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Danse avec les stars 2021 (2/2) Émission par émission

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Suivant la présentation de la nouvelle saison (11ème déjà !) de l’émission « Danse avec les stars » (DALS 2021) démarrant le 17 septembre 2021 sur TF1 à 21h05, cet article me permet de passer en revue chaque émission et de vous livrer mon ressenti de professionnel de la danse. Plutôt que de créer un nouvel article chaque semaine, je mets à jour et complète cet article de blog au fil des semaines et il vous suffit donc de revenir en consulter la fin pour avoir chaque  suite ! Dans chaque section qui suit, je commente l’une des émissions de la saison qui est marquée par plusieurs changements notables dans la « mécanique » de fonctionnement par rapport aux années passées (plus de note technique, buzzer, etc.).

 

Pour avoir une présentation complète et une vue générale sur la saison 2021 de Danse avec les stars, vous pouvez consulter l’article suivant sur ce blog :

-> Danse Avec Les Stars 2021 (1/2) : présentation générale

De même, vous pouvez trouver des compléments ou des rediffusions de parties de l’émission sur le site MyTF1 dédié à Danse avec les Stars.

Voici donc comment j’ai vu les différentes émissions de cette saison 11 de Danse avec les Stars (cliquez ci-dessous sur le titre correspondant pour aller directement au paragraphe concernant l’une des émissions) :

  1. [S11E01] Émission du 17 septembre 2021
  2. [S11E02] Émission du 24 septembre 2021
  3. [S11E03] Émission du 1er octobre 2021
  4. [S11E04] Émission du 8 octobre 2021
  5. [S11E05] Émission du 15 octobre 2021
  6. [S11E06] Émission du 22 octobre 2021
  7. [S11E07] Émission du 29 octobre 2021
  8. [S11E08] Émission du 5 novembre 2021
  9. [S11E09] Émission du 12 novembre 2021
  10. [S11E10] Émission du 19 novembre 2021
  11. [S11E11] Émission du 26 novembre 2021

 

[S11E01] Émission du 17 septembre 2021

 

DALS S11E01 WejdeneÇa y est la nouvelle saison de Danse avec les Stars a démarré. Nouvelle formule, nouvelles règles et nouveau décor tout en LEDs. Les membres du jury ont chacun leur fauteuil bleu (le rouge était déjà pris par The Voice…) et des écrans géants affichent les notes derrière chaque membre du jury. Je vous résume tout ça rapidement avant de vous donner mon sentiment général à propos de ce démarrage.

 

Cette fois, 6 couples seulement ont concouru :

 

1- Lucie Lucas et Anthony Colette sur un tango argentin : un tango qui n’a d’Argentin que quelques ochos et ganchos, mais pour une première émission c’est déjà pas mal, on est habitués au fait que ce soit l’aspect spectaculaire qui prime sur la technique et ça fait partie du jeu dans ce type d’émission. Lucie s’en tire plutôt bien, mais pas au point de justifier le buzz et le 8 donnés par Chris Marques qui a visiblement voulu marquer le coup avec ce premier buzz de la nouvelle formule et une note qui ne correspond pas à ses habitudes de sévérité.

 

2- Wejdene et Samuel Texier sur une samba : à trop vouloir se prendre pour Beyoncé, Wejdene oublie qu’il faut beaucoup de travail pour atteindre le niveau en danse de la star américaine et qu’on n’apprend pas à danser en quelques heures, aussi intenses soient-elles. Le haut du corps est élégant (malgré les recoiffages multiples), mais les jambes manquent de tonicité et elle chante les paroles au lieu de se concentrer sur ses mouvements… Elle a déclaré qu’elle pensait avoir suffisamment travaillé pour obtenir les 4 buzz d’immunité, le pensait-elle vraiment ou était-ce de l’humour ?

 

3- Jean-Baptiste Maunier et Inès Vandamme sur un mélange de danse contemporaine et de tango : pourquoi mélanger deux styles de danse ? N’y a-t-il pas assez de pas dans le tango seul ? Était-ce plutôt pour faciliter la gestion de la grande différence de taille entre les partenaires et favoriser leur passage à la seconde manche ? Néanmoins, j’ai trouvé que Jean-Baptiste s’en est bien tiré, il a réussi à atténuer ce handicap de taille par rapport à sa partenaire.

 

4- Lââm et Maxime Dereymez sur un quickstep : admettons l’usage de la perruque longue et rose, mais il aurait fallu attacher les cheveux pour mettre davantage en valeur une silhouette un peu ronde. Côté danse, malgré sa bonne volonté, Lââm s’est bien plantée et Maxime Dereymez faisait la gueule sachant qu’il n’irait de toute façon pas loin dans la compétition avec sa partenaire. Rien de séduisant donc, leur élimination était méritée par rapport aux autres couples, même si la bonne humeur de Lââm n’aurait pas fait de mal pour la suite à l’ambiance générale un peu sérieuse de ce début de saison.

 

5- Bilal Hassani et Jordan Mouillerac sur une danse contemporaine : la grande surprise de l’émission. DALS S11E01 Bilal HassaniPas vraiment du fait que deux hommes dansent ensemble (ça se fait déjà dans les soirées d’école de danse et les spectacles malgré le fait que ce couple homme-homme soit particulièrement relevé par le jury), c’est plutôt que Bilal ait fait une excellente prestation avec Jordan. Dans la chorégraphie, on n’a pas échappé à la course ou au porté avec les pieds qui pédalent (ça fait très « danse contemporaine », semble-t-il…), mais ce pas de deux de danse contemporaine qui amène le jury à donner les 4 buzz d’immunité. C’est bien mérité, mais j’aurais bien voulu voir ce que donnait le cha-cha de Bilal dans la robe à franges roses qu’il avait prévu de porter. À noter que l’édition américaine de Danse avec les Stars, « Dancing With The Stars » aura elle-aussi son couple d’hommes pour la première fois de son histoire cette saison (qui démarre le lundi 20 septembre et que je vais suivre en parallèle à notre édition française).

 

6- Moussa Niang et Coralie Licata sur un paso doble : trop musclé et trop raide (et trop dévêtu aussi, mais c’est la production qui décide de mettre des pectoraux à l’écran pour faire de l’audience depuis des années…), Moussa a du mal à gérer son grand gabarit. Et puis les pas, trop simples, de ce paso doble ne lui permettent pas de sortir de l’ordinaire (mais le peut-il de toute façon dans cet exercice de danse à deux ?).

 

À la suite de la première manche où Lââm est en danger, c’est Moussa et Wejdene qui la rejoignent logiquement après une seconde manche où les 4 meilleurs couples (sauf Bilal qui est immunisé) font une séquence de pas imposée. Dernière partie : le face-à-face… à-face entre les 3 derniers couples (Lââm, Moussa et Wejdene), à l’issue duquel Lââm et son danseur Maxime sont définitivement éliminés.

D’une manière générale, je trouve qu’on a perdu une bonne partie du charme de cette émission dans la nouvelle formule. Tout est plus froid, plus mécanique, plus technologique : tout l’inverse de ce qu’est la danse en couple… Comme je vous le disais dans l’article de présentation générale de l’émission, le fait d’éliminer un couple alors qu’on n’a même pas vu concourir l’intégralité des candidats n’est pas équitable. Il y aura peut-être pire que Lââm lors de la seconde émission. Le principe original de n’éliminer personne à la première émission était beaucoup mieux. Bien sûr, dans deux semaines, il y aura la réunification à la Koh Lanta et on retrouvera tout le monde dans la même émission, mais pourquoi compliquer comme cela ?

DALS S11E01 Hot SeatPar ailleurs, je m’interroge sur l’identité du génie de la langue qui a dit que les sièges (façon metteur en scène) où les candidats les moins bons du classement s’assoient devaient s’appeler « une hot seat ». On peut traduire cela par « un siège chaud », dans le sens de siège éjectable… Cela devrait donc être du masculin et, comme il y en a deux, ce devrait être du pluriel (sic !). Camille Combal, rasé de près pour ce début de saison, essaie de mettre un peu de fantaisie dans ce programme, mais il lui faudra passer la vitesse supérieure pour compenser les manques de la nouvelle formule. Au niveau du jury, on a ainsi perdu le grain de folie qui présidait dans les années précédentes. D’un côté, il y a Jean-Paul Gaultier, habillé comme un peintre en bâtiment, qui trouve tout bien et beau et Chris Marques, veste sobre et marinière, qui est devenu consensuel ou fait des phrases incompréhensibles ; d’un autre côté, on a Denitsa Ikonomova qui pointe du doigt avec justesse et empathie des détails techniques et François Alu qui n’hésite pas à montrer et conseiller raisonnablement les candidats.

DALS S11E01 La suite

Et puis, il y a l’After (renommé le Débrief) juste après les résultats, présenté par Karine Ferri, où l’on se croirait devant un journal télévisé et où l’ennui se fait sentir parmi des discussions trop sérieuses et sans relief. Où sont les effusions, les signes de camaraderie et les rires des saisons précédentes dans la « Red Room » ?

Voilà donc un résumé un peu long pour cette première émission de reprise avec le nouveau concept et un sentiment mitigé : d’un côté je suis content que cela recommence et qu’on parle de danse à la télévision, d’un autre côté je suis déçu par la nouvelle formule qui me semble avoir perdu ce petit quelque chose de spontané et imprévu (les scènes de joie ou les blagues de la Red Room avaient leur charme) qui participait à son charme. Alors on peut dire que c’est un dispositif mis en place à cause du Covid mais, sérieusement, peut-on penser que les membres du jury ou les danseurs ne se fréquentent pas, ne mangent pas ensemble ou ne se touchent pas (surtout en dansant) en dehors de l’écran ? Espérons que la barre se redressera dans les émissions des semaines à venir…

 

[S11E02] Émission du 24 septembre 2021

 


 

S11E02 Camille Combal
S11E02 Camille Combal

La seconde émission de la saison, enregistrée dans la semaine, nous permet de découvrir les 7 derniers couples candidats de Danse avec les Stars. Comme je l’ai dit pour la première, il est dommage de ne pas pouvoir comparer tous les candidats dans une même émission dès le démarrage. Lâäm aurait-elle été éliminée si l’on avait vu les prestations des couples de ce soir ? Le nouveau principe est toujours le même, inspiré par des éléments de The Voice, Koh Lanta et de la Nouvelle star.

On commence cette émission avec un Camille Combal qui a retrouvé du punch et sa barbe de 3 jours par rapport à la semaine passée. Les 7 couples passent à la suite sur leur chorégraphie de la semaine :

1- Aurélie Pons et Adrien Caby sur un tango argentin : un passage correct pour démarrer avec un grand nombre de ganchos embellis par les grandes jambes d’Aurélie. Une chute en fin de chorégraphie, mais ça arrive en spectacle (surtout avec des lumières fortes, des ombres dans tous les sens et peut-être ici un accessoire glissant), je ne pense pas qu’il faille lui en tenir rigueur pour cette première émission.

2- Tayc et Fauve Hautot sur une samba : très bonne prestation qui justifie les 4 buzz. Tayc est à l’aise et souriant, il fait des pas de samba tirant sur le style afro (ça passera pour cette fois), mais on voit qu’il sait déjà danser et il le montre dans son style de prédilection afro/hip-hop/krump (où le rejoint sa partenaire de temps en temps) alternant avec les pas de samba.

3- Vaimalama Chaves et Christian Millette sur un cha-cha-cha : je qualifierais ce passage de mignon, mais le manque de hanches et de contraste dans la vitesse des mouvements  donne à la danse de la Miss un aspect un peu plat et mou. Ce genre de choses peut se corriger avec le temps, mais les saisons passées ont montré que les Miss France et les mannequins sont rarement toniques dans cet exercice.

DALS S11E02 Gérémy et Candice
DALS S11E02 Gérémy et Candice

4- Gérémy Crédeville et Candice Pascal sur une valse : une danse honorable pour Gérémy qui reste raide (une difficulté souvent à surmonter par les grands gabarits) et très appliqué. La connexion manquait parfois entre les partenaires, mais ce n’est que le premier passage dont l’aspect visuel de la valse en rotation a bien été aidé par une caméra qui virevoltait beaucoup autour du couple.

5- Dita von Teese et Christophe Licata sur un tango argentin : une bonne prestation, l’Américaine est mise en valeur par les éclairages et la chorégraphie, elle danse avec sensualité et des mouvements plutôt précis (elle enlève ses gants de manière très naturelle et ce n’est pas simple à faire en dansant) et contrastés, provoquant le buzz des 4 juges. Je trouve juste que l’association de Dita avec Christophe n’est visuellement pas l’idéal, même si ça fonctionne au niveau technique : j’ai l’impression que la bonhomie du danseur s’accorde difficilement avec l’image sulfureuse de la star.

DALS S11E02 Michou
DALS S11E02 Michou

6- Michou et Elsa Bois sur un foxtrot : il faut avouer que Michou est très spontané avec ses faux airs de Candeloro. Dansant sur une musique pas évidente pour un foxtrot, il est souriant et se laisse volontiers guider par sa partenaire (alors que cela devrait être l’inverse). Globalement, Michou s’en sort mieux que je ne l’avais imaginé de prime abord, malgré quelques raideurs, et son jeune âge devrait lui permettre de bien progresser par la suite.

DALS S11E02 Lola Dubini
DALS S11E02 Lola Dubini

7- Lola Dubini et Joël Luzolo sur un cha-cha-cha : gros déséquilibre dans ce partenariat, car Lola est littéralement éclipsée par son danseur qui compense son manque de technique manifeste en danses latines par une profusion de grands mouvements. Au premier visionnage de l’émission (oui, je regarde tout deux fois pour bien rédiger cet article…), mon regard n’était attiré que par le danseur pro qui ne laissait aucune place visuelle à la danseuse malgré les efforts et le gabarit de cette dernière.

Pour cette seconde émission, les juges n’ont pas changé leur manière de faire : d’un côté, il y a Jean-Paul Gaultier, cette fois habillé en combinaison de plombier, qui trouve tout bien et beau et Chris Marques, costume fuchsia, qui reste consensuel (sauf envers sa copine Lola Dubini…) et dit des choses dont on ne comprend pas toujours le sens ou l’utilité ; d’un autre côté, on a Denitsa Ikonomova qui n’hésite pas à contredire Chris (avec justesse) et fait la démonstration (s’il en était encore besoin) de ce qu’elle avance et François Alu qui, d’un ton toujours posé, donne clairement son point de vue technique et esthétique de danseur professionnel aguerri.

DALS S11E02 Egalité Hot Seat
DALS S11E02 Egalité Hot Seat

Au bout de cette première manche, Vaimalama et Michou sont à égalité et, comme il semble qu’une règle impose un seul couple en Hot Seat alors qu’on peut en avoir plusieurs immunisés par les buzz, c’est Chris Marques à lui tout seul (à quoi servent les autres juges alors ?) qui décide qui doit danser et qui reste (ou va) en Hot Seat. Il décide que c’est Vaimalama qui reste assise. Peut-être ne faut-il pas mettre trop tôt en danger un Michou aux 6 millions de followers sur les réseaux sociaux et le potentiel d’audience de l’émission du même coup ? Du coup, je me pose aussi la question de qui est avantagée par ce choix : est-ce le couple en Hot Seat, qui ne dansera qu’au face-à-face et ne prend pas de risque en attendant ; ou les autres candidats qui doivent prendre le risque de danser une première fois en seconde manche (et se fatiguent un peu plus de ce fait), puis encore une fois pour la troisième manche du face-à-face ? 

La seconde partie de l’émission, « La suite », commence alors qu’on ne sait toujours pas qui a été éliminé. Je trouve étrange cette découpe du programme, même si elle n’est pas nouvelle, d’autant plus qu’on trouve dans cette partie le face-à-face accompagné des résultats finaux, ainsi que le débrief plus détendu qui n’a rien à voir avec la compétition en elle-même. 

