sur la jambe opposée du pied qui va brièvement racler le sol dans un mouvement en arc de cercle vers l’arrière. Le contact avec le sol se fait au niveau de la demi-pointe du pied. Ce mouvement est principalement réalisé par l’action du genou. La cheville n’entre en action que brièvement lors du contact avec le sol.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le brush ne touche pas le sol.

On entend 1 son : « chlic ».

SHUFFLE

Définition : effleurement de la pointe du pied en avant, puis en arrière (brush suivi de back brush).

Le shuffle correspond à la combinaison à suivre d’un brush et d’un back brush.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le shuffle ne touche pas le sol.

On entend 2 sons : « chlic chlic ».

HOP

Définition : saut sur la demi-pointe sur le pied d’appui

Le hop correspond à un petit saut simple. Le talon ne doit pas être posé au sol ni pour donner l’impulsion, ni pour atterrir.


1. On effectue un petit saut.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe.

Vous ne posez pas l’autre pied au sol, ni le talon. On entend 1 son : « clic ».

LEAP

Définition : saut sur la demi-pointe d’un pied sur l’autre

Le leap correspond à un petit saut simple tout en changeant de jambe. Le talon ne doit pas être posé au sol ni pour donner l’impulsion, ni pour atterrir.


1. On effectue un petit saut sur un pied.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe de l’autre pied.

Vous posez toujours un pied à la fois au sol. On entend 1 son : « clic ».

HEEL

Définition : pose du talon à plat

Le heel consiste à poser le talon sur le sol.


1. Le talon n’est pas posé.

2. On pose le talon.

On entend 1 son : « clac ».

STAMP

Définition : pied à plat avec poids du corps dessus

Le stamp correspond à une frappe avec le pied plat en portant le poids du corps sur ce pied. À la fin de la frappe, il est possible de rester en équilibre sur le pied qui vient de faire le stamp.


1. On effectue un petit saut.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe.

On entend 1 son : « poum ».

STOMP

Définition : pied à plat sans poids du corps dessus

Le stomp correspond à une frappe avec le pied plat en restant en équilibre sur l’autre pied. À la fin de la frappe, il est possible de lever le pied qui vient de faire le stomp sans tomber…


1. On effectue un petit saut sur un pied.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe de l’autre pied.

On entend 1 son : « pam ».

TOE

Définition : piqué de la pointe du fer avant

Le toe consiste à poser la pointe du fer avant sur le sol.


1. Le pied n’est pas posé.

2. On pose la pointe.

On entend 1 son : « plic ».

BALL ou BALL TAP

Définition : talon au sol, pose de la demi-pointe

Baisser la demi-pointe pour frapper le sol sans le poids du corps, et la soulever pour continuer.


1. Le talon est au sol…

2. On pose la demi-pointe.

3. On peut la relever.

On entend 1 son : « clic ».
Ce même mouvement existe en baissant la demi-pointe avec le poids du corps. Il se note de la même façon (ball) ou est noté ball+. En fonction de la frappe qui suit, il est facile et surtout logique de savoir si on met ou non le poids du corps.

SCUFF ou HEELSCUFF

Définition : talon de volée

En descendant le genou, la partie arrière du talon effleure le sol vers l’avant.


1. On prépare la frappe.

2. Le talon touche le sol et la jambe continue.

On entend 1 son : « clac ».

DIG ou HEELDIG

Définition : piqué du fer arrière

Commencer talon en l’air et poser la partie arrière du talon avec le poids du corps (on laisse alors le pied au sol) ou sans le poids du corps (on soulève alors le pied pour continuer).


1. Préparation en avant.

2. Le talon finit sa course au sol.

On entend 1 son : « cloc ».

FLAP

Définition : brush suivi d’un step

Il y a deux sons en un seul mouvement : en descendant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit avec le poids du corps. Pour signifier les deux sons, prononcer le mot flap comme ceci : « FEUL-LAP ».


1. Le brush…

2. Suivi du step.

On entend 2 sons : « chlic – clac ».

SLAP

Définition : brush suivi d’un tap

Il y a deux sons en un seul mouvement : en descendant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit sans le poids du corps. Pour signifier les deux sons, prononcer le mot slap comme ceci : « SEUL-LAP ».


1. Le brush…

2. Suivi du tap.

On entend 1 son : « chlic – clic ».

BACKFLAP

Définition : backbrush suivi d’un step

Il y a deux sons en un seul mouvement : en relevant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit avec le poids du corps.

 


1. Le brush…

2. Suivi du step.

On entend 2 sons : « chlic – clac ».

Musique

Vous pouvez danser avec des claquettes sur de nombreuses musiques étant entendu que vous devenez musicien-percussionniste avec vos chaussures aux pieds… Le jazz est toutefois un type de musique de prédilection pour les danseurs à claquettes.

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