Quatre couples participent à la deuxième manche d’élimination sur un paso doble et avec une figure imposée nommée la vrille entrelacée. Les quatre derniers couples du classement en dehors de celui en Hot Seat s’affrontent : Aurélie, Gérémy, Michou et Lola. Gérémy et Michou obtiennent suffisamment de points pour être sauvés.

Comme pour la première partie, voici à présent le face-à-face… à face où s’affrontent Lola Dubini, Vaimalama Chavez et Aurélie Pons de nouveau sur un paso doble. Vaimalama et Christian placent la vrille entrelacée, montrant qu’ils la maîtrisent même s’ils n’ont pas pu faire la manche précédente. Lola Dubini est finalement éliminée. Ce résultat me semble justifié, mais n’est pas que de la faute de Lola.

DALS S11E02 Le Debrief
DALS S11E02 Le Debrief

Cette semaine, il semble que la production ait pris conscience de quelques-uns des défauts évoqués dans mon retour sur la première émission (lire plus haut), en particulier sur le débrief de 40 minutes avec Karine Ferri : ajout d’une rubrique de bêtisier nommée « Flash Dance » et surtout ajout de faux applaudissements pour donner une ambiance sonore et ponctuer les séquences. Il ne manquerait plus que les faux rires des sitcoms pour mettre la cerise sur le gâteau… En dehors de cela, on a toujours une Karine Ferri qui fait la maîtresse d’école, son stylo à la main. C’est mieux, mais on s’ennuie encore un peu…

Rendez-vous pour la troisième émission, celle de la réunification des groupes de candidats !

 

[S11E03] Émission du 1er octobre 2021

 


 

Pour cette troisième émission de la saison, je vais essayer d’être plus concis. Cette fois, Danse avec les Stars retrouve le direct et on a enfin tous les candidats dans une même émission. Autre fait à noter : le buzz du jury a disparu. Pour le reste, la mécanique est similaire aux deux premières émissions (Hot Seat, face-à-face, etc.).

DALS S11E03 Intro
DALS S11E03 Intro

L’émission démarre sur une introduction présentant les candidats et le jury. On remarque que seuls François Alu et Denitsa Ikonomova esquissent des pas de danse, contrairement à Jean-Paul Gaultier dans sa combinaison de marin-pêcheur (on pouvait s’en douter) et Chris Marques dans son costume vert pastel (on espère toujours le voir faire un effort en dansant comme les autres danseurs du jury…).

Les 11 couples restant en compétition proposent leur danse de la semaine. Sur le papier, les candidats du 1er prime sont avantagés puisqu’ils ont eu davantage de temps pour se consacrer à la préparation de cette émission de la réunification.

1- Lucie et Anthony sur une valse
2- Tayc et Fauve sur une rumba
3- Vaimalama et Christian sur une rumba
4- Jean-Baptiste et Inès sur une valse
5- Dita et Christophe sur un cha-cha
6- Michou et Elsa sur un jive
7- Wejdene et Samuel sur un american smooth
8- Bilal et Jordan sur un jive
9- Aurélie et Adrien sur une rumba
10- Gérémy et Candice sur un tango
11- Moussa et Coralie sur un cha-cha

Cette fois, je regroupe mes ressentis. Les bonnes surprises : le cha-cha de Dita, le jive de Michou, la valse de Wejdene (lisez la suite sur le terme « american smooth ») et le jive de Bilal. Les mauvaises surprises : le cha-cha de Moussa, la rumba de Tayc.

DALS S11E03A Dita cha-cha
DALS S11E03A Dita cha-cha

Quelques mots simples sur les bonnes prestations : Dita nous montre une très jolie action des jambes (et des pieds) et on sent que ses années de danse classique portent leurs fruits sur son maintien naturel ; même si on sent qu’il n’est pas tout à fait à l’aise derrière son sourire, Michou fait une bonne prestation de jive avec de l’énergie et je crois que ce style de danse convient bien au couple ; Wejdene fait une valse classe (qui lui convient manifestement mieux qu’une danse latine) mise en valeur par une jolie tenue et des portés réussis ; Bilal casse la baraque avec son jive dynamique où il sait manier les contrastes.

DALS S11E03A Wejdene Valse
DALS S11E03A Wejdene Valse

Est-ce que l’american smooth est une danse ? La réponse est : non ! C’est une catégorie de danses (valse lente, valse viennoise, tango et foxtrot) avec un style et des règles spécifiques pour les compétitions américaines. Ce qu’a dansé le couple Wejdene et Samuel était en réalité une valse viennoise « à l’américaine » dont le principe ne différait pas de celle dansée par Jean-Baptiste et Inès. Alors pourquoi ne pas appeler ce passage « valse » tout simplement ? Juste parce que ça fait mieux d’utiliser des termes que le grand public ne comprend pas probablement…

Autre objet de discussion dans cette émission : la rumba à l’afro-hip-hop de Tayc. Chris Marques soulève le fait que Tayc danse trop dans son propre style (sa zone de confort qui donne un résultat visuellement bon) et ne s’adapte pas assez au style imposé par la danse qu’il doit présenter. En réalité, une autre rumba de l’émission est aussi discutable : celle de Vaimalama qui comporte 3 pas de rumba, le reste étant composé de portés et mouvements libres (style danse contemporaine). Malgré des inévitables portés et quelques déplacements simples, la rumba d’Aurélie est restée davantage dans le registre naturel de la danse latine (point relevé par Denitsa d’ailleurs).

DALS S11E03 Face à face
DALS S11E03 Face à face

Toujours cet étrange changement d’émission en plein milieu (entre « le prime » et « la suite »), ici entre le passage de Bilal et celui d’Aurélie. À la fin de la série de danses des couples, Bilal est premier, sélectionné d’office pour l’émission suivante, et Jean-Baptiste est dernier, en Hot Seat, et ne participera donc qu’aux face-à-face de la fin de l’émission. Les neuf couples entre la position 2 et 10 font l’épreuve du quickstep avec la figure imposée du triple saut.

Les deux derniers dans le classement de la figure imposée, Moussa et Vaimalama, rejoignent Jean-Baptiste pour le face-à face… à face. Jean-Baptiste est sauvé par le public, Vaimalama est sauvée par le jury. Moussa est donc éliminé à l’issue de ce troisième épisode. Encore une fois, je suis d’accord avec cette élimination. J’avais d’ailleurs émis des doutes dès le premier prime sur la capacité de Moussa à progresser dans le temps de l’émission malgré les efforts de sa partenaire Coralie.

DALS S11E03 After
DALS S11E03 After

Karine Ferry étant malade, c’est Camille Combal qui assure l’animation du debrief qui ne dure que 15 minutes et se déroule sur la piste de danse, dans le décor de la compétition. Est-ce la durée limitée, l’animation ou la disposition moins statique, en tout cas je ne me suis pas ennuyé cette fois et j’ai davantage retrouvé l’ambiance de camaraderie d’après compétition que les amateurs de l’émission aimaient dans l’ancienne formule. C’était même un peu trop court…

Rendez-vous pour le bilan de la quatrième émission où je ne pourrai probablement pas m’empêcher de râler contre les règles du jeu qui vont changer de nouveau… mais vous avez remarqué, j’espère, que je sais aussi dire des choses sympas 🙂

[S11E04] Émission du 8 octobre 2021


Pour cette quatrième émission, troisième changement de formule de la saison. Décidément, la production de Danse avec les Stars est tellement peu sûre du concept original qu’il faut de nouveau changer le principe en s’inspirant d’une autre émission de la chaîne. Cette fois, les couples de danseurs sont associés deux à deux dans un duel (à la manière de The Voice) dont le perdant va en Hot Seat (qui cette fois est en 5 exemplaires doubles) puis passe en phase éliminatoire (face-à-face). Les couples mis en présence dans chaque duel sont sélectionnés en fonction de leur classement de la semaine précédente (1er contre le 2e, 3e contre le 4e, etc.).

  1. Tayc et Fauve sur un american smooth
    / Lucie et Anthony sur une samba
  2. Vaimalama et Christian sur un quickstep
    / Jean-Baptiste et Inès sur un cha-cha
  3. Aurélie et Adrien sur un jive
    / Michou et Elsa sur un quickstep
  4. Dita et Christophe sur une rumba
    / Bilal et Jordan sur un tango 
  5. Gérémy et Candice sur une rumba
    / Wejdene et Samuel sur un tango argentin

Ce principe donne un peu plus de possibilité de renversement dans le classement, mais les duels Tayc/Lucie et Aurélie/Michou me semblent vraiment déséquilibrés avec leur issue plus que prévisible. 

Tayc : je suis un peu mitigé sur ce passage qui mélange trop de choses et ne permet pas de voir de réels progrès. Je ne reviens pas sur la notion d’american smooth… Cette fois plusieurs danses sont mélangées et des pas de valse sur une musique en 4 temps ce n’est pas top… Fauve danse à plat en chaussures vernies noires avec une robe longue dorée : un mélange pas très classe.
Lucie : danse difficilement sa samba. Une chorégraphie avec trop de pauses, les hanches ne sont pas assez dissociées par rapport au haut du corps et sont même parfois fixes.

DALS S11E04 - Intro
DALS S11E04 – Intro

Pour cette quatrième émission, Jean-Paul Gaultier est enfin habillé pour la circonstance. Il aime toujours tout et trouve cela très beau : je relève un nombre impressionnant de « et tout » pour finir une phrase où il ne sait que dire. Ses bafouillages trop nombreux regroupés dans le bêtisier final sur le nom de Vaimalama montrent le peu de considération qu’il porte aux candidats.
De son côté, Vaimalama s’en sort plutôt bien, mieux que dans les émissions précédentes, même s’il y a toujours un manque d’explosivité dans ses mouvements (et non de violence comme dit Chris Marques).
Jean-Baptiste fait de trop grands pas, sa chorégraphie comporte beaucoup de marche ou positions, mais il est plus détendu du haut du corps qu’en début de saison.

Aurélie fait des faux pas, manque de précision, de force. Je ne comprends pas l’utilité de l’enlèvement du t-shirt de son partenaire Adrien en dehors de montrer des muscles et gagner du temps… Ses mouvements de hanche sont inexistants, et impliquent un manque de puissance sur son jive.
Michou s’en sort bien encore une fois, il est heureux de danser. C’est encore Elsa qui le guide régulièrement, mais de moins en moins par rapport aux prestations passées.

DALS S11E04 - Dita
DALS S11E04 – Dita

Dita est toujours élégante et sa chorégraphie comporte de jolis portés réussis en équilibre.
Bilal fait une danse propre, puissante, avec des expressions parfois exagérées. Je m’interroge sur le choix de la chanson « 3e sexe » : OK ce sont 2 garçons qui dansent ensemble, on a compris, pas la peine d’en rajouter en permanence sur ce sujet.

À ce moment de la soirée, c’est l’habituel changement d’émission (on passe à « La suite ») avant même les résultats du duel en cours et le dernier duel. Pourquoi placer le générique à ce moment ? Mystère toujours non résolu.

DALS S11E04 - Gérémy
DALS S11E04 – Gérémy

Gérémy fait beaucoup mieux que précédemment et nous offre une interprétation remarquable et remarquée (c’est la bonne surprise de l’émission) malgré une technique encore limite et un torse nu qui n’apporte rien à la danse. Son tronc est raide, et la gestion de ses bras est en amélioration.
Enfin, Wejdene ne parvient pas gainer ce qui lui donne un maintien difficile dans les postions, je ne ressens pas de complicité entre elle et son partenaire, sa chorégraphie comporte de trop nombreuses pauses ou temps morts et peu de pas techniques.

DALS S11E04 -Bilal
DALS S11E04 -Bilal

À l’issue des duels, c’est le face-à-face… à-face-à-face-à-face sur un cha-cha.
– Lucie ne fait pas réellement grand chose de technique et ne met pas le poids du corps sur les cuban breaks ;
– Jean-Baptiste fait de beaucoup trop grands pas ;
– Aurélie fait un passage correct mais manque de hanches ;
– Bilal égal à lui-même fait un bon passage : malgré sa tenue féminine et ses talons, je repère des mouvements et grands pas marchés faits avec la puissance d’un garçon ;
– Wejdene danse des pas faciles et propose peu de choses dans son passage.

Au final, Bilal et Aurélie sont sauvés par le public et Jean-Baptiste est éliminé la les juges.

Cette semaine encore, Karine Ferry est malade et le debrief est animé par Camille Combal. Il dure 30 minutes, cette fois, avec plusieurs rubriques backstage, bêtisier et répétitions. Cette dernière partie se déroule sur le parquet avec les 3 meilleurs couples de la 1re manche et le jury puis dans les coulisses avec tout le monde, un retour un peu à la manière des saisons précédentes.

[S11E05] Émission du 15 octobre 2021


DALS S11E05 JP Gaultier et Chris Marques
DALS S11E05 JP Gaultier et Chris Marques

Nouvelle séquence d’introduction de l’émission avec des acrobaties de François Alu, des pas rapides de Denitsa Ikonomova et toujours aucun effort de Chris Marques qui ne doit plus savoir danser. Ah oui, et j’oubliais Jean-Paul Gaultier qui a… euh… marché gaiement déguisé en manchot à côté de Chris Marques.

Cette semaine les règles changent encore ! Les buzzers refont leur apparition, mais leur action est négative à la manière de l’émission « Incroyable Talent » : si au moins 2 juges actionnent leur buzzer, le candidat va directement en Hot Seat sans obtenir de note. Je m’interroge de nouveau sur la raison d’un changement de règle chaque semaine… Envie d’avoir plus facilement la main sur le classement et garder un maximum d’audimat ? Probable.

  1. Tayc et Fauve sur une danse contemporaine : un style déjanté qui favorise Tayc, mais une chorégraphie réussie même si surjouée.
  2. DALS S11E05 - Vaimalama
    DALS S11E05 – Vaimalama
    Vaimalama et Christian sur un tango argentin : une agréable chorégraphie pour Vaimalama qui a du mal à aller jusqu’au bout de ses extensions de jambes, mais qui joue bien dans les attitudes.
  3. Michou et Elsa sur un cha-cha : la mauvaise surprise de la soirée, le cha-cha est ses déhanchés ne sont vraiment pas la tasse de Michou
  4. Lucie et Anthony sur une rumba : qui en réalité comporte beaucoup de passages libres/contemporains, mais Lucie s’en sort bien
  5. Aurélie et Adrien sur un paso doble : la bonne surprise de la soirée sur ce paso enragé et réussi
  6. Dita et Christophe sur un jazz Broadway : s’il faut faire trois mouvements inspirés de Bob Fosse pour faire une chorégraphie Broadway, c’est bien dénaturer le travail des chorégraphes de jazz spécialistes de ce style… Trop d’attitudes et de portés, pas assez de danse dans cette chorégraphie où l’on ne voit pas progresser Dita.
  7. Wejdene et Samuel sur un quickstep : une autre bonne surprise de cette soirée où Wejdene semble à l’aise dans les danses standards
  8. Bilal et Jordan sur un american smooth : une danse qui mélange plein de choses dont du foxtrot, de la valse, de la danse contemporaine, etc. Ce mélange fonctionne bien encore une fois avec le duo Bilal/Jordan.
  9. Gérémy et Candice sur un cha-cha : pas meilleur que celui de Michou, imprécis (de nombreux rattrapages de prises de main) et un travail des pieds inexistant. Il semble que Gérémy ait pris trop de confiance suite à sa bonne prestation de la semaine passée.

Au final, Michou, Lucie et Gérémy, qui ont été buzzés, passent en face-à-face sans faire l’étape intermédiaire. Sans surprise, Bilal est premier en nombre de points et est donc immunisé en passant directement à la prochaine émission. Si on compte, cette fois, trois buzzés et donc trois couples en Hot Seat (tiens, il y en a trois cette fois alors qu’il y a quelques jours on chipotait pour en ajouter un second ?).

DALS S11E05 - Wejdene
DALS S11E05 – Wejdene

La seconde manche se fait sur un jive avec une figure imposée : le combiné jive (kicks + chassés + pivots). Tayc, Vaimalama, Aurélie, Dita et Wejdene y participent. Vaimalama est classée dernière de cette épreuve (où aucun couple ne ressort vraiment du lot, même si le fait que Tayc ait fait tomber sa partenaire aurait pu être sanctionné) et va donc rejoindre les trois autres couples en face-à-face. Il y avait déjà trois buzzés et cela aurait été déjà très suffisant pour faire cette épreuve, sinon à quoi servent ces trois buzz ?

Enfin vient le moment du face-à-face… à face à face ! Décidément, ça change toutes les semaines. Une fois ils sont trois, une fois ils sont cinq, puis quatre, mais jamais deux comme le laisserait entendre le nom de l’épreuve. C’est un jive qui réussit à Michou, sauvé par le public. Vaimalama quant à elle est éliminée par le jury qui ne semble pas unanime sur le sujet.

DALS S11E05 - Debrief
DALS S11E05 – Debrief

Karine Ferri et son bureau de maîtresse d’école sont de retour cette semaine pour le debrief de 40 minutes incluant des bêtisiers et des extraits de répétitions. C’est l’occasion pour les membres du jury de redire ce qu’ils ont déjà dit dans la première partie. Chris Marques bredouille une explication non convaincante sur le fait d’avoir éliminé Vaimalama et non Gérémy (s’il avait pris en compte la première prestation du jour en plus du face-à-face comme il le dit, c’est Gérémy qui aurait dû être éliminé). Jean-Paul Gaultier est inexistant, ne réagit pas et n’est même pas interrogé par l’animatrice (mais j’ai fait attention lors de mon second visionnage, il était bien présent !).

En conclusion, pour la première fois cette saison, je ne suis pas d’accord avec l’élimination du jour et il semble bien que le jury par l’intermédiaire de Chris Marques n’ait pas été très logique dans ce choix. Par ailleurs, mes commentaires laissent bien apparaître la complexité inutile de la mécanique de sélection (buzz + face-à-face + éliminations par le public, puis par le jury) pour obtenir une saine compétition. Voyons ce que nous réservera la prochaine émission !

[S11E06] Émission du 22 octobre 2021


DALS S11E06 Hot Seat
DALS S11E06 Hot Seat

De nouveau, cette semaine, on change les règles du jeu : plus de buzzers (ils ne seront pas restés longtemps…), les candidats obtenant une note supérieure ou égale à 30 (soit 8, 8, 7 et 7 par exemple) passent directement à l’émission suivante, les autres candidats devront s’affronter en face-à-face. Pour démarrer, tout le monde est en Hot Seat (on se demande pourquoi en dehors d’un effet « dramatique », ils auraient pu démarrer comme d’habitude puisque ce sont les points qui décident de leur sort, mais nos amis producteurs aiment bien embrouiller les choses pour rien) qui comporte 8 places cette semaine.

Pas d’introduction dansée cette fois, mais on aura le droit à une jolie prestation des danseurs professionnels incluant Denitsa lors du temps de vote du public par SMS en fin de première partie.

  1. Aurélie et Adrien sur une valse : une prestation correcte, aidée par les multiples portés. Aurélie continue de progresser. Notons le 5 mis par Jean-Paul Gaultier parce que « la valse c’est peut-être pas son truc »… Je remarque quand-même, pour être positif sur ce membre du jury, que les phrases de ses commentaires sont mieux construites que les semaines passées.
  2. Tayc et Fauve sur un paso doble : un paso doble surjoué où Tayc fait encore de trop nombreux pas de danse afro (et le style qui va avec) sur une musique à 3 temps (on aurait plutôt dû penser à une valse sur celle-ci). Tayc est à l’aise, mais il n’évolue pas.
  3. Lucie et Anthony sur une salsa : trop peu de pas de danse à deux ou même de pas tout simplement pour une salsa rigide sans technique (même le pas de mambo est mal fait). Étonnant qu’un spécialiste comme Chris Marques ait monté sa note jusqu’à 6.
  4. Michou et Elsa sur une rumba : 3 pas de rumba et tout le reste en portés et attitudes masquent difficilement le manque d’aise de Michou sur le déhanché latin.
  5. Dita et Christophe sur un paso doble : encore une prestation correcte pour Dita dont les épaules bougent plus qu’elles ne devraient. Voir ma remarque plus bas concernant la « violence » demandée par Chris Marques à Dita.
  6. DALS S11E06 - Wejdene
    DALS S11E06 – Wejdene
    Wejdene et Samuel sur une rumba : encore une fois, jolie robe, jolie coiffure pour Wejdene qui fait des mouvements de bras étranges et peu de pas de rumba à la suite d’une mise en scène manquant de danse
  7. Bilal et Jordan sur un quickstep : une chorégraphie correcte pour Bilal et Jordan. La robe jaune de Bilal ne lui va pas (contrairement à celle de la semaine dernière), mais elle convient au thème de la musique.
  8. Gérémy et Candice sur un american smooth : le travail de Gérémy aurait dû être facilité par ce style (qui favorise la danse libre où il avait obtenu de bons résultats par le passé sur une danse contemporaine), mais il ne s’en sort pas bien, trop raide et manquant de connexion avec sa partenaire
DALS S11E06 -Bilal
DALS S11E06 -Bilal

Je réagis juste ici sur le mot « violence » qui a été utilisé par Chris Marques après le passage de Dita, mais aussi par d’autres membres du jury lors de la dernière émission, encourageant les candidats à mettre « de la violence dans leur danse ». Je crois qu’il ne faut pas de violence dans la danse : on peut y mettre de l’énergie, de la passion, du dynamisme, de la puissance ou encore du tonus, mais (à moins que ce soit le thème de la chorégraphie et encore !) pas de violence, synonyme de brutalité, agressivité et abus de force (définition du dictionnaire). La violence étant un excès, elle ne doit pas être présente en danse, ni ailleurs.

Bilal, Dita et Tayc étant immunisés avec plus de 30 points obtenus, le face-à-face… à face-à-face à face se fait à cinq couples sur un tango. Les deux plus faibles dans cet exercice sont Lucie et Gérémy, mais il se trouve que le jury décide d’éliminer Wejdene… Je ne sais toujours pas si le jury élimine les candidats en fonction du face-à-face seul, de l’ensemble des prestations de la soirée ou de toutes les prestations faites depuis le début de la saison. J’ai l’impression que ça change selon les semaines, selon leur bon vouloir. Ce serait bien d’énoncer le critère clairement un jour et de s’y tenir. De même, une explication relative aux raisons du choix du jury aurait été bienvenue pour mieux comprendre les éliminations.

DALS S11E06B Chris "fluo" Marques
DALS S11E06B Chris « fluo » Marques

Le décor de la dernière partie de l’émission est mis en place pendant qu’elle est initiée par Karine Ferry à côté d’un Chris Marques dont le costume jaune fluo fait mal aux yeux. Je me demande qui est le styliste malvoyant de cette émission. Toujours la même mise en scène et les rubriques humoristiques souvent créées de toutes pièces pendant la semaine sur une durée totale de 30 minutes.

[S11E07] Émission du 29 octobre 2021


Démarrage de l’émission par quelques mouvements de danse des candidats et des juges (sauf Chris Marques et Jean-Paul Gaultier comme d’habitude…). Cette semaine, les règles changent encore, histoire de continuer à embrouiller les téléspectateurs.

DALS S11E07 - Lucie en trio
DALS S11E07 – Lucie en trio

Les candidats ont été divisés en deux groupes : les trois premiers de la semaine passée d’un côté et les autres de l’autre. Le dernier du premier groupe et les deux derniers du second groupe en nombre de points iront en face-à-face. On se doute bien qu’au bout du compte celui qui sortira sera l’un des deux du second groupe. Par ailleurs, le public présent pour assister à l’émission a le droit de voter aussi et fera office de cinquième juge. Je reste persuadé que ces changements de règles continuels cette saison ne servent à rien…

Les quatre candidats de la fin du classement commencent l’émission.

  1. Lucie et Anthony sur une danse contemporaine en trio avec Inès Vandamme : peu de mouvements techniques, une partie du temps passée à des passages continuels d’un partenaire à l’autre et une chorégraphie à trois qui ne met pas Lucie sur un même pied d’égalité avec les autres candidats. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?
  2. DALS S11E07 - Michou sur un tango
    DALS S11E07 – Michou sur un tango
    Michou et Elsa sur un tango argentin : toujours un peu raide, Michou s’en sort plutôt bien malgré une musique n’inspirant pas un tango.
  3. Aurélie et Adrien sur un quickstep : en dehors des pieds un peu imprécis, Aurélie fait une danse correcte et continue de progresser.
  4. Gérémy et Candice sur une danse contemporaine : chute sur le côté, course, porté avec les pieds qui pédalent, expression hébétée, pieds nus et torse nu, etc. on n’échappe pas à la caricature de la danse contemporaine. Bref, une prestation qui ne m’a pas séduit (contrairement au jury) et qui masque le manque de technique de Gérémy
  5. Tayc et Fauve sur un jive : malgré ses talents manifestes de showman, Tayc manque de précision et j’aurais aimé voir autre chose que des kicks dans ce jive
  6. Dita et Christophe sur un quickstep : il y avait du quickstep, une danse standard qui réussit à Dita, mais aussi du shag, du charleston et du lindy hop mal fait, la danse est agréable à regarder mais il aurait mieux valu rester sur un quickstep de bout en bout et travailler les pieds
  7. Bilal et Jordan sur une rumba : une fois encore, Bilal séduit globalement par cette danse, mais les hanches latines n’y sont pas
DALS S11E07 - Dita
DALS S11E07 – Dita

Le face-à-face… à face oppose Aurélie, Lucie et Dita sur un cha-cha. Lucie ne fait pas un seul pas de cha-cha contrairement aux autres, Aurélie fait plusieurs pas techniques même si parfois imprécis, Dita fait des mouvements mettant en valeur son jeu de jambes. Aurélie est sauvée par le public, Dita par le jury et c’est donc Lucie qui est éliminée cette semaine et cela me semble justifié parmi ces trois candidats (même si je reste réservé sur le cas de Gérémy qui aurait dû participer au face-à-face si on n’avait pas eu ces nouvelles règles de la semaine…).

Comme d’habitude le debrief de 40 minutes termine l’émission avec sa présentation façon « maîtresse d’école », ses bêtisiers et ses séquences humoristiques.

[S11E08] Émission du 5 novembre 2021


Nouveau changement des règles de l’émission : les candidats vont concourir par binômes. Les 6 couples sont associés en fonction de leur classement de la semaine passée (le premier avec le dernier, le 2e avec l’avant-dernier, etc.).

DALS S11E08 Michou et Elsa
DALS S11E08 Michou et Elsa

Les trois derniers du classement iront en face-à-face. Cette semaine, Dita Von Teese a un souci de santé et est dispensée : elle est d’office qualifiée pour la semaine prochaine. Dans le cadre du binôme, c’est le couple Terence Telle (candidat d’une saison passée) et Inès Vandamme qui remplace son duo avec Christophe Licata. Même si on imagine bien la difficulté de proposer un couple remplaçant au pied levé, je pense que Christophe Licata aurait dû en faire partie malgré la défection de sa partenaire afin d’être logique dans l’idée du quatuor.

  1. Aurélie et Adrien sur une danse contemporaine : la danse contemporaine version Danse avec les Stars a généralement l’avantage de mettre en valeur les candidats malgré les éléments caricaturaux récurrents dans chaque chorégraphie (main sur la bouche, air hébété, course à grands pas, etc.), ça fonctionne ici pour Aurélie
  2. Tayc et Fauve sur un quickstep : une danse sympathique dont Tayc suit les codes pour une fois et ça fait du bien
  3. Quatuor / Aurélie, Tayc, Adrien et Fauve sur un paso doble : si on passe sur la musique épique, le spectacle proposé était bien sans être parfait
  4. Gérémy et Candice sur un quickstep : en résumé, peu de connexion et des chassés affreux
  5. Quatuor / Gérémy, Candice, Térence et Inès sur une danse contemporaine : peu de mouvements pour les hommes dans cette chorégraphie qui ne permet par à Gérémy de se démarquer
  6. Michou et Elsa sur un american smooth : une chorégraphie agréable où Michou est bien présent pour sa partenaire et réussit sa prestation
  7. Bilal et Jordan sur un cha-cha-cha : le déhanché latin manque encore à Bilal mais il est toujours au point sur la dynamique et son partenariat avec Jordan
  8. Quatuor / Michou, Bilal, Elsa et Jordan sur un charleston : bon, soyons clairs, il y a autant de charleston dans cette danse que dans les quicksteps qu’on nous propose dans l’émission, ce qui équivaut à presque rien. Néanmoins, j’ai trouvé l’interprétation de la musique intéressante.
DALS S11E08 Quatuor
DALS S11E08 Quatuor

Au classement général, Aurélie et Tayc sont premiers et donc immunisés. Gérémy, Michou et Bilal doivent donc s’affronter en face-à-face… à face sur un jive. Sans surprise (Michou et Bilal avaient précédemment été plébiscités pour leurs jives respectifs), c’est Gérémy qui est éliminé, Michou étant sauvé par le public et Bilal par le jury. 

Les candidats encore en lice passent en quart de finale puisqu’il ne reste plus que 3 émissions avant la fin de la saison.

[S11E09] Émission du 12 novembre 2021


Cette semaine, la nouvelle règle du jeu est divisée en 2 points : les candidats devront faire 2 danses et c’est le public qui vote uniquement pour l’élimination finale. Les deux premiers du classement seront sauvés de fait par le jury (résultat des notes).

DALS S11E09 Elsa porte Michou
DALS S11E09 Elsa porte Michou

On se doute donc que la célébrité qui sera éliminée sera cette qui aura la communauté de fans la moins active parmi les couples restants.
Avant même la moindre danse, on se doute que si Tayc ou Dita se trouvent en face-à-face c’est l’un d’eux qui sortira.

Première danse :

  1. Tayc et Fauve sur un cha-cha-cha : une danse (presque) sans hanches et toujours de la danse afro et du krump, je ne vois aucune évolution depuis la première émission chez Tayc et il semble que le surnotage du jury (des 9 et un 10) ait déjà décidé qu’on le reverra à la prochaine émission
  2. Aurélie et Adrien sur un american smooth : c’est une danse qui favorise généralement les candidats (sauf quand Jean-Paul Gaultier vote car il n’aime pas les danses standards et Chris Marques qui veut virer Aurélie depuis longtemps) et Aurélie continue à progresser dans cette prestation plutôt bonne
  3. Michou et Elsa sur une danse contemporaine : j’ai trouvé intéressante l’inversion des rôles où Elsa porte son partenaire plusieurs fois, une prestation de Michou correcte mais sans plus
  4. Dita et Christophe sur une samba : un bon travail technique pour Dita qui méritait de meilleures notes de la part du jury
  5. Bilal et Jordan sur une danse contemporaine : la chorégraphie est jolie, bien exécutée, mais pourquoi lui attribuer de nouveau une danse contemporaine dont on sait qu’elle favorisera inévitablement Bilal ?
DALS S11E09 Dita et Christophe
DALS S11E09 Dita et Christophe

Michou et Aurélie sont d’office sélectionnés pour le face-à-face et les autres doivent faire leur seconde danse à l’issue de laquelle le dernier ira en face-à-face :

  1. Tayc et Fauve sur une valse : un petit bout de valse et de la danse contemporaine… On est loin du « classicisme par excellence » demandé par Chris Marques en introduction de cette danse et pourtant il lui a mis un 9 (c’est l’avantage de regarder 2 fois l’émission pour préparer cet article : on peut repérer les incohérences, et ça confirme bien que le jury veut favoriser Tayc). À part cela, les rotations en solo de Tayc ne ressemblent à rien et il y a toujours trop de force dans le guidage
  2. Dita et Christophe sur un jive : Dita n’est pas à l’aise sur cette danse très dynamique, mais s’en sort plutôt bien au niveau technique dans une chorégraphie qui aurait pu bouger davantage
  3. Bilal et Jordan sur un paso doble : passons sur la musique épique sans rythme régulier choisie par la production, la danse était globalement bien réussie, le duo Bilal/Jordan fonctionne bien sur ce thème

C’est Dita qui rejoint Michou et Aurélie dans le face-à-face… à face sur un tango. Aurélie fait un bon tango, Michou se laisse guider par Elsa et fait quelques erreurs de pieds, Dita fait un tango avec peu de pas et beaucoup de postures et fioritures de spectacle. Au final, indépendamment du choix discutable des figures faites par Christophe et Dita, c’est Dita qui sort (comme prévu puisqu’elle n’est pas autant connue en France que Michou et Aurélie et cela résulte aussi un peu de son absence la semaine dernière). Pour moi, Tayc aurait très bien pu être à cette place cette semaine, c’est juste le jury qui a choisi.

[S11E10] Émission du 19 novembre 2021


S11E10 - Bilal et Jordan
S11E10 – Bilal et Jordan

Soirée de demi-finale et donc avant-dernière émission de la saison ! Pour démarrer, petite intro (courte) dansée par les danseurs pros ainsi que les juges Denitsa Ikonomova et François Alu (toujours pas de trace de Chris Marques et Jean-Paul Gaultier sur la piste de danse…), suivie par la présentation des candidats. Règle du jeu de la semaine : à l’issue de la première danse le meilleur au classement est qualifié pour la finale (ça laisse au jury la possibilité de faire passer leur chouchou), idem pour la seconde danse et les deux couples restants iront au face-à-face jugé par les téléspectateurs. On imagine dès le début que le face-à-face sera entre Michou et Aurélie…

Première danse pour tous les couples.

  1. Aurélie et Adrien sur un tango : Aurélie continue de progresser et propose une danse correcte, même si la chorégraphie incorpore beaucoup de renversés ou postures de spectacle
  2. Tayc et Fauve sur une danse contemporaine : on joue encore la folie, la colère et la violence dans cette danse, à croire que la danse contemporaine n’est que cela… Tayc ne change pas de registre dans cette seconde danse contemporaine (et la 3e si l’on compte la valse à moitié contemporaine de l’émission 9). Ce choix de danse me semble le favoriser puisque personne n’en connaît les règles techniques…
  3. Michou et Elsa sur un foxtrot : second foxtrot de la saison pour Michou qui reste trop raide du haut du corps et dépendant de sa partenaire, même si l’on remarque l’exécution correcte du pas plume
  4. Bilal et Jordan sur une samba : une danse mêlant danse africaine, samba et salsa où trop de mouvement se font séparément ou côte à côte et où Bilal, toujours techniquement bon (mais aux mouvements de hanches encore peu visibles), est éclipsé par son partenaire

Seconde danse sauf pour Tayc qui passe en en finale directement.

  1. Aurélie et Adrien sur un cha-cha : le 1er de la saison pour elle en dehors de face-à-face, quelques imprécisions et je me demande pourquoi elle avait des talons (plus hauts que d’habitude) en tango alors qu’elle danse à plat sur cette danse latine
  2. Michou et Elsa sur une samba : Michou semble s’amuser et joue avec la caméra, les épaules sont un peu trop fixes et sa danse manque un peu de contraste
  3. Bilal et Jordan sur un americain smooth : Jordan a sûrement encore une fois cassé les boutons de sa chemise pour leur second american smooth de la saison, une danse qui se rapproche de la danse contemporaine et favorise ses pratiquants dans l’émission malgré les erreurs. On sait d’avance que cela va plaire au jury
DALS S11E10 - Face-à-face
DALS S11E10 – Face-à-face

Face-à-face sur un paso doble pour Aurélie et Michou puisque Bilal a été classé premier par le jury à l’étape précédente. Peu importe leur prestation, ce sont les téléspectateurs qui votent et le résultat dépend le la popularité et la communauté des fans des candidats à présent. Aurélie est éliminée sans réelle surprise, pourtant sa prestation m’a semblé meilleure que celle de Michou sur ce face-à-face.

Rendez-vous la semaine prochaine pour la finale !

[S11E11] Émission du 26 novembre 2021

[Commentaire à venir le week-end suivant la diffusion de l’émission]

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La musique electro-swing

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Parlons un peu musique aujourd’hui… Vous connaissiez l’électro-acoustique, l’électro-aimant, l’électroencéphalogramme, l’électroménager et aujourd’hui je vous présente… l’electro-swing ! C’est un courant musical issu de la rencontre de la technologie moderne des DJ et des vieux vinyles des années 20, 30 et 40 où sont enregistrés des titres américains de charleston, de jazz et de swing.

On trouve les premières tentatives de ce genre « remix moderne de swing » en 1994 (« Lucas With The Lid Off », mêlant swing, boîte à rythmes et rap) et en 1995 (« Doop » par Doop, très charleston, plus connu que le titre cité précédemment et dont je vous propose une vidéo d’illustration ci-dessous). Même si au fil des titres les styles diffèrent, le principe de base reste le même : sampler (cela veut dire numériser et isoler des sections) un morceau de swing, le faire passer plus ou moins régulièrement en boucle et y ajouter/superposer des sons modernes (batterie, basse, voix, etc.). Dans cet exercice, il faut avouer que les Français sont plutôt bien placés à l’échelle mondiale. On retrouve régulièrement plusieurs groupes français dans les meilleures ventes du style, comme G-Swing, Caravane Palace ou Le Club des Belugas.

Pour mémoire, je rappelle qu’à l’origine la musique swing était une musique créée uniquement pour danser. Les big bands des années 1930 et 1940 s’en donnaient à cœur joie devant des salles de danse remplies de danseurs. Les samplers de l’electro-swing se sont aussi intéressés aux morceaux de charleston des années 20. J’ai l’impression que l’aspect sautillant du charleston est mieux conservé dans les morceaux d’electro-swing que l’aspect « swing » des swings des big bands. Tout cela est une affaire de ressenti et c’est ce même ressenti qui va faire que l’on va avoir envie de danser telle ou telle danse sur un morceau d’electro-swing. Jusqu’ici, j’ai assez peu entendu de titres qui avaient conservé les « bounces » du swing qui permet de danser le lindy hop des années 30. Cela dit, certains parmi lesquels le collectif de DJ G-Swing, essayent de conserver l’aspect dansant de la musique qu’ils ont samplée. Leur album « Swing for modern clubbing » est particulièrement parlant dans ce domaine. En cherchant sur YouTube, vous trouverez plusieurs extraits de leur album.

Le terme de « electro-swing » ayant été inventé par des anglophones explique la raison de l’extension des musiques samplées au-delà du swing des années 1930. On trouve de nos jours dans la catégorie des titres electro-swing des titres qui sont inspirés de la famille swing qui contient aussi bien du blues, que du rock ou encore du rhythm’n’blues. Ceci explique aussi pourquoi il est possible de danser du charleston (souvent), du rock, du West-Coast swing et parfois même du mambo sur certains titres d’electro-swing. Je l’avoue, bien que souvent issue de morceaux de swing faits pour danser, la musique electro-swing ne se danse pas toujours. C’est par ailleurs, une très bonne musique de type « lounge » ou « easy listening », c’est-à-dire agréable à l’oreille en fond sonore. Cela dit, voici quelques titres connus ou sur lesquels on peut danser (les danses que j’indique pour chaque titre ne sont que des suggestions).
 
– Jolie coquine, Caravan Palace : charleston
– Cement Mixer, G-Swing : lindy hop
– It Don’t Mean a Thing, Club des Belugas : lindy, mambo, rock
– Get a Move On, Mr. Scruff : West coast swing (pub France Télécom en 1999)
– Rum and Coca cola, Tim Tim : samba, mambo, rock
– Dibidy Bop, Club des Belugas : hip-hop
– Puttin’ on the Ritz, Fred Astaire (Club des Belugas) : lindy hop, foxtrot, charleston
– Sweet Sugar Swing – Lyre Le Temps : West coast swing, hip-hop
– Prosschai – Artie Shaw (Minimatic Remix) : charleston, hip-hop

Je vous propose une petite vidéo qui m’a bien plu et dont l’action se déroule au son d’une musique que l’on pourrait rapprocher de l’electro-swing. La musique en question est « We No Speak Americano » du duo Yolanda Be Cool qui remixe un titre plus ancien « Tu vuo fa l’americano », créé à l’origine par l’Italien Renato Carosone en 1956 (avec mandoline et ocarina, s’il vous plaît…). Cette chanson aux accents de swing a rencontré un grand succès à sa sortie et a été reprise plusieurs fois depuis par divers artistes. Parmi ceux-ci, on trouve The Brian Setzer Orchestra, Marty and His Rockin’ Comets, The Good Fellas, Lou Bega, Akhenaton et plus récemment Dany Brillant et The Puppini Sisters. Cette chanson a même été la bande-son d’une publicité pour les jean’s Lewis dans les années 1990. Dans la vidéo que je vous propose, le duo irlandais Up & Over (Suzanne Cleary et Peter Harding) fait des claquettes (style irlandais) avec les mains. La rythmique est convaincante, on aurait très bien pu l’imaginer faite avec les pieds. De plus, la mise en scène du couple est amusante (et l’homme ne cligne qu’une seule fois des yeux à partir du moment ou on passe en plan rapproché — vous l’avez repérée ? –… je ne sais pas comment il fait). Je crois qu’on peut parler ici de danse des bras et des mains et non seulement de « finger tutting » (terme faisant référence à une danse faite uniquement avec les doigts).

Pour les amateurs et les curieux, vous trouverez facilement des compilations d’electro-swing en CD ou coffrets ainsi que sur les sites de streaming musical ou des playlists sur YouTube tout simplement.

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Le flamenco : une danse venue d’Espagne

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Le flamenco (el baile flamenco en espagnol) est une danse qui est synonyme de soleil, mais aussi de passion. Elle est très appréciée des Français et, en particulier, de la gent féminine. Dès la prononciation du mot « flamenco », on entend les guitares sonner et résonner des castagnettes. On devine peu après des silhouettes dans des robes à pois et à volants qui tapent des pieds en agrémentant les déplacements de mouvements de mains gracieux. Pourtant, l’histoire du flamenco n’est peut-être pas si superficielle que cela, car elle est fortement ancrée dans l’histoire espagnole.

Au XIXe siècle, l’Andalousie, grande région du sud de l’Espagne, est le théâtre d’une certaine instabilité politique où misère et violence sont des thèmes récurrents. L’inégalité qui règne entre les riches propriétaires et les nombreux paysans modestes ne fait que croître. En parallèle, la communauté des gitans est mal aimée. C’est dans ce contexte que sont nées les mélodies du flamenco en tant que chant et musique et en particulier sur le côté atlantique de l’Andalousie dans les environs de Séville et Cadix. On doit les origines du chant flamenco aux gitans qui y exprimaient tout leur désarroi. La danse flamenca raconte donc une histoire. Cette manière de chanter va sortir du cercle familial et se diffuse petit à petit. Certains chanteurs s’en feront même une spécialité et seront recherchés et payés pour cela comme El Planeta et El Fillo. À la fin du XIXe siècle, cela marque le début de l’éloignement du flamenco de la sphère paysanne ainsi que l’intégration de cet art dans le contexte classique du spectacle grand public. En particulier, on crée des cafés cantantes (cafés théâtres) où le chant flamenco des origines rejoint les mélodies traditionnelles andalouses.

Au début, la danse n’était qu’une manière d’agrémenter visuellement le chant en fond de scène, voire même de faire patienter les spectateurs des cafés cantantes. Les représentations de l’époque montrent des danseuses bien en chair. Les mouvements sont alors peu élaborés et se limitent parfois aux palmas, l’accompagnement rythmique avec les mains. On ne peut donc pas réellement encore parler de chorégraphie comme celles qui viendront plus tard. La danseuse de cette époque est vêtue d’une robe longue (sans volants), elle peut porter un châle et une peineta (un peigne) achève sa coiffure.

Le flamenco a ensuite connu peu à peu une évolution vers quelque chose de plus spectaculaire. Les chants étaient donc accompagnés par la guitare flamenco (toque), les battements de mains (palmas), les battements de pieds (zapateado, action des talons) et la danse proprement dite (baile). Les castagnettes ne sont, semble-t-il, arrivées qu’ultérieurement. Dans le même temps, comme le flamenco est devenu plus physique, la danseuse type s’est amincie et sa tenue vestimentaire s’est transformée. On a aussi vu arriver les danseurs mâles, soit seuls, soit pour accompagner une danseuse. La danse masculine porte alors l’accent sur les claquements de pieds alors que celle des danseuses met l’accent sur les bras et les mains.

Il n’y a pas un seul et unique type de musique flamenco et il en est naturellement de même pour la danse. On peut ainsi compter jusqu’à 50 palos différents (types de chants flamenco), même si certains sont rarement joués. Certaines formes sont dansées tandis que d’autres ne sont pas. Parallèlement, certaines danses sont traditionnellement réservées aux hommes et d’autres sont pour les femmes. Mais c’est de moins en moins cloisonné de nos jours. Les danses de base comportent les suivantes : alegrias, soleares, bulerias, farruca. Pour commencer un spectacle de flamenco, la danseuse (ou le danseur) reste immobile pendant quelques instants pour s’imprégner du chant, de la musique et du rythme de celle-ci marqué par les claquements de mains. Puis arrivent les gestes et déplacements qui expriment des émotions et racontent l’histoire correspondant aux paroles du chant. Il est à noter l’importance de l’improvisation dans ce contexte. Les grands danseurs d’expression de flamenco sont connus pour leur duende, une qualité qui exprime à la fois leur âme et leur capacité à se traduire par des états d’émotion pure. En flamenco traditionnel (clasico), on ne considère pas que les jeunes puissent avoir la maturité émotionnelle pour bien transmettre le duende du genre.

Nous pouvons actuellement distinguer plusieurs catégories de flamenco : le flamenco puro (proche des origines gitanes), le flamenco clasico (troupes de danseurs pour ballets), le flamenco moderne (très technique) et le flamenco nuevo (visuellement dépouillé et influencé par d’autres styles de danses). Parmi des danseuses et danseurs célèbres pour leur flamenco, on peut citer Antonia Mercé y Luque (dite « La Argentina »), Vicente Escudero, Carmen Amaya, El Farruco, mais aussi Cristina Hoyos, Sara Baras, Mercedes Ruiz, Israel Galvan, etc. Au cinéma, Antonio Gades s’inscrit dans la continuation du duende dans « Carmen » et « Noces de Sang », deux films réalisés par Carlos Saura (qui a fait au total 3 films sur le flamenco).

Les non-spécialistes associent bien souvent le flamenco et le paso doble. Il est vrai que ces deux danses nous viennent d’Espagne. Cependant, les origines de ces danses sont différentes (le paso doble est issu de l’univers des corridas et se danse en couple exclusivement). Néanmoins, l’ambiance espagnole est souvent accentuée par certaines danseuses de paso doble (en particulier dans des démonstrations de danse sportive) par le biais de positions issues du flamenco.

Pour finir par une démonstration visuelle de flamenco, je vous propose une vidéo filmée lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Barcelone en 1992 où l’on voit Cristina Hoyos danser du flamenco clasico (à partir de la 24e minute de vidéo).

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Dansez-vous la java bleue ou celle de Broadway ?

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Nos (arrière-)grands-parents entendaient ces paroles chantées par Fréhel dans les transistors en 1938 et dansaient en tournant au rythme de la mélodie :

C’est la java bleue, la java la plus belle
Celle qui ensorcelle, quand on la danse les yeux dans les yeux
Au rythme joyeux, quand les corps se confondent
Comme elle au monde, il n’y en a pas deux
C’est la java bleue…

La java bleue
La java bleue

Créée en 1937 sous la plume de Géo Koger et Noël Renard, cette chanson a été mise en musique par Vincent Scotto. La Java bleueAcheter sur Amazon aurait pu être la seconde java de tous les temps, après « La plus bath des javas » sortie en 1925 et chantée par Georgius. On dit que cette java a été associée à la couleur bleue par référence à la valse brune de 1909 et, en réalité, cette chanson est bien une valse musette et non une java comme le laissent entendre les paroles et son titre. C’est une chanson que l’on peut néanmoins considérer comme un tube, car elle a été reprise maintes fois par des artistes aussi différents que Georgette Plana, Les Garçons Bouchers, Patrick Bruel ou Bézu… La Java bleue est aussi le nom d’un film (aussi nommé « Une Java ») de 1939 où Fréhel chante sa chanson en jouant le rôle  de la patronne d’un bal musette.

Position java, main dans le dos
Position java, main dans le dos

Alors, au fait, c’est quoi une java ? C’est tout d’abord une musique à trois temps, tout comme la valse, on parle d’une signature musicale 3/4 et on compte généralement 1-2-3, 1-2-3, etc. Mais c’est aussi une danse classée parmi les danses musette que l’on confond souvent avec la valse musette. La java partage un certain nombre de points avec la valse musette. En premier lieu, bien que les musiques pour les javas soient un peu plus lentes, les musiques sont très proches les unes des autres. Comme dans le cas de la valse musette, il existe un pas de change en java. La technique des pas de la java diffère de la valse musette dans le fait que la première ne comporte pas de pivots sur les plantes. Au lieu de cela, la java utilise des pas marchés ou courus : les pieds se posent donc dans leur position définitive sans que la semelle n’ait à glisser sur le sol. Au niveau de la technique des pas, il est donc souhaitable de toujours danser les pieds à plat. Cela implique de jouer un petit peu des hanches, ce qui donne cet aspect de danseurs qui se dandinent, parfois exagéré pour les démonstrations de java. D’une manière générale, les pas sont marchés, mais la java autorise de les transformer en pas courus (à l’allure de sautillements). Il faut néanmoins garder en tête que les pas (marchés ou courus) doivent rester petits. La java a en effet été faite pour danser dans les bals musette où la piste est bondée.

Mais continuons donc notre parcours des titres populaires autour de la java… Bien des années après La Java bleue, une autre java a été très populaire, il s’agit de La Java de BroadwayAcheter sur Amazon chantée par Michel Sardou en 1977.  Voici le début du texte de la chanson :

When we sing the java Saturday in Broadway
It swings like in Meudon
We are tired and we fly, no need for Beaujolais
If we got some Bourbon
It might not be the real true one
But it’s the Broadway one
But it’s the Braodway one
Quand on fait la java, le samedi à Broadway
Ça swingue comme à Meudon
On s’défonce, on y va, pas besoin d’beaujolais
Quand on a du bourbon
C’est peut-être pas la vraie de vraie
La java de Broadway
Oui, mais c’est elle qui plaît

La java de Broadway Sardou
La java de Broadway Sardou

Dans le refrain anglais, on parle de « chanter la java » et dans le texte français il est plutôt question de « faire la java », autrement dit faire la fête.  Et c’est ce dernier sens qu’il faut comprendre la chanson qui parle des soirées animées du quartier new-yorkais de Broadway connu pour ses spectacles et ses lieux de sortie. Donc rien à voir avec la java, d’autant plus que le rythme à quatre temps (4/4) de la chanson ne laisse pas davantage de doute sur le fait que cette mélodie ne soit pas une java. On danserait plutôt un rock’n’roll sur cette chanson pop de la fin des années 1970. Passons donc à autre chose…

Le jazz et la java Nougaro
Le jazz et la java Nougaro

Quand on y réfléchit, il y a encore une chanson de 1962 dont le titre et les paroles contiennent le mot java : Le jazz et la javaAcheter sur Amazon du Toulousain Claude Nougaro. Tiens, étrange, il n’est pas particulièrement connu pour ses chansons en relation avec une ambiance de type musette…

Quand le jazz est, quand le jazz est là
La java s’en, la java s’en va
Il y a de l’orage dans l’air, il y a de l’eau dans le
Gaz entre le jazz et la java

Les paroles abordent la disparition de la java au profit du jazz dans les lieux de sortie. Il est vrai qu’avec l’évolution de l’urbanisation, celle des modes et tendances et l’arrivée des technologies, les instruments associés au jazz ont peu à peu pris le pas sur les accordéons plutôt présents dans les campagnes. Le jazz est devenu assez élitiste alors que l’accordéon musette est resté associé aux milieux les plus populaires. Il faut tout de même noter qu’à l’âge d’or du swing, toutes les classes sociales aux États-Unis pouvaient danser au son des orchestres jazz/swing qui n’était donc pas une musique réservée aux classes les plus hautes. Rappelons que ce sont les noirs Américains de Harlem (il étaient loin d’être les plus riches…) qui ont développé une danse comme le lindy hop sur du swing. De même, de l’autre côté de l’Atlantique, les bals musette ont-ils été fréquentés en France par les classes populaires à la même époque. La Seconde Guerre mondiale a permis au jazz/swing de traverser l’Atlantique et les deux styles musicaux ont été mis en contact, mais ont continué à évoluer en parallèle. Le jazz/swing est devenu à la mode (puis le rock’n’roll qui en est issu) dans les grandes villes avides de nouveauté, le style musette et la java sont beaucoup restés à la campagne ou dans les guinguettes aux abords des grandes villes.

La mélodie du refrain de la chanson de Nougaro est la copie conforme  de celle du titre de 1959 Three To Get Ready du jazzman Dave Brubeck qui mélange les signatures musicales 3/4 (java) et 4/4 (pop & jazz/swing pour simplifier) et tente de concilier les deux formes dans un seul titre. C’est le genre de difficulté que les jazzmen aiment bien en guise d’exercice de style.  L’essentiel de la chanson est en 3/4 et peut se danser en java et seule la mesure de fin de refrain est en 4/4. On peut donc dire que cette chanson est dansable en java moyennant une petite adaptation ponctuelle !

Partisan de la cohabitation des différentes formes de musique et de danse, comme vous le savez sûrement à présent, j’aime bien la seconde moitié du texte de Claude Nougaro qui dit :

Pour moi, jazz et java, c’est du pareil au même
J’me saoule à la Bastille et m’noircis à Harlem
Pour moi, jazz et java, dans le fond, c’est tout comme

Pourquoi devrions-nous prendre parti pour une musique ou une danse plutôt qu’une autre ? On peut aimer le swing sur lequel on peut danser le lindy hop dans les clubs de jazz, mais aussi la java qui nous fait tourbillonner dans les guinguettes populaires ! Et je conclus en vous renvoyant à un article que j’ai écrit dans ce blog il y a un moment, à propos du fait de faire swinguer des titres à l’accordéon. Finalement, des trois chansons ayant servi de base à cet article, aucune n’est donc une vraie java à 100%. Ce n’est pas parce qu’il y a le mot java dans un titre que l’on peu danser la java dessus. Et, à l’inverse, ce n’est pas parce qu’il n’y a pas le mot java dans le titre ou les paroles d’une chanson qu’il ne s’agit pas d’une java (et il y en a beaucoup dans ce cas, qu’on se rassure !). Les apparences sont parfois trompeuses !

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Le hip-hop : une danse et une culture

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Dans le langage courant, lorsqu’on parle de hip-hop, on fait souvent référence à la danse, mais cette considération n’est que partiellement vraie. Au-delà d’une danse, le hip-hop est un courant culturel qui prend ses origines à la fin des années 1970 aux États-Unis et en particulier dans les rues de New York. Ce courant est issu d’un mouvement non violent du Bronx lancé par Aka Kahyan Aasim (alias Afrika Bambaataa) et qui, malgré ses airs de Mister T, prônait le respect et la fraternité. Les acteurs de la culture hip-hop tiennent des rôles bien précis dans leurs vêtements amples et sous leurs caquettes ou bonnets. Pour simplifier, on identifiera le DJ (Disc Jockey qui mixe les disques et fait du scratch avec ses disques vinyles), le MC (Master of Ceremony qui, au micro, anime la foule, chante et fait du rap), le B-boy (break-boy qui danse le break, mais peut aussi pratiquer d’autres techniques de danse, et on a naturellement aussi les B-girls) et enfin le graffer (qui fait des graffitis à la bombe de peinture ou au crayon marqueur). Comme le thème de ce blog est la danse, je vais donc approfondir ce qui concerne la danse hip-hop dans ce qui suit.

La danse de la culture hip-hop est associée à la musique hip-hop. Cette musique est formée de mixes, de scratch, de samples (qui sont apparus grâce à la technologie), en plus des performances vocales comme le rap ou la beatbox (imitation de percussions par la voix). Du fait de sa constitution, la musique du hip-hop a induit différentes manières de bouger que l’on nomme le break, le locking et le popping qui peuvent comporter des saccades. Issu des communautés afro-américaines et portoricaines de New York, le hip-hop s’est développé dans les rues et on a pu assister rapidement à la formation de groupes de danseurs (crews) qui rivalisaient d’agilité dans des confrontations (battles). Ces compétitions informelles consistaient, au centre d’un cercle formé par les spectateurs et les danseurs, en une alternance d’improvisations (freestyle) entre les différentes équipes afin de déterminer qui était le meilleur et le plus spectaculaire.

En hip-hop, on rencontre différents types de mouvements de danse. Il y a des mouvements que l’on fait debout et d’autres que l’on fait au sol (tours sur la tête, windmill où seul le torse reste en contact avec le sol alors que le reste du corps tourne, etc.). De nombreux mouvements sont inspirés d’autres disciplines comme le mime (l’idée du moonwalk de Michael Jackson est issu de jeunes danseurs de hip-hop), la capoeira, ou encore de l’observation d’animaux (le scorpion par exemple) ou de cultures (l’Égypte par exemple). Un mouvement en particulier est souvent considéré comme l’un des pas de base du break : le six pas.

0. Commencer accroupi, les pieds assemblés (sur les demi-pointes et directement sous le buste), les 2 mains posées au sol devant soi à largeur d’épaules

  1. Lever la main droite et croiser le pied gauche devant la jambe droite (mouvement circulaire passant là où la main se trouvait). On se trouve genou dans genou
  2. Reculer le pied droit, jambe tendue en arrière
  3. Reposer la main droite et poser le pied gauche parallèle au pied droit (largeur d’épaules)
  4. Lever la main gauche puis poser le pied droit à côté de la main gauche (mouvement circulaire passant là où la main se trouvait)
  5. Croiser le pied gauche derrière la jambe droite (genou dans genou)
  6. Décroiser le pied droit et retrouver ainsi la position de départ

Les mains posées au sol ne sont pas à plat : seule la face interne du bout des doigts est posée

Après la conquête des USA, la danse hip-hop évolua ensuite dans différentes régions incluant la côte californienne et d’autres manières de danser émergèrent au contact de la culture funk dans les années 1980. On peut notamment citer le fait de bouger comme un robot et les mouvements de type electric boogaloo (une sorte de popping). C’est à cette époque que le hip-hop débarque en France. Certains d’entre vous se souviennent peut-être de « H.I.P. H.O.P. » l’émission hebdomadaire de Sidney Duteil qui, en 1984 et sur TF1, débutait par un dynamique « Bonjour, les frères et les soeurs ! ». On y trouvait des cours de danse, des battles (appelées défis en français dans l’émission), des concerts en direct, etc. Cette émission a permis la popularisation du hip-hop (aujourd’hui appelé « old school ») et amené beaucoup de jeunes à s’entraîner chez eux, dans les rues ou à l’école au son de gros radio-cassettes (les ghetto blasters). C’est dans cette émission qu’on a lancé en France le terme de smurf, synonyme du hip-hop dansé debout. La légende veut que le terme « smurf » (nom des schtroumpfs en anglais) a été donné à la danse du fait des gants blancs portés par certains danseurs). Or, les schtroumpfs n’ont jamais porté de gants blancs ! Une autre légende (que je reprends de Wikipedia, mais je n’ai pas trouvé d’autre source : mettons les réserves qui s’imposent) dit que le mot smurf aurait été associé au popping à cause d’un clip associant la bande-son originale des schtroumpfs aux USA et l’image de danseurs en train de faire du popping en portant de grosses chaussettes par-dessus leur pantalon de jogging.

Dans les années 1990, le krump et ses mouvements énergiques (et paraissant empreints de colère) fait son apparition dans la région de Los Angeles. Cette manière de danser est associée à Cesare « Tight Eyez » Willis et Jo’Artis « Big Mijo » Ratti (leaders de la troupe des Krump Kings) ainsi qu’au chorégraphe Christopher « Lil’C » Toler (l’un des membres du jury de l’émission So You Think You Can Dance). Depuis, plus récemment, un courant de hip-hop nommé new style (parfois street dance ou street jazz) se développe, mettant en avant les isolations (un peu comme en danse jazz). Il s’agit d’un style plus « commercial » et qui s’éloigne du monde de la rue puisqu’il est à présent enseigné dans les écoles de danse sous un angle technique. C’est ce style qu’on peut voir régulièrement dans les clips vidéo. La danse hip-hop a donc de nos jours acquis ses lettres de noblesse en entrant dans les écoles de danse. En France, il existe actuellement de nombreuses écoles et associations de quartier pour apprendre le hip-hop dans les différents styles. De plus, trois pôles ont pour objectif de promouvoir la danse hip-hop à Paris/Suresnes (Cités danse connexions), Bordeaux (associé à la Cie Rêvolution) et Lyon/Bron (associé à la Cie Käfig). J’intègre à cet article une prestation de hip-hop de la troupe anglaise Diversity en 2007, pour vous donner une idée de que qui se fait actuellement en hip-hop.

Voilà qui conclut un petit tour d’horizon sur le hip-hop, une danse riche dont certains courants nécessiteraient un article entier à eux seuls. Cela me laisse donc encore quelques sujets d’articles à vous proposer dans les mois à venir dans ce blog !

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Quelques pas de base en claquettes (tap dance)

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Gene Kelly Claquettes

Qui n’a pas rêvé faire comme Fred Astaire, Ginger Rogers ou Gene Kelly dans les comédies musicales hollywoodiennes, se mouvant avec aisance en faisant de petits cliquetis de la pointe de ses chaussures ? Au-delà de la danse et des mouvements effectués par l’ensemble du corps, l’ajout des claquettes apporte une difficulté certaine à l’apprentissage de ce style. Le mélange de technique et de rythmes imposé par l’utilisation des chaussures avec des fers à l’avant et à l’arrière va avec son propre vocabulaire universel en anglais. Nous allons ici répertorier quelques mouvements de base des claquettes (frappes de base) qui correspondent à ces termes techniques anglais bien précis. Si vous voulez des informations générales sur les différents styles de danse à claquettes, je vous conseille de consulter la présentation dans cet article.

Vue d’ensemble et maintien

Lorsque vous dansez avec des chaussures à claquettes aux pieds, vous réalisez inévitablement les frappes de base que de nombreux autres danseurs ont réalisé avant vous. Il s’agit d’un passage obligé. Ces frappes sont certes destinées à produire des sons assimilables à des percussions, mais n’oubliez pas que vous êtes censés danser… Aussi, vos bras ne doivent-ils pas rester statiques le long du corps (sauf, bien entendu, dans le cas d’une orientation spécifiquement claquettes irlandaises). Généralement, le bras opposé au pied qui effectue la frappe est légèrement levé, exactement comme lorsque l’on marche. Restez toujours bien droit et n’oubliez pas de garder la jambe sur laquelle se trouve le poids de votre corps (jambe opposée à celle qui effectue la frappe) légèrement pliée : pas de jambe tendue !

Liste des pas présentés
(par ordre courant de difficulté)

  1. Tap (touch)
  2. Step
  3. Brush
  4. Back brush
  5. Shuffle
  6. Hop
  7. Leap
  8. Heel
  9. Stamp
  10. Stomp
  11. Toe
  12. Ball
  13. Scuff
  14. Dig
  15. Flap
  16. Slap
  17. Backflap

TAP simple (ou « TOUCH »)

Définition : frappe de la demi-pointe sans poids du corps

La première frappe que vous pouvez réaliser est le touch. Il s’agit d’une frappe simple et brève réalisée en combinant l’action de la cheville et du genou pour abaisser la pointe du pied jusqu’au contact avec le sol, puis en relevant le tout toujours par une action combinée de la cheville et du genou.


1. La pointe entre au contact avec le sol.

2. Elle est aussitôt relevée.

Si vous réalisez un touch avec le pied droit, le poids de votre corps reste tout le temps sur votre jambe gauche : vous êtes en équilibre sur votre pied gauche. On entend 1 son : « clic ».

STEP

Définition : frappe de la demi-pointe avec poids du corps

Le step est réalisé comme un pas (d’où son nom). Le principe est le même que pour le touch, mais au lieu de relever la pointe du pied, vous laissez celle-ci en contact avec le sol et vous faites passer en même temps le poids de votre corps sur la jambe correspondante. Si vous commencez le step avec le poids du corps sur la jambe gauche, vous le finissez avec le poids sur la jambe droite.
On entend 1 son : « clic ».

BRUSH (ou forward brush ou front brush)

Définition : effleurement de la pointe du pied en avant.

Le brush correspond à un mouvement du pied vers l’avant. Vous êtes en équilibre sur la jambe opposée du pied qui va brièvement racler le sol dans un mouvement en arc de cercle vers l’avant. Le contact avec le sol se fait au niveau de la demi-pointe du pied. Ce mouvement est principalement réalisé par l’action du genou. La cheville n’entre en action que brièvement lors du contact avec le sol.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le brush est en l’air vers l’avant.

On entend 1 son : « chlic ».

BACK BRUSH

Définition : effleurement de la pointe du pied en arrière.

Le back brush correspond à un mouvement du pied de l’avant vers l’arrière. Vous êtes en équilibre sur la jambe opposée du pied qui va brièvement racler le sol dans un mouvement en arc de cercle vers l’arrière. Le contact avec le sol se fait au niveau de la demi-pointe du pied. Ce mouvement est principalement réalisé par l’action du genou. La cheville n’entre en action que brièvement lors du contact avec le sol.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le brush ne touche pas le sol.

On entend 1 son : « chlic ».

SHUFFLE

Définition : effleurement de la pointe du pied en avant, puis en arrière (brush suivi de back brush).

Le shuffle correspond à la combinaison à suivre d’un brush et d’un back brush.

À la fin du mouvement, le pied qui a effectué le shuffle ne touche pas le sol.

On entend 2 sons : « chlic chlic ».

HOP

Définition : saut sur la demi-pointe sur le pied d’appui

Le hop correspond à un petit saut simple. Le talon ne doit pas être posé au sol ni pour donner l’impulsion, ni pour atterrir.


1. On effectue un petit saut.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe.

Vous ne posez pas l’autre pied au sol, ni le talon. On entend 1 son : « clic ».

LEAP

Définition : saut sur la demi-pointe d’un pied sur l’autre

Le leap correspond à un petit saut simple tout en changeant de jambe. Le talon ne doit pas être posé au sol ni pour donner l’impulsion, ni pour atterrir.


1. On effectue un petit saut sur un pied.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe de l’autre pied.

Vous posez toujours un pied à la fois au sol. On entend 1 son : « clic ».

HEEL

Définition : pose du talon à plat

Le heel consiste à poser le talon sur le sol.


1. Le talon n’est pas posé.

2. On pose le talon.

On entend 1 son : « clac ».

STAMP

Définition : pied à plat avec poids du corps dessus

Le stamp correspond à une frappe avec le pied plat en portant le poids du corps sur ce pied. À la fin de la frappe, il est possible de rester en équilibre sur le pied qui vient de faire le stamp.


1. On effectue un petit saut.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe.

On entend 1 son : « poum ».

STOMP

Définition : pied à plat sans poids du corps dessus

Le stomp correspond à une frappe avec le pied plat en restant en équilibre sur l’autre pied. À la fin de la frappe, il est possible de lever le pied qui vient de faire le stomp sans tomber…


1. On effectue un petit saut sur un pied.

2. Et on atterrit sur la demi-pointe de l’autre pied.

On entend 1 son : « pam ».

TOE

Définition : piqué de la pointe du fer avant

Le toe consiste à poser la pointe du fer avant sur le sol.


1. Le pied n’est pas posé.

2. On pose la pointe.

On entend 1 son : « plic ».

BALL ou BALL TAP

Définition : talon au sol, pose de la demi-pointe

Baisser la demi-pointe pour frapper le sol sans le poids du corps, et la soulever pour continuer.


1. Le talon est au sol…

2. On pose la demi-pointe.

3. On peut la relever.

On entend 1 son : « clic ».
Ce même mouvement existe en baissant la demi-pointe avec le poids du corps. Il se note de la même façon (ball) ou est noté ball+. En fonction de la frappe qui suit, il est facile et surtout logique de savoir si on met ou non le poids du corps.

SCUFF ou HEELSCUFF

Définition : talon de volée

En descendant le genou, la partie arrière du talon effleure le sol vers l’avant.


1. On prépare la frappe.

2. Le talon touche le sol et la jambe continue.

On entend 1 son : « clac ».

DIG ou HEELDIG

Définition : piqué du fer arrière

Commencer talon en l’air et poser la partie arrière du talon avec le poids du corps (on laisse alors le pied au sol) ou sans le poids du corps (on soulève alors le pied pour continuer).


1. Préparation en avant.

2. Le talon finit sa course au sol.

On entend 1 son : « cloc ».

FLAP

Définition : brush suivi d’un step

Il y a deux sons en un seul mouvement : en descendant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit avec le poids du corps. Pour signifier les deux sons, prononcer le mot flap comme ceci : « FEUL-LAP ».


1. Le brush…

2. Suivi du step.

On entend 2 sons : « chlic – clac ».

SLAP

Définition : brush suivi d’un tap

Il y a deux sons en un seul mouvement : en descendant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit sans le poids du corps. Pour signifier les deux sons, prononcer le mot slap comme ceci : « SEUL-LAP ».


1. Le brush…

2. Suivi du tap.

On entend 1 son : « chlic – clic ».

BACKFLAP

Définition : backbrush suivi d’un step

Il y a deux sons en un seul mouvement : en relevant le genou, la plante du pied (ou demi-pointe) effleure le sol (c’est le brush) avant d’être posée au même endroit avec le poids du corps.

 


1. Le brush…

2. Suivi du step.

On entend 2 sons : « chlic – clac ».

Musique

Vous pouvez danser avec des claquettes sur de nombreuses musiques étant entendu que vous devenez musicien-percussionniste avec vos chaussures aux pieds… Le jazz est toutefois un type de musique de prédilection pour les danseurs à claquettes.

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Dessine-moi une chanson qui danse

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Pulp Fiction TwistLa danse, par définition, est synonyme de mouvement. Et rien de plus difficile à retranscrire dans un dessin qu’un mouvement. On peut commencer par une position caractéristique, mais cela donne juste une idée et cela limite la démonstration à un instant t. Chaque détail peut être important pour donner tout son caractère au mouvement et suggérer plus qu’une simple position : inclinaison de la tête, position des mains, orientation du corps pour indiquer quelque chose de crédible. L’étape suivante dans la recherche de la fidélité est de se rapprocher de la technique du dessin animé : on dessine chaque position clé permettant de reconstituer les différentes étapes du mouvement. Il est clair que cela ne représente pas la même quantité de travail. Dans le cadre de mon travail passé sur la description de la technique de certaines danses sous la forme de livres (et par extension pour la version du site UltraDanse.com auquel succède le présent blog), je m’étais attelé à ce genre de travail en utilisant un logiciel de synthèse d’images basé sur la 3D (comme pour la plupart des dessins animés de nos jours et une partie des effets spéciaux du cinéma). Je peux confirmer que chaque image demande un temps non négligeable comme dans l’exemple ci-dessous que j’ai réalisé autour des positions clés de la chorégraphie de la Macarena (ici c’est un cas facile puisqu’il n’y a qu’une seule personne dont on ne fait bouger que les bras, mais les positions d’un couple en train de danser est une toute autre paire de manches, je vous assure !).

macarena 3d

En navigant sur Internet, je suis tombé sur le site qui propose des reproductions de dessins originaux en relation avec la musique et aussi la danse par extension : www.drawmeasong.com (« Dessine-moi une chanson »). (Note : cet article n’est pas sponsorisé, j’ai simplement apprécié ce travail que je vous présente.) Everybody dance now afficheC’est amusant, car je m’étais déjà abonné à la page Facebook correspondante il y a quelques mois et je l’avais oublié ! Je remets donc cette trouvaille au goût du jour… Et, pour ne pas réinventer la roue, je commance la traduction (faite maison) du texte de présentation du concept proposé sur le site en anglais :

DrawMeASong est un projet expérimental qui explore la fusion entre la musique, l’esthétique et la pop culture. À travers un mélange coloré d’illustrations et de lettres dessinées à la main, le projet a pour objectif de rapprocher la musique et les arts graphiques, ainsi que donner visuellement vie à certaines des chansons les plus connues au niveau mondial.

Single LadiesLe projet DrawMeASong a remporté le prix Deutsche Bank Creative Award en 2011 ainsi qu’un PACEIM grant and mentorship en 2014.

J’ai été séduit par l’aspect esthétique des personnages dessinés par Nour Tohme, une artiste franco-libanaise ayant étudié l’art à La Sorbonne, et je me dis qu’il peut aussi séduire certains d’entre vous. Les personnages sont dessinés avec des visages simplifiés (sans yeux et parfois sans nez, mais je trouve que ce choix montre d’autant mieux la qualité du reste du dessin, car c’est vraiment ressemblant aux personnes réelles). Un visuel représente la plupart des styles de danse dans le monde entier, un autre décrit la chorégraphie de Beyoncé dans le clip « Single Ladies », un autre encore reprend des positions de la fameuse scène dansée par Uma Thurman et John Travolta dans « Pulp Fiction », etc. Sur le site, il est possible d’acheter des reproductions de ces illustrations sous la forme de cartes postales, affiches, cadres, mugs, etc. Même si le site est en anglais, sachez que l’expédition des articles commandés est faite depuis la France.

Et pour conclure, une vidéo où Nour nous en montre davantage autour du thème de l’origine de divers styles danse.

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Le ballet de danse classique

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Dans ce blog, je parle beaucoup des danses en couple ; c’est en effet la catégorie de danse que je connais le mieux. Mais j’aime bien de temps en temps déroger à la règle au profit des autres formes afin de vous les faire découvrir à l’occasion. Bien souvent, lorsqu’on parle de danse, on imagine les ballerines, danseuses étoiles, avec leur tutu, qui font des entrechats et des pointes. La danse classique est une discipline qui fait rêver toutes les petites filles et j’ai choisi de vous en parler ci-dessous.

La manière de danser à l’origine de la danse classique est née à l’époque de la Renaissance (en particulier au XVe siècle) à la cour d’Italie. À cette époque, il était obligatoire qu’un noble sache se mouvoir avec élégance et sache donc danser. Plus tard en France, à la cour de Catherine de Medicis (Italienne par son père ayant épousé Henri II, devenu roi de France en 1547), tout le monde était amené à danser, même le roi, car la reine était une grande amatrice des arts dans leur ensemble et avait vécu son enfance en Italie. Néanmoins, la danse était pratiquée par une majorité d’hommes et les costumes nous paraissent lourds en comparaison de ce qui se fait de nos jours.

À son ouverture en 1661 par Louis XIV, l’Académie Royale de Danse (dont l’évolution donna l’Opéra National de Paris) fait partie des premières écoles de danse créées en France. C’est à cette époque (fin du XVIIe-début du XVIIIe siècle) que le ballet devient une discipline essentiellement professionnelle avec la formation de danseurs professionnels. Les femmes ont alors acquis un statut dominant dans la pratique de la danse par rapport aux hommes alors que la danse se dissocie du chant et de la déclamation.

Le mot ballet prend son origine dans le mot italien « ballo », qui signifie « danser », du fait de ses origines profondes italiennes. Cependant, les mots de la technique de danse classique sont en français partout dans le monde, car celle-ci a été mise au point par les Français à commencer par Beauchamp, premier maître de ballet du roi, au XVIIe siècle. On parle dès lors de glissade, entrechat, grand jeté, pas de bourrée, etc. L’une des caractéristiques de base de cette forme de danse est l’en dehors qui consiste à avoir la jambe tournée vers l’extérieur de manière que le public en voit la face interne. Les danseurs se tiennent très droits et divers sauts composent les mouvements de base. Les danseuses et danseurs apprennent les positions de base définies par Beauchamp en plus des mouvements codifiés composant la danse.

Au XIXe siècle, les danseuses montent sur pointes et l’on voit naître les plus grands ballets classiques dans le monde entier. Citons pour mémoire, La Sylphide, Giselle, Coppelia en France, Le lac des cygnes, Casse noisette en Russie, etc. Le ballet romantique apparaît à cette époque et les chorégraphes s’inspirent de romans pour composer leurs ballets où les danseuses ont des costumes de gitanes ou portent un long tutu pour jouer le rôle de fées. La compagnie des Ballets Russes marqua particulièrement le XXe siècle avec des danseurs aux noms connus comme Nijinski, Pavlova, Balanchine, Lifar, etc.

La danse classique continue d’être largement pratiquée durant tout le XXe siècle jusqu’à nos jours, malgré l’émergence progressive de nouvelles formes d’expression comme la danse moderne, la danse contemporaine, le modern’jazz, etc. qui cohabitent sur les scènes de spectacle. La technique de ces nouvelles formes autorise la jambe en dedans ainsi que divers déhanchements.

Un ballet de danse classique en tant que spectacle (aussi appelé opéra-ballet) est composé à la fois de danse et d’expression via le mime. L’un des précurseurs aux premiers ballets fut dansé en 1489 à Tortona, en Italie, mais on considère que le premier ballet en tant que tel a été dansé en 1581 au Louvre à l’occasion d’un mariage de proches du roi Henri III sous le nom du « Ballet comique de la reine Louise ». Ce ballet dura 5 heures. Il est à noter que « La Fille Mal Gardée », créé en 1789, est le plus ancien ballet de danse classique encore dansé de nos jours, même si c’est sous une forme remaniée.

Encore un mot sur ce qui pourrait s’appeler danser en couple en danse classique. Jusqu’au XIXe siècle, la danse était composée des mêmes pas pour le danseur et la danseuse. À partir de cette période, la différence se marque entre la fragile danseuse sur ses pointes et le solide danseur. L’homme devient alors partenaire en servant d’appui à la danseuse afin d’effectuer des équilibres et des portés. Les pas du danseur (l’adage et la coda) encadrent les pas de la danseuse et lui permettent de sortir d’un simple rôle de faire-valoir. C’est ce que l’on appelle le pas de deux puisque la chorégraphie est exécutée à deux. De nos jours, il existe aussi des pas de deux non mixtes et l’on parle plutôt de duos. Je vous propose ci-dessous le pas de deux extrait du ballet Don Quichotte (l’un de mes préféres), dansé par Paloma Herrera et Angel Corella en 1999.

On oppose souvent les danseurs de spectacle (comme le ballet qui peut ne pas être que classique) aux danseurs de danse « participative » (où tout le monde danse). Les premiers ont besoin d’une discipline particulière qui leur permet de développer des qualités permettant d’assurer un spectacle digne de ce nom. Les seconds doivent développer d’autres qualités (guidage, partage de l’espace, improvisation) qui sont certes parfois moins physiques, mais tout aussi importantes vis-à-vis de leur forme de danse. Mon avis est que les différentes formes de danse ont à apprendre les unes des autres. Je suis parfois désolé de voir un couple de danseurs de ballet (classique ou non) qui danse en spectacle sans qu’aucun message ne passe manifestement dans une connexion entre les partenaires. La danseuse fait sa partie, le danseur la sienne et, à la limite, ils pourraient très bien danser sans la présence de l’autre (en dehors des portés évidemment…). Ce n’est pas le cas pour les danseurs de danse de société en couple et sur ce point ils ont l’avantage. À l’opposé, si les danseurs de danse en couple pouvaient se tenir un peu plus droits et tourner d’une manière plus stable avec une bonne technique commune aux danseurs de ballet, ils gagneraient en esthétique et en aisance dans leur pratique de la danse. Chacun son domaine de prédilection, mais tout cela me semble complémentaire malgré tout !

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Danse avec les stars 2021 (1/2) Présentation générale

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Danse avec les stars logoAprès une année blanche, TF1 propose la onzième saison de l’émission Danse avec les Stars (aussi nommée « DALS » par les fans) à compter du 17 septembre 2021. Cette saison, l’émission est positionnée en prime time le vendredi soir, prenant la place de Koh Lanta (qui passe au mardi) et cédant la sienne à The Voice qui occupe donc la case du samedi soir. Espérons que ce positionnement lui donnera malgré tout une bonne visibilité ainsi qu’à la danse à la télévision. En dehors de quelques reportages épisodiques, la danse, et en particulier la danse à deux, est peu représentée sur le petit écran par rapport à la chanson. C’est bien dommage au vu de la quantité de pratiquants de tout niveau et de tous les âges dans la vraie vie.

Pour ceux qui ne connaissent pas encore le principe, l’émission met en scène plusieurs couples formés d’une « star » (pour être exact, on dira plutôt une célébrité ou une personne un peu connue sur certains médias) et un(e) danseur/se professionnel(le). Chaque semaine, chaque couple doit apprendre une ou plusieurs chorégraphie(s) qu’il présente en public lors de l’émission pour être jugé. Un jury est présent pour donner des notes qui permettent d’établir un classement lorsque tous les couples ont dansé. Le dernier couple du classement est éliminé chaque semaine et, logiquement, le dernier couple restant remporte la compétition. Les danses proposées sont généralement des danses à deux (valse, cha-cha, tango, etc.), mais on a vu apparaître la danse contemporaine (une forme plus « libre » et moins codifiée que les autres, donc) parmi les prestations ces dernières années. Depuis 2018, c’est Camille Combal (sur la piste sur le prime) et Karine Ferri (aux commandes de l’after) qui officient à la présentation de cette émission.

Beaucoup de modifications au niveau du casting par rapport à la dernière saison en date, car la production a dû réagir en particulier au décès de Patrick Dupond, mais aussi au départ du Canadien Jean-Marc Généreux pour France Télévisions. Nous voilà donc avec un tout nouveau jury où le seul que l’on retrouve depuis la première saison est Chris Marques. Voici les membres que vous pouvez retrouver dans ce jury 2021 :

  • Chris Marques, comme je viens de le dire, qui joue habituellement le rôle du grand méchant du jury (mais qui surjoue bien souvent au-delà du crédible…)
  • Denitsa Ikonomova, l’une des danseuses professionnelles des années précédentes qui a remporté plusieurs fois le concours et qui est très appréciée par le public. Cette fois, comme l’avait fait Fauve Hautot par le passé, elle passe de l’autre côté de la table du jury et ne dansera donc pas avec un candidat
  • Jean-Paul Gaultier, le « candide » de l’équipe, couturier mondialement connu qui a le sens du spectacle, mais qui n’a pas de bagage de danseur et ne pourra pas juger correctement la technique
  • François Alu, peu connu du grand public mais pourtant Premier danseur du Ballet de l’Opéra de Paris, qui prendra la suite de Patrick Dupond avec ses connaissances en danse classique et contemporaine

Conclusion sur ce cru 2021 du jury : je pense que cela risque d’être moins animé que les saisons précédentes du fait de l’absence de Jean-Marc Généreux  (son « j’achète ! » et ses éclats de voix nous manqueront). Certaines années passées, les spectateur attendaient avec impatience aussi bien les prestations des candidats que l’analyse qu’en faisait le jury à grands coups de félicitations ou, au contraires, de critiques sans pitié. Peut-être, pour ce nouveau jury, un manque de charisme en vue qui sera potentiellement compensé par la nouvelle formule de l’émission ?

En ce 1er septembre, TF1 vient de sortir une nouvelle bande-annonce présentant l’émission et les membres du jury. C’est un clip haut en couleurs où figurent de nombreux danseurs (dont certains très présents sur les réseaux sociaux ont été sollicités) effectuant parfois des mouvements populaires sur TikTok ou Instagram. Manifestement, les codes de la reprise de Danse avec les stars veulent se rapprocher de ce que les ados et jeunes adultes retrouvent dans leur quotidien sur les réseaux sociaux.

dals notes

Une autre surprise de cette rentrée est composée par le changement de la mécanique du concours, comme je l’ai laissé entendre plus haut. Tout d’abord, au lieu que l’intégralité des candidats puisse danser lors du 1er prime sans élimination, deux groupes de 6 seront présentés (un à chacun des deux 1ers primes qui ne seront pas en direct cette saison) et il y aura une élimination à chaque fois, pour terminer à 10 lors du 3e prime. Je trouve très dommage que l’on ne puisse pas comparer l’intégralité des couples avant la première élimination et cela n’est pas très égalitaire pour eux non plus.  Par ailleurs, les juges ne seront plus derrière une table-comptoir mais  chacun sera dans un fauteuil à la manière de The Voice (le fauteuil ne tournera pas ici) et, dans les deux premières émissions, chaque juge disposera de la possibilité de buzzer pour immuniser un couple à la manière d’Incroyable Talent. Ce buzz deviendra négatif à partir de la 3e émission. Le système de notation change aussi, car la note technique disparaît et les fameuses pancartes de notation disparaissent.  Je passe sur les autres détails (Hot Seat, sauvetage d’un couple par le public, disparition de la red room, etc.) dont je vous parlerai dans mon article de réaction mis à jour à la suite de la diffusion de chaque émission (voir plus bas).

Du côté du casting des candidats, comme pour les dernières saisons, je reste mitigé. On fait le grand écart entre les personnes connues sur scène ou dans le petit écran et les influenceurs connus par les ados sur Internet. Voici la liste des candidats avec une indication de pourquoi vous pourriez avoir entendu parler d’eux en bref :

  • Vaimalama Chaves, miss et chanteuse
    En bref, « Miss France 2019″
  • Dita Von Teese : star internationale de la danse burlesque, mannequin
    En bref :  « Playboy, Crazy Horse »
  • Lucie Lucas : comédienne, mannequin
    En bref : « Clem »
  • Aurélie Pons : comédienne, mannequin
    En bref, « Demain nous appartient »
  • Lola Dubini : chanteuse, comédienne, humoriste
    En bref : « Pourquoi on s’aime »
  • Gérémy Crédeville : humoriste et comédien
    En bref : « Vendredi tout est permis »
  • Lââm : chanteuse
    En bref : « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux »
  • Jean-Baptiste Maunier : comédien
    En bref : « Les Choristes »
  • Moussa Niang : candidat de téléréalité, sportif, producteur
    En bref : « Koh Lanta » 
  • Tayc : chanteur
    En bref : « Ewondo »
  • Bilal Hassani : chanteur de 21 ans
    En bref, « Eurovision 2019 »
  • Wejdene : chanteuse de 17 ans
    En bref, « Tu hors de ma vue »
  • Michou : youtubeur de 19 ans
    En bref : « Fortnite et humour »

Il ne vous a pas échappé que j’ai précisé l’âge des plus jeunes du casting. C’est tout simplement pour pointer du doigt que la notion de « star » est toute relative et que, cette saison, la production vise clairement à séduire un public d’ados avec ces candidats et de « ménagères de moins de 50 ans » avec les autres. 50 ans, c’est justement l’âge des doyennes de la saison que sont Dita Von Teese et Lââm.

Dals piste

Pour finir le casting, il manque les professionnels qui feront danser les « stars »… qui sont parfois devenus davantage connus que les stars elles-mêmes cela étant dit. Nous avons 13 stars, il nous faut donc 13 danseurs professionnels. Emmanuelle Berne et Katrina Patchett ne seront pas de la partie cette saison et Denitsa Ikonomova passe dans le jury. Il nous reste donc 8 « anciens » (la saison 10 ne comptait que 10 couples) : Fauve Hautot, Christophe Licata, Maxime Dereymez, Candice Pascal, Anthony Colette, Jordan Mouillerac, Inès Vandamme et Christian Millette qui devait partir mais aurait été réintégré au dernier moment. Déjà vue lors de reportages et dans des numéros de danse collectifs dans l’émission, Coralie Licata, l’épouse de Christophe Licata, rejoint l’équipe et il reste donc 4 places pour de nouvelles têtes : Elsa Bois, Samuel Texier, Adrien Caby, Joël Luzolo. Sur ces 4 profils, nous avons 3 danseurs de danse sportive et un danseur jazz & contemporain. Si vous comptez bien, côté « stars », nous avons 6 hommes et 7 femmes alors que côté « pros » nous avons 7 hommes et 6 femmes. Cela implique que deux hommes danseront ensemble lors des différentes manches de la compétition, je dirais très certainement Bilal Hassani et un danseur pro au moment où je rédige cet article (soit deux semaines avant la première émission).

Alors ça donne quoi cette nouvelle saison ? Réponse dans la seconde partie de cet article ! Pour suivre le déroulement de la saison, je vous invite à consulter l’article que je mets à jour chaque semaine à compter du 17/09 en y portant mes impressions à l’issue de chaque émission du vendredi. Vous verrez si mon point de vue a changé depuis mon dernier article sur le sujet qui date de 2011 (il y a donc tout juste 10 ans et que vous pouvez encore consulter en parcourant ce blog nouvelle génération !). Et si vous voulez commenter, vous pouvez le faire sur la page Facebook associée à ce blog, sous les publications annonçant la mise à jour de l’article.

-> Danse Avec Les Stars 2021 (2/2) : émission par émission

Et pour le clin d’oeil humoristique, je vous propose une petite vidéo courte que j’avais commise lors du 1er confinement de 2020 pour divertir mes élèves et abonnés des réseaux sociaux. J’avais imaginé la reprise de « Danse avec les stars » post-covid avec un jury dont les membres sont éloignés les uns des autres, des candidats devenus âgés, le temps ayant bien passé, et dansant en solo, distanciation sociale oblige…

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Bob Fosse, as du cabaret et inspiration pour Michael Jackson

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Tous ceux qui aiment la danse de style « Broadway », la comédie musicale ou le cabaret connaissent forcément Bob Fosse, un danseur, chorégraphe et réalisateur dont la patte visuelle est parfaitement identifiable. Le grand public connaît son œuvre sans forcément connaître le personnage par le biais de films comme « All that jazz » (« Que le spectacle commence » en version française) ou encore « Cabaret ». Je vous invite, par cet article, à découvrir un chorégraphe qui a su apporter sur scène et à l’écran une esthétique de danse toute particulière que j’aime beaucoup.

Bob FosseRobert « Bob » Fosse est né en 1927 à Chicago et a très tôt pris des cours de danse, au point de faire sa première représentation en public à l’âge de 13 ans avec Charles Grass, formant le duo des Riff Brothers. Après la Seconde Guerre mondiale, il apparait régulièrement sur scène et dans quelques shows télévisés dont The Colgate Comedy Hour pour lequel il a été sollicité par Dean Martin et Jerry Lewis (j’ai écrit un article sur ces deux lascars dans ce blog, vous savez quoi faire pour en savoir plus !).

The Affairs of Dobie GillisIl fait sa première apparition au cinéma en tant qu’acteur-danseur pour la MGM dans le film « The Affairs of Dobie Gillis » (« Casanova Junior » en français) en 1953 avec Debbie Reynolds où il tient l’un des seconds rôles. Il est d’ailleurs amusant de remarquer que le titre phare du film « All I Do Is Dream of You », un morceau écrit en 1934, avait été chanté l’année précédente par cette même Debbie Reynolds dans un film culte nommé « Chantons sous la pluie »Acheter sur Amazon (scène où elle sort d’un gâteau d’anniversaire). Mais revenons à notre ami Bob qui a aussi tourné à l’époque dans « Give a Girl a Break »Acheter sur Amazon, mais tout particulièrement « Kiss Me Kate »Acheter sur Amazon dont une scène qu’il a dansée et chorégraphiée a mis le projecteur des producteurs de Broadway sur lui. All That Jazz À partir de 1954, il vogue entre les spectacles sur scène, pour lesquels il sera récompensé de nombreux Tony Awards (pour « Pippin » par exemple), et le cinéma. Ses chorégraphies sont variées, fluides et décalées ; elles mêlent souvent jazz, cancan, charleston, simple marche et des danses n’ayant rien à voir les unes avec les autres. Cela étant, son style tellement particulier est aujourd’hui devenu synonyme de cabaret et de Broadway avec l’utilisation du chapeau et les frétillements des mains. Petite anecdote : Bob Fosse racontait que s’il avait eu l’idée d’utiliser un chapeau dans ses chorégraphies, c’est à cause de sa calvitie qui a très tôt fait son apparition.

Sweet charityJe me concentre sur sa carrière cinématographique par la suite, car c’est ce qu’il reste de plus facile à visionner aujourd’hui en DVD ou streaming pour vous rendre compte par vous-même ou en savoir plus. En 1969, Bob Fosse tourne « Sweet Charity »Acheter sur Amazon avec Shirley MacLaine jouant le personnage principal d’une taxi girl qui se fait arnaquer par son petit ami. Il s’agit d’un remake musical et dansé des « Nuits de Cabiria »Acheter sur Amazon de Federico Fellini. Autant dire que l’histoire est parsemée de scènes atypiques par rapport au cinéma grand public. Je vous reparlerai de ce film en fin d’article sous un angle plus actuel, vous verrez pourquoi.

CabaretUn film incontournable réalisé en 1972 est « Cabaret »Acheter sur Amazon avec Liza Minnelli. Bob Fosse obtint 8 Oscars dont celui du meilleur réalisateur pour ce film. À Berlin, au début des années 30, le meneur de jeu du cabaret le Kit Kat Klub accueille la clientèle, milliardaires et escrocs. Un jeune étudiant anglais s’installe à la pension Schneider et fait la connaissance de sa voisine, exquise et aguicheuse, du nom de Sally Bowles, qui chante au cabaret dont les chansons et les danses ponctuent le film sur un fond de montée du nazisme et du national-socialisme. Certaines postures de Liza Minnelli ne sont pas sans rappeler celles de Marlène Dietrich dans le film de 1930 l’Ange BleuAcheter sur Amazon, qui partage la même ambiance sociale. Ce film est en réalité inspiré de la comédie musicale « Cabaret » de John Kander et Fred Ebb, qui connut un grand succès à New York en 1966. Et si vous entendez la bande son du film, vous reconnaîtrez forcément des titres qui ont été maintes fois repris dans des spectacles sur scène.

En 1974, Stanley Donen réalise une adaptation du « Petit Prince » de Saint-Exupéry, reprenant l’histoire du roman ponctuée de numéros musicaux. Bob Fosse crée une partie des chorégraphies du Petit PrinceAcheter sur Amazon et y joue le serpent dont la gestuelle et les attitudes inspirent fortement Michael Jackson dès la sortie de son album Off The WallAcheter sur Amazon en 1979. Dans une scène de quatre minutes, nous y voyons la majorité de tout ce qui fait le style esthétique de Michael Jackson — mais ne serait-il pas plus exact de dire le style Bob Fosse ? Je vous laisse plutôt en juger par vous même :

All thata jazzBob Fosse réalisa un autre de ses films d’exception en 1979 sous la forme de « All That Jazz »/ »Que le spectacle commence »Acheter sur Amazon. Inspiré de la vie personnelle de Bob Fosse qui avait fait un malaise cardiaque quelques mois avant le film, il raconte l’histoire d’un metteur en scène et chorégraphe qui veut faire de son prochain spectacle à Broadway l’apothéose de sa carrière. Le personnage vogue entre le travail de casting et de préparation du spectacle et ses excès d’alcool, d’amphétamines et les conquêtes féminines et son cœur finit par céder à ce rythme effréné. Ses pensées se mélangent et prennent la forme d’une comédie musicale, un ultime spectacle où la Mort lui apparait de nouveau pour enfin l’accueillir. Ce film a reçu la Palme d’or à Cannes en 1980.

Le dernier film tourné par Bob Fosse fut « Star 80 »Acheter sur Amazon. Un film de type biopic qui ne parle pas de danse. L’artiste sera emporté par une crise cardiaque 4 ans plus tard à seulement 60 ans.

De nombreux de nos contemporains (dont les plus jeunes) ont récemment découvert Bob Fosse par le biais d’une de ses chorégraphies iconiques, « The Rich Man’s Frug » issue du film « Sweet Charity »Acheter sur Amazon et reprise de centaines de fois dans l’application TikTok dans tous les pays du monde. Le « Rich Man’s Frug » est une chorégraphie comportant trois parties (« The Aloof »/la réservée, « The Heavyweight »/le poids lourd et « The Big Finish »/le grand final) qui met en valeur le style chorégraphique distinctif de Bob Fosse et en particulier son utilisation créative de poses, de gestes et de mouvements de bras caractéristiques. Je vous propose ci-dessous l’ensemble de ces trois scènes, dont on reconnaitra aisément l’univers sixties des mouvements (aussi repris dans les films d’Austin PowersAcheter sur Amazon). Personnellement, je ne m’en lasse pas !

Et puis, pour la forme, voici un lien vers l’une des multiples reprises disponibles sur TikTok. En l’occurrence, je vous propose celle de Sarah « Smac » McCreanor, une excellente danseuse australienne que j’ai découverte dans l’émission « So You Think You Can Dance » (j’ai déjà parlé de cette émission dans ce blog), il y a quelques années. Et si vous relevez le challenge en vidéo, n’hésitez pas à me faire passer le lien pour que je voie cela !

@smacmccreanor

 

Haven’t been this excited for a TikTok trend since joining a year ago. DC: Sir Bob Fosse ##bobfosse ##frug

♬ original sound – Finian Hackett

Voilà qui conclut cette présentation d’un artiste qui a marqué l’histoire du cabaret et de la culture populaire sans que le grand public ne connaisse réellement suffisamment son nom à mon avis. J’espère avoir quelque peu remédié à cette situation et j’espère que vous saurez partager cet article autour de vous si vous avez appris des choses !

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La danse traditionnelle ou folklorique

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En voyageant cet été, vous avez peut-être remarqué que, dans chaque pays ou dans chaque région, on peut découvrir des danses que l’on ne danse pas ailleurs. Les participants sont parfois vêtus de costumes traditionnels, parfois ce sont des habitants du coin qui s’amusent en tenue de tous les jours et ouvrent leurs danses aux touristes de passage. Ces danses, issues du terroir et fortement ancrées dans la culture populaire locale, sont appelées danses folkloriques par certains et danses traditionnelles par d’autres. Essayons d’y voir plus clair…

Qui dit danse traditionnelle, dit naturellement tradition. Les danses traditionnelles sont issues de la culture paysanne séculaire où l’entraide entre les hommes est essentielle à la survie. Cela se passait à l’époque où il n’y avait pas d’électricité et où les voies de communication n’étaient pas aussi développées qu’aujourd’hui. Cela renforce donc la notion de groupe que l’on retrouve naturellement dans le caractère des danses (rondes fermées, chaînes de danseurs, etc.). Le chant était souvent le support indissociable de la danse au point que c’étaient parfois même les danseurs qui chantaient tout en dansant. Chaque pays, chaque région, chaque village développe ses propres danses qu’on peut très bien ne pas retrouver dans le village voisin. On peut ainsi regrouper sous l’appellation de « danses traditionnelles » les danses nationales, les danses régionales, les danses locales, mais par extension également les danses ethniques et les danses de caractère. Le qualificatif de « populaire » peut être aussi inclus dans le sens de « issu du peuple ». Quant à la notion de folklore, nous y reviendrons un peu plus loin.

Les danses traditionnelles sont essentiellement pratiquées dans des occasions précises dans un environnement rural : récoltes, mariages, fêtes religieuses, etc. qui amènent les voisins et amis à se rassembler. La danse est donc à la fois un support pour se donner du coeur à l’ouvrage, mais aussi un moment de loisir pour se retrouver et s’amuser en communauté. La danse traditionnelle est donc bien une danse populaire au sens de « issue du peuple ». On peut citer par exemple, les danses suivantes : polka, mazurka, bourrée, branle, contredanse, sauts, rondeau, gavotte, passe-pied, etc. Ces danses ont pour origine aussi bien les campagnes bretonnes que les pays étrangers. En dehors de l’Europe, on peut aussi y placer des danses comme la samba brésilienne, la danse tahitienne, le danzon cubain, la biguine antillaise, le bharatha natyam d’Inde, etc. Avec le développement de l’industrie et du commerce, ainsi que l’urbanisation marquée du milieu du XIXe siècle en Europe, la culture paysanne reste cantonnée au domaine rural. Ainsi les nouveaux urbains (issus des campagnes) repensent-ils avec nostalgie à ces danses et aux bons moments partagés avec leurs proches. Ils vont donc se regrouper autour des traditions de leur région d’origine qui permettent de conserver des noyaux de culture traditionnelle au sein des villes. Notamment, à Paris, la présence de groupes d’exilés bretons ou auvergnats est bien connue.

La danse traditionnelle n’est, à l’origine, pas forcément pensée pour être regardée. C’est le groupe de danseurs qui se divertit ensemble et l’apprentissage se fait par mimétisme. Pas besoin de réfléchir tant les pas étaient souvent effectués (contrairement à aujourd’hui, où des déformations prennent parfois forme). Pour ce qui concerne les danses traditionnelles françaises, la base historique semble être celle des branles (doubles et simples) de la Renaissance se pratiquant sous la forme de rondes de groupe. Avec l’évolution et des influences diverses, les danses à figures se sont formées par la suite.

Du fait de son implantation dans les villes, la danse traditionnelle évolue dans le nouveau milieu des salles citadines par rapport à la cour de la ferme. Ces danses doivent aussi cohabiter avec les danses de salon dont la large popularité croissante les fait passer au second plan. De plus, grâce aux voies de communication, les danses de régions voisines s’influencent les unes les autres. C’est dans ce contexte que des hommes vont comprendre que la richesse des danses traditionnelles des origines disparaît peu à peu. Certains vont se faire « collecteurs de danses » et travailleront à recenser et cataloguer les danses traditionnelles dans certaines régions. Les danses traditionnelles retrouvent un regain de popularité dans les années 1970. Je ne peux m’empêcher ici de faire le parallèle avec l’une de mes danses fétiches : le lindy hop. Là aussi, la présence de la danse s’estompe durant les années rock’n’roll pour revenir de plus belle grâce à des passionnés. C’est à cette époque que des fêtes de danse traditionnelle se développent ; on les appelle aujourd’hui « bal trad » (pour bal traditionnel), « bal folk » (pour bal folklorique) ou même fest-noz (du nom de ces fêtes en Bretagne). Dans ces bals trad, on retrouve le résultat du mélange des cultures entre différentes régions et différents pays (la gavotte côtoie la polka ou la scottish). Il s’agit avant tout pour les participants de partager un moment convivial dans une époque individualiste qui, paradoxalement, recherche de rapports sociaux par le biais des danses traditionnelles tout comme celui des danses de société.

De nos jours, on parle bien souvent de folklore dans un sens un peu dévalorisant. On dit parfois que le folklore, c’est pour les touristes avec ses costumes régionaux colorés, ses sabots, etc.). Dans ce contexte, la danse est mise en scène comme un spectacle et non plus comme un loisir de groupe que l’on vit. Toutefois, cette vision folklorique a l’avantage de contribuer à sauvegarder un patrimoine menacé d’oubli ou de déformation par simplification. Les groupes folkloriques ont connu un grand succès dans les années 1930 et, même s’il y en en moins aujourd’hui, on continue de trouver des passionnés pour poursuivre ce travail de mémoire de la danse. Rappelons simplement que c’est grâce à des chercheurs, collecteurs ou pratiquants de ces danses qu’il est aujourd’hui possible de mieux connaître nos traditions du passé et nos origines populaires. Si vous désirez pratiquer, il vous suffit de participer à des bals trad qui sont souvent précédés d’initiations (mais il est aussi possible de se laisser porter par la danse en regardant les autres). Enfin, si vous avez la chance d’en avoir une à proximité de chez vous, il existe des associations qui organisent des cours hebdomadaires et des stages.

Voici un exemple de bourrée (creusade volante) dansée par « La Bourrée de Paris », un groupe folklorique auvergnat basé à Paris, en 2001 dans l’émission « la Chance aux chansons » de Pascal Sevran sur France 2.

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Le tango argentin

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Les Français fréquentant les bals populaires connaissent bien le tango depuis des années. Ils le dansent en tournant tranquillement autour de la piste au son de l’accordéon, c’est le tango de bal. D’autres, adeptes de la danse sportive, connaissent aussi le tango. Une variante plus dynamique où alternent accélérations, mouvements de tête et changements de direction. Mais le tango qui remporte de plus en plus l’assentiment du grand public est le tango argentin d’où ressort un mélange de passion, de sensualité et d’une certaine élégance. C’est le tango des origines, celui d’où tout est parti. Cela se passait en Amérique du Sud il y a plus d’un siècle. Je vous raconte cette histoire ci-après.

Le tango est né dans le Rio de La Plata, une zone d’Amérique latine à la frontière entre l’Argentine et l’Uruguay qui est devenue le cœur de flux migratoires et d’un peuplement intensif au XIXe siècle. C’est là que l’on trouve les villes de Buenos Aires et de Montevideo. On parle d’ailleurs de tango rioplatense (remplacé par la suite par le terme de tango argentin, même si les Uruguayens le dansent tout autant) pour faire référence au tango issu de cette région du Rio de La Pata. Les origines du mot « tango », quant à elles, sont teintées de références aux Africains immigrés (généralement contre leur volonté) en Amérique du Sud. Certaines sources citent, dans les années 1800, le tango comme des rassemblements festifs de Noirs à Buenos Aires. Par extension, on parlera du « rythme de tango » comme équivalent au rythme de habanera en référence à la musique qui y est jouée par des tambours.

Au commencement, le tango est la musique de la ville avec la milonga urbana qui s’oppose à la musica folklorica des campagnes. Le commerce du Rio de La Plata favorise les influences musicales variées et les différentes formes de musique interagissent. Au XVIIIe siècle, les danses noires étaient interdites, puis elles ont été autorisées certains jours (défilés). Les Blancs rejoignirent peu à peu les Noirs dans ces manifestations (comparsas) et apprirent leurs « tangos » au point de les dépasser en nombre et d’ainsi créer leur propre musique afro-argentine blanche. Vers 1880, trois types de danses cohabitent dans le Rio de La Plata : les criollas (chorégraphiques, musique issues d’Espagne), les danses de salon anciennes (contredanse, menuet, quadrille, etc.) et les danses populaires urbaines (polka, mazurka, milonga, etc.). C’est dans ce contexte que se forme peu à peu le tango porteño/rioplatense (encore appelé criollo à ses débuts) qui devient une danse parmi d’autres comme le shimmy, le foxtrot et le paso doble à l’époque. La danse s’inspire, entre autres, des figures de candombe (dansées dans les défilés de rues), de la habanera quebrada et du style de danse des gauchos. Vers 1910, le tango arrive à un stade où on l’associe à la danse pratiquée dans les carnavals et où il bénéficie de la reconnaissance des masses populaires. Il continue son ascension sociale, sort des rues et des lupanars, et pénètre les classes moyennes et les grands cabarets. Le tango argentin est une danse d’improvisation par excellence qui débute par une invitation à la danse par le regard : le cabeceo. Les partenaires se choisissent ainsi sans mot, par le simple appel des yeux.

À cette époque, on met sur papier les partitions de tangos populaires qui se transmettaient oralement et l’industrie du disque permet de diffuser la musique au-delà des frontières de l’Argentine et de l’Uruguyay. Il semble que la diffusion de la musique « tango argentino » en France soit passée par le port de Marseille aussi bien que par des artistes venus à Paris. Une folie du tango envahit alors la capitale française. Les autorités religieuses n’approuvent pas ces « danses de nègres », mais ne s’y opposent pas formellement. On assiste alors, à Paris, à une simplification du tango argentin : on enlève par exemple les mouvements qualifiés de trop vulgaires, ce qui entraîna l’approbation tacite du pape. Il semble que la manière stylisée de danser de Rudolph Valentino en 1921 dans le film « Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse » soit à l’origine de cette simplification. La popularité de cette danse à la mode fut telle que de nombreux Argentins traversèrent l’Atlantique pour s’improviser professeurs de tango en France. Des musiciens les accompagnèrent et les mélodies du tango furent bientôt reprises par les accordéonistes français des bals populaires et guinguets. Avec son arrivée en Europe, le tango connaît donc un certain nombre de déformations (en particulier aussi une standardisation par les Anglais pour la compétition) qui aboutiront aux autres formes de tango que nous connaissons aujourd’hui et qui n’entrent pas dans le cadre de cet article. Je n’en dirai donc pas plus ici sur ces formes.

Les années 40 marquent l’âge d’or du tango en Argentine et en Uruguay : de nouvelles salles de danse s’ouvrent, les cours de danse se multiplient. La fin d’une période de prospérité économique et de stabilité politique est accompagnée par la fin des symboles associés, dont le tango. Les années 60 sont marquées par l’ouverture de tanguerias, des lieux dédiés assimilables à des cabarets où les aficionados du tango peuvent se retrouver, écouter de la musique et danser. C’est cela, en plus des spectacles chorégraphiés, qui a permis au tango de survivre à l’oubli. Après avoir été délaissé par la jeunesse rebelle des années 60, comme bon nombre de danses en couple, le tango argentin fait son retour en France à compter des années 1980 du fait de concerts (dont celui d’Astor Piazzolla en 1977 à l’Olympia) et tournées mondiales de troupes de danseurs Argentins. Citons ici la tournée « Tango Argentino », ses musiciens et ses dix danseurs qui fait le tour du monde et qui, passant par Paris en 1982, provoque le déclic de la renaissance. Les cours de tango argentin s’ouvrent alors peu à peu dans la capitale. En parallèle, ce renouveau a également lieu en Argentine où des milongas (lieux pour danser le tango) s’ouvrent dans les années 1990. Une certaine codification naît en même temps que ce renouveau du tango argentin qui est à présent enseigné dans des écoles de danse aussi bien en Argentine (académies) qu’en France. Pour illustrer le tango argentin, je voulais vous proposer une vidéo une vidéo produite par le ministère de la culture argentin, mais elle est bloquée sur YouTube pour des raisons de droits d’auteur… Alors je vous propose une prestation spectaculaire de Juan Vargas et Paulina Majia à l’occasion d’une compétition à Buenos Aires en 2019.

Un dernier mot pour rappeler que le tango argentin fait partie depuis 2009 de la liste de « patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente ». Cette liste est gérée par l’Unesco qui y a ajouté en 2010 de nouvelles danses dont le flamenco (Espagne), la danse Chhau (Inde), la danse des ciseaux (Pérou) et la Huaconada (Pérou). Si vous souhaitez avoir la liste complète (il n’y a pas que de la danse), c’est sur le site de l’Unesco.

